LAURENT Jeanne

Par Gilda Bittoun

Née le 7 mai 1902 à Cast (Finistère), morte le 13 octobre 1989 à Garches (Hauts-de-Seine) , archiviste-paléographe, rédacteur au Bureau des Monuments Historiques (1930-1939), sous-chef à la Direction Générale des Beaux-Arts (1939-1945) sous-directrice aux Spectacles et à la Musique (1946-1952), actrice majeure de la décentralisation théâtrale ; créatrice du TNP.

Issue d’une famille d’exploitants agricoles, propriétaires depuis la Révolution d’un domaine agricole de trente-sept hectares dans le Finistère, l’investissement acharné dans ses études, lui permit d’échapper à une destinée tracée d’avance. Née dans une famille catholique pratiquante et fervente, Jeanne Laurent accomplit son parcours scolaire dans l’enseignement privé catholique, et obtint une licence de lettres classiques à l’Université catholique de l’Ouest à Angers. Elle entra ensuite à l’École nationale des Chartes, et à l’issue de la présentation de sa thèse de fin d’études, en attendant un poste de bibliothécaire, elle intégra le 1er mai 1930 l’administration centrale du ministère de l’Éducation nationale. Titularisée rédacteur le 1er mars 1931, elle fut nommée secrétaire de la commission nationale des Monuments Historiques. Percevant que sa carrière ne pouvait guère plus se développer dans un secteur où les perspectives d’évolution pour une femme demeuraient limitées, elle présenta sa candidature pour un poste vacant de sous-chef au bureau de la musique, des spectacles et de la radiodiffusion, auquel elle fut nommée le 1er juillet 1939.

Pendant l’Occupation, elle assuma son rôle de fonctionnaire d’État convaincue de la nécessité de poursuivre les missions dont elle était investie pour ne pas laisser le champ libre à l’occupant, tout en menant des activités de résistance - qui lui valurent l’obtention en 1947 de la médaille de la Résistance. Fonctionnaire sans pouvoir décisionnel, l’éloignement du gouvernement à Vichy conjugué à une faiblesse des effectifs au sein du bureau de la Musique et des Spectacles, lui octroya de fait une marge de manœuvre et une liberté d’action plus grande. Même si les actions menées n’étaient pas au service d’un projet politique global, ce fut néanmoins sous Vichy que naquirent le subventionnement public du théâtre, en dehors des théâtres nationaux, bénéficiant principalement aux directeurs du Cartel et à leurs héritiers, et la loi du spectacle du 27 décembre 1943 destinée à protéger le théâtre d’art, des attaques commerciales et mercantiles du théâtre de boulevard, qui encadre l’accès à la direction des théâtres (loi, non appliquée sous l’Occupation, en raison des décrets d’application non promulgués, toutefois, elle est à l’origine de l’ordonnance du 13 octobre 1945, modifiée en 1999, mais qui est toujours en vigueur). C’est dans un tel contexte où elle se situait en observatrice du monde artistique, que Jeanne Laurent effectua son apprentissage, côtoyant le milieu pictural, en l’occurrence les peintres issus de l’école de Paris et le monde théâtral revendiquant l’héritage du Cartel. Elle se familiarisa avec les artistes du Cartel et leurs héritiers, nouant aussi de solides relations avec des jeunes compagnies. Ce qui l’amena à se forger une représentation très concrète des problématiques inhérentes à l’univers théâtral, fondée sur une observation aiguë, et à mener une réflexion qui interrogeait les relations entretenues par l’État français avec le monde des arts notamment sous la IIIe République.

Participante active et assidue aux travaux de la commission Rouché, qui élabora un projet de tentative de décentralisation théâtrale ayant pour ambition d’implanter en province des troupes confirmées, Jeanne Laurent se confronta à une véritable pépinière de propositions restées sans suite par absence d’une décision au niveau politique, mais qui n’en constituèrent pas moins un creuset d’idées qui prirent forme après la Libération. Elle suivit attentivement l’association Jeune France (création de Pierre Schaeffer, le 22 novembre 1940, financée par le gouvernement de Vichy), regroupant de jeunes artistes et intellectuels en quête d’un renouveau artistique et culturel (on y retrouve André Clavé, Jean Dasté, Olivier Hussenot, Jean Vilar qui prirent leur envol à la Libération), qui se définissait comme un organisme ayant à rendre un service public : celui d’être le lien entre la création artistique la plus exigeante et le public qu’il a pour mission d’éduquer (« Jeune France doit entreprendre incontinent la rééducation du public. […] Il faut lancer des tournées provinciales de théâtre et rééduquer un public dont le goût s’est gâté, qui préfère les facilités de cinéma et de radio. » : brochure Jeune France, Principes, Directions, Esprit, BnF, ASP, Fonds Jeanne Laurent, col 8-22-06, Documentation Jeune France, 3). L’association par de multiples projets favorisa un travail de recherche de nouveaux publics, notamment en province et constitua à ce titre indéniablement une véritable tentative en France de décentralisation théâtrale. En définitive, les années d’apprentissage pendant l’Occupation, contribuèrent aussi sans doute pour Jeanne Laurent à se construire une représentation des inévitables écueils et obstacles de nature politique ou administrative à éviter, voire à contourner, pour pouvoir instituer l’amorce d’une action publique de l’État en matière culturelle. Le 1er novembre 1946, elle fut officiellement nommée sous-directeur des Spectacles et de la Musique après en avoir assumé officieusement la charge pendant une année. La frilosité de René Capitan, ministre de l’Éducation du gouvernement provisoire, à nommer une femme à un poste de cette importance étant responsable d’un tel atermoiement. Par ailleurs, le décret du 18 août 1945, avait attribué à la direction des Spectacles et de la Musique, au titre de ses missions, la mise en œuvre de la décentralisation théâtrale et musicale, mais le ministère des Finances qui avait accepté l’inscription d’un crédit pour la décentralisation lyrique, afin d’honorer l’engagement pris avant la guerre, repoussa la demande de crédit pour la décentralisation dramatique. Créé en 1946, le Centre dramatique de l’Est fut le premier des centres dramatiques impulsés par Jeanne Laurent, or les conditions très particulières de sa naissance lui conférèrent un statut de modèle permettant de cerner le rôle assumé par cette fonctionnaire pragmatique et résolue. Dès la libération de Mulhouse, Henri Ergmann, maire adjoint de Mulhouse lui avait rendu visite pour s’indigner de l’absence de tout effort de l’État français en faveur du théâtre et de la musique dans les départements de l’Est, bien qu’ils eussent été soumis lors de leur annexion par l’Allemagne en 1940, à une intense propagande en faveur du répertoire allemand de haute qualité. Elle l’incita alors à manifester son indignation auprès du préfet. Ce dernier afin de faire cesser les protestations, se décida à alerter la direction du budget du ministère des Finances en recommandant de prévoir le financement d’une action exceptionnelle (J. Laurent, « Reconnaissance », BnF, ASP, Fonds Jeanne Laurent, col 8-41 (4)). Pour préparer cette action, Jeanne Laurent se rendit sur place, accompagnée par Charles Christofini, rapporteur du budget des Arts et des Lettres à la direction du Budget. C’est avec son aide qu’elle obtint la création d’une ligne budgétaire pour la décentralisation dramatique, condition indispensable à l’établissement de troupes en province. Elle s’engagea au nom de l’État auprès de Charles Frey, maire de Strasbourg, à soutenir les activités musicales de sa ville comme à financer intégralement une tournée dans l’Est en 1945-1946 des spectacles ayant connu succès et estime à Paris. Mais elle lui signifia aussi que les actions engagées constituaient seulement le prélude d’une coopération avec sa ville, lui suggérant d’étudier un partenariat avec l’État incluant d’autres villes de l’Est. Désireuse d’obtenir la confiance des édiles locaux, elle se déplaça régulièrement afin de leur apporter son aide et ne cessa par ailleurs de les encourager à envisager l’installation permanente d’une activité théâtrale dans leur région. C’est au cours d’une visite à Colmar, à la fin de la saison 1945-1946, qu’elle reçut la proposition d’un projet de « syndicat intercommunal à vocation culturelle »regroupant les villes de Colmar, Metz, Mulhouse, Strasbourg destiné à gérer un organisme théâtral qui pourrait tourner dans un grand nombre de villes. Le 25 octobre 1946, le Centre dramatique de l’Est fut créé, qui se donna pour mission de produire dans les théâtres de la région des spectacles créés par une troupe implantée durablement. Jeanne Laurent intervint auprès de l’État qui accorda les crédits nécessaires. André Clavé, directeur de La Roulotte (compagnie qui avait effectué des tournées en province pour Jeune France, avec un acteur nommé Jean Vilar), remplaça le 8 mars 1947 Roland Piétri (nommé en lieu et place de Louis Ducreux, directeur du Rideau Gris qui avait démissionné du poste pour raisons de santé), directeur démissionnaire, responsable de la première saison présentée, au succès mitigé, qui n’était pas à la hauteur des ambitions affichée par l’État et les instances locales. Le cahier des charges accorda la priorité à l’implantation d’une troupe de vingt-cinq à trente comédiens, pouvant interpréter tous les rôles et assumer toutes les fonctions nécessaires à la bonne marche d’un théâtre. Avec l’obligation pour les comédiens de travailler exclusivement avec ce centre dramatique, de tourner dans les petites localités afin de conquérir de nouveaux publics écartés de l’accès à l’offre culturelle et de monter une douzaine de pièces par an, en privilégiant un répertoire éclectique de haut niveau (œuvres classiques, contemporaines, et « chefs-d’œuvre étrangers »). Deux mesures accompagnaient un tel dispositif : la création du Concours des jeunes compagnies en mai 1946, et l’institution, le 10 juillet 1947, de L’Aide à la première pièce. Le palmarès du Concours des jeunes compagnies révéla des troupes de province qui allaient participer à la décentralisation, de même que celui de L’Aide à la première pièce contribua à l’émergence de jeunes auteurs de province qui furent intégrés aux Centres dramatiques. Les initiatives de Jeanne Laurent reçurent le soutien de Pierre Bourdan, ministre de la jeunesse, des arts et des lettres au cabinet Ramadier du 22 janvier au 22 octobre 1947, qui affirmait, lors d’une intervention au Parlement le 22 juillet, la nécessité des subventions de l’État au mouvement de décentralisation théâtrale en excluant les critères politiques ou de rentabilité immédiate. Le mouvement initié prit son essor. Installé à Grenoble depuis 1945, à la demande de Georges Blanchon qui dirigeait la Maison de la culture, issue de Peuple et Culture, Jean Dasté avait accepté de former et d’y implanter une troupe régionale permanente, les Comédiens de Grenoble. Estimant que son action, soutenue financièrement par Jeanne Laurent, n’était ni reconnue ni aidée par les instances locales, il envisagea de quitter la région grenobloise, sa décision se précipita à la suite d’un refus de subvention de la mairie de Grenoble. À Saint-Étienne, René Lecacheur responsable local de Culture et Jeunesse, mit en relation Jean Dasté et les édiles locaux. Jeanne Laurent appuya cette initiative et le recommanda auprès des élus. Le 21 juillet 1947, il fut nommé directeur du second centre dramatique, fondé à Saint-Etienne sous le nom de Comédie de Saint-Etienne, avec la participation du conseil général de la Loire convaincu par Jeanne Laurent de la nécessité d’un tel soutien. La compagnie Le Grenier de Toulouse, fondée par un jeune toulousain Maurice Sarrazin, accéda au rang de centre dramatique le 15 janvier 1949 en raison de son succès grandissant – elle avait obtenu le 1er prix du Concours des jeunes Compagnies en 1946- et de la reconnaissance de ses qualités artistiques par Charles Dullin et Louis Jouvet. Toutefois Jeanne Laurent hésita à confier la direction à un jeune directeur de vingt-trois ans, peu expérimenté, mais le soutien de Charles Dullin à Maurice Sarrazin eut finalement raison de ses appréhensions. L’accès à la professionnalisation d’une troupe de jeunes amateurs, la compagnie des Jeunes comédiens de l’Ouest, qui obtinrent le Grand Prix amateur au Concours des Jeunes Compagnies en 1948, conduisit également à la création du Centre dramatique de l’Ouest. À la suite d’une rencontre lors d’un stage avec Guy Parigot, l’un des fondateurs de la compagnie, Hubert Gignoux, instructeur d’art dramatique, issu des Comédiens Routiers présenta à Jeanne Laurent son « Projet de création d’un Centre dramatique de l’Ouest », en mai 1949, qui s’inspirait largement d’un rapport constitué par les Jeunes Comédiens de l’Ouest. Convaincue, Jeanne Laurent rencontra, peu de temps après, avec Hubert Gignoux les élus de la ville de Rennes qui apportèrent un soutien sans faille au projet, permettant ainsi la création du Centre dramatique de l’Ouest qui débuta son activité le 3 novembre 1949. La création du dernier centre dramatique était liée à la demande de Gaston Baty qui adressa à Jeanne Laurent une lettre le 29 mars 1951, faisant acte de candidature officieuse pour la direction d’un futur centre. Elle se saisit de l’opportunité, car comme elle le souligna, sa candidature apportait une caution prestigieuse, à une cause qui suscitait une dénégation virulente de la part des directeurs de théâtre parisiens. Si l’État accepta rapidement le principe de la subvention annuelle, la Comédie de Provence ne fut pourtant créée qu’une année plus tard, soit le 18 mars 1952.

La politique de décentralisation ne résultait pas d’une élaboration purement théorique qui verrait ensuite son application sur le terrain, elle s’était construite par étapes successives, en résolvant peu à peu les difficultés qui surgissaient au gré des relations nouées, elle n’avait eu de cesse d’impliquer un ensemble de partenaires – l’État, les collectivités territoriales et les artistes. C’est en cela que la politique initiée fut originale pour son époque, car à aucun moment, elle ne procéda par imposition pure et simple de l’État centralisateur auprès des élus locaux, mais s’était appuyée sur leurs initiatives supposées, qu’elles eurent été encouragées ou suggérées. Par ailleurs, Jeanne Laurent s’était entourée en majorité de chefs de troupe issus de l’éducation populaire qui étaient des militants convaincus et désireux d’œuvrer en faveur de la conquête de nouveaux publics recrutés au sein de classes sociales jusque-là exclues de l’accès aux pratiques culturelles. Elle n’eut eu de cesse de convaincre les artistes implantés, de nouer des relations avec les édiles locaux voire d’obtenir leur soutien de manière à ne pas dépendre exclusivement du bon vouloir de l’État, ni à être sous sa tutelle directe en matière financière.

Confortée par le bilan positif concernant la décentralisation dramatique, évalué et attesté par les deux rapports de Maurice Bertrand en 1948 et en 1949, auditeur à la Cour des Comptes, Jeanne Laurent envisagea de s’attaquer à un autre type de désert culturel : celui qui sévit dans les arrondissements parisiens éloignés du centre, en banlieue proche de Paris et en grande banlieue. Elle commandita un rapport d’évaluation au Comité Central d’Enquête, sur le coût et le rendement des services publics, sur le fonctionnement du Théâtre National Populaire installé au Palais de Chaillot, dirigé par Pierre Aldebert qui végétait dans la médiocrité, n’ayant rien de commun avec le projet initié par son fondateur Firmin Gémier en 1920. Jeanne Laurent s’appuya ensuite habilement sur les conclusions du rapport émis le 27 juillet 1951, qui soulignaient l’efficacité de la politique de décentralisation théâtrale en province, laquelle commençait à porter ses fruits, et exprimaient le souhait de voir tenter un effort comparable au Théâtre National Populaire. Elle avait jeté son dévolu sur Jean Vilar dont elle suivait le parcours artistique depuis l’Occupation, créateur du Festival d’Avignon en 1947, auréolé d’une reconnaissance nationale voire internationale. Car elle estimait en effet qu’il était l’homme capable d’assumer la lourde tâche de refonder le Théâtre National Populaire, doté d’un nouveau cahier des charges exigeant la création d’un répertoire du plus haut niveau alliant la création d’œuvres classiques et contemporaines, d’auteurs français et étrangers, en direction d’un public populaire, qu’il faudrait conquérir notamment en grande banlieue et dans la périphérie de Paris. Or la victoire de la droite aux élections du 17 juin 1951 modifia la donne, le nouveau gouvernement ayant opté pour la rigueur budgétaire, Jeanne Laurent était alors très consciente des possibilités de remise en question de sa propre politique. Elle profita du flottement du pouvoir pendant l’été pour faire nommer Jean Vilar à la tête du TNP le 20 août 1951, en ayant usé de tout son pouvoir de persuasion pour le convaincre d’accepter le poste proposé. Cette nomination déclencha l’ire et l’incompréhension de ses pairs dans le milieu artistique, comme dans le monde politique, où Jean Vilar était perçu comme le metteur en scène de spectacles destinés à un public d’intellectuels. Sa désignation perçue comme non légitime à un poste de cette importance est sans doute le catalyseur qui incita les adversaires de la politique de décentralisation, hostiles et déterminés, à livrer bataille et à mener une campagne active par voie de presse et au sein des cabinets ministériels où ils disposèrent d’oreilles attentives. L’un des opposants, le plus farouche et vindicatif, se trouva être Jacques Hébertot, directeur du Théâtre Hébertot. Il définissait son théâtre, comme ayant pour vocation de s’adresser à une élite éclairée : se faisant le chantre de la lutte anticommuniste, le répertoire qu’il privilégiait, accordait majoritairement à partir des années cinquante, une place aux auteurs contemporains dits de droite, ce qui lui vaudra d’être qualifié de scène anti-rouge par les réseaux communistes de l’époque. Il se consacra pendant quelques mois à une campagne de presse active et soutenue, destinée à déstabiliser, et discréditer Jeanne Laurent tout en menant campagne auprès d’André Cornu, secrétaire d’État aux Beaux-Arts, pour obtenir une part des crédits consacrés à la décentralisation afin de financer les tournées qu’il organisait en province. Jeanne Laurent invitée par André Cornu, à s’entendre avec Jacques Hébertot, refusa de composer avec l’injonction ministérielle perçue comme un dévoiement de la politique initiée.

Son acte de désobéissance lui valut d’être limogée à la demande d’André Cornu le 29 octobre 1952. Elle termina sa carrière de fonctionnaire au service universitaire des relations avec l’étranger et l’outre-mer, intégré au ministère de la Coopération. Après son éviction, elle se consacra à l’écriture de multiples articles sur le divorce concernant l’art et l’État, elle publia notamment en 1955, La République et les Beaux-Arts, où elle fustigea l’absence de politique d’État en matière culturelle. Elle tenta aussi par l’écriture de resituer le rôle qu’elle a tenu, afin de ne pas sombrer dans l’oubli. Si son départ signa la fin d’une conception de la décentralisation dramatique, les actions menées avaient bouleversé en profondeur le paysage théâtral français, de manière irréversible, lui conférant indéniablement un rôle fondateur.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article137113, notice LAURENT Jeanne par Gilda Bittoun, version mise en ligne le 24 mai 2011, dernière modification le 6 septembre 2011.

Par Gilda Bittoun

ŒUVRE : La République et les Beaux-Arts, 1955. — Arts et pouvoirs en France de 1793 à 1981. Histoire d’une démission artistique, 1982.

SOURCES  : Fonds Jeanne Laurent, Département Arts du Spectacle, Bibliothèque Nationale de France. — Marion Denizot, Jeanne Laurent, Une fondatrice du service public pour la culture (1946-1952), Comité d’Histoire du ministère de la culture, 2005. — Marion Denizot-Foulquier, Jeanne Laurent, le théâtre et les arts, Château de Kerjean, 1997. — Denis Gontard, La décentralisation théâtrale, Sedes, 1972. — Hubert Gignoux, Histoire d’une famille théâtrale, ANRAT/L’Aire théâtrale, 1984. — Robert Abirached (sous la direction de), La décentralisation théâtrale, Tome 1, Le premier âge 1945-1958, Actes Sud Papier, 1992. — Marc Fumaroli, L’État culturel. Une religion moderne, Librairie générale française, coll. Le Livre de poche/Biblio essais, Paris, 1992. — Emmanuelle Loyer, Le théâtre citoyen de Jean Vilar. Une utopie d’après-guerre, Presses universitaires de France, Paris, 1997.— Etat civil.

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