GYESSE Lucien, André

Par Louis Botella

Né le 13 août 1900 à Paris (XIIe arr.), mort le 3 juin 1955 à Paris ( XIIe arr.) ; employé de commerce puis employé administratif ; secrétaire fédéral de la Fédération CGT des employés puis de la Fédération Force ouvrière des employés et cadres (1946-1955) ; résistant ; maire adjoint de Bry-sur-Marne (Seine, Val-de-Marne).

Lucien Gyesse était le fils d’un comptable et d’une cuisinière. Employé à La Samaritaine à Paris, il milita très activement au sein de la Chambre syndicale CGT des employés de la région parisienne. Après les grèves de 1936, il fut renvoyé par son employeur en raison de son engagement syndical. Il fut embauché ensuite par l’Union des caisses d’assurances sociales.

Lors de la Seconde guerre mondiale, il s’engagea rapidement au sein des réseaux de résistance "Libération Nord" et "Résistance ouvrière", ce dernier donna naissance à Force Ouvrière. Le comité départemental de Libération le désigna comme maire adjoint de Bry-sur-Marne mais il renonça assez rapidement à ce mandat afin de se consacrer entièrement au syndicalisme.

Il fut appelé rapidement au sein du secrétariat de la Fédération CGT des employés. Lors du congrès confédéral de la CGT en avril 1946, il vota, au nom des syndicats qu’il représenta, contre le rapport d’activité de la direction confédérale sortante.

Lucien Gyesse fut un des principaux acteurs du choix, en janvier 1948, de la Fédération CGT des employés en faveur de l’adhésion à Force Ouvrière. Ce que fit majoritairement cette fédération.

Il continua à exercer des fonctions importantes au sein de l’exécutif de la Fédération FO des employés et cadres au sein de laquelle il eut en charge des branches professionnelles aussi diverses que celles des clercs et employés de notaires (il fut à l’origine de la première convention collective nationale de ce secteur), de la mutualité, des concierges, des employés des études d’huissiers et d’avoués... Lucien Gyesse fut régulièrement reconduit dans ses fonctions lors des différents congrès successifs.

Dans les premiers jours de juin 1955, il fut mortellement blessé par un déséquilibré, ce que l’enquête police démontra par la suite. Maître Maurice Garçon, l’un des plus célèbres avocats pénalistes de l’époque, fut chargé de défendre les intérêts de la famille de Lucien Gyesse, dont ceux de son fils, et de la Fédération FO des employés et cadres.

Adolphe Sidro, très proche de Lucien Gyesse depuis près de vingt ans, lui rendit un hommage très chaleureux dans l’hebdomadaire confédéral.
Il s’était marié le 13 janvier 1923 à Paris (XVe arr.) avec Germaine, Louis.

La date de son décès enregistré dans un premier temps au 17 juin 1955 fut modifiée par décision du parquet et fixée au 3 juin 1955.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article137583, notice GYESSE Lucien, André par Louis Botella, version mise en ligne le 15 juillet 2011, dernière modification le 27 septembre 2011.

Par Louis Botella

SOURCES : Compte rendu du congrès confédéral de la CGT d’avril 1946. — Force Ouvrière, hebdomadaire de la CGT-FO, janvier 1948 au 9 juin 1955, 10 octobre 1955. — Comptes rendus des congrès confédéraux de Force Ouvrière de 1948 à 1954. — Etat civil.

Version imprimable Signaler un complément