LAPORTE Roger, Philippe

Par Jacques Girault

Né le 26 décembre 1906 à Orthez (Basses-Pyrénées), mort le 29 juillet 1979 à Lourdes (Hautes-Pyrénées) ; professeur dans la Loire ; résistant ; déporté.

Fils d’un comptable, Roger Laporte, bachelier en 1924, obtint une licence ès-sciences à la Faculté des sciences de Bordeaux (certificats de mathématiques générales en 1925, d’astronomie approfondie en 1926, de mécanique rationnelle en 1926, de calcul intégral en 1926, de physique générale en 1927) complétée par un diplôme d’études supérieures en 1927.
Laporte occupait les fonctions de maître d’internat à Oloron (Basses-Pyrénées) en 1924, à Libourne (Gironde) en 1926, au lycée de Bordeaux (1927). Nommé répétiteur aux lycées de Bordeaux (1931) et de Douai (Nord) en 1933, il fut délégué comme professeur de sciences au lycée de Chambéry (Savoie) en 1935, puis de Douai en 1936, et titularisé comme professeur au collège d’Arras (Pas-de-Calais) en 1937. Nommé professeur de mathématiques à l’école nationale professionnelle (devenue lycée Claude Fauriel) de Saint-Etienne (Loire) en 1940, il y prit sa retraite en 1957. Pratiquant le scoutisme, il devint maître d’éducation générale en 1942.

Laporte se maria en août 1933 à Paris (XIe arr.) avec Andrée Michaud, ancienne élève de l’École normale supérieure de Fontenay-aux-Roses, professeur de lettres au collège d’Arras à partir de 1933. Le couple eut deux enfants. Sans doute veuf, il se remaria en septembre 1949 à Saint-Etienne avec un professeur.

Laporte, membre du Syndicat du personnel de l’enseignement secondaire, mobilisé à la fin d’août 1939 comme lieutenant, fut fait prisonnier lors de l’offensive allemande. Évadé le 7 août 1940, repris, il s’évada à nouveau le 25 septembre. Arrivé en Creuse le 29 septembre, il demanda un poste en zone non occupée car il ne pouvait pas retourner à Arras où sa femme enseignait à l’École normale d’institutrices. Démobilisé en novembre 1940, il prit son poste à Saint-Etienne. Membre d’un mouvement de Résistance, il fut arrêté par la police allemande le 3 février 1943 au cours d’une réunion clandestine. Du Fort Montluc à Lyon (selon les renseignements généraux), déporté en Allemagne le 12 juillet 1943, après avoir été dans plusieurs camps de concentration, il termina à Dachau d’où il fut libéré le 27 avril 1945.

Laporte figurait lors des élections à la première Assemblée nationale constituante, le 21 octobre 1945, en cinquième position sur la liste de la « Résistance pour l’application du programme du CNR » présentée par le Front national dans la Loire.

Par la suite, Laporte s’arrêta de travailler entre 1952 et 1954, en « indisponibilité de 24 mois pour blessures de guerre ».

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article136878, notice LAPORTE Roger, Philippe par Jacques Girault, version mise en ligne le 4 mai 2011, dernière modification le 4 mai 2011.

Par Jacques Girault

SOURCES : Arch. Nat. : F17/ 26893. — Arch. Dép. Loire (France Marcuzzi), 3 M 82, 2 W 96, 112 W 85. — Note de Jean-Pierre Besse.

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