LOPEZ Paul, Antoine

Par Daniel Grason

Né le 17 février 1910 à Mauléon-sur-Soule (Basses Pyrénées, Pyrénées Atlantique), mort le 25 mai 2005 à Villejuif (Val-de-Marne) ; manœuvre ; militant communiste ; volontaire en Espagne républicaine.

Paul Lopez était le fils de Mariano Lopez et de Stepnania, née Anso, tous les deux sandaliers. Il effectua un an de service militaire, en 1931, à Pau, au 36e groupe d’aviation comme chauffeur. Paul Lopez vint en région parisienne, il se maria le 13 mai 1933 avec Cécile Arnaud, à Pavillons-sous-Bois (Seine, Seine-Saint-Denis). Le couple eut un enfant, la famille habita 2, rue de la Concorde à Asnières (Seine, Hauts-de-Seine). Dès 1933, il lisait l’Humanité, s’intéressait à la politique du parti communiste, son adhésion fut une démarche volontaire qu’il dit auprès de Foucault et Maurice Collin, à la section des Grandes Carrières dans le XVIIIe arr.

Il travailla ensuite à Gennevilliers (Seine, Hauts-de-Seine) chez Brosse et Blackwell, une entreprise de quatre-vingt-six ouvriers et six chauffeurs livreurs. Lors des grèves de juin 1936, Paul Lopez était manœuvre spécialisé en serrurerie aux usines Chausson, à Asnières, 33, rue Malakoff. Il y fut secrétaire de cellule jusqu’à son départ en Espagne, membre du bureau de la section d’Asnières-Bois-Colombes à partir de mars 1937. Il était secrétaire adjoint, membre de la commission d’organisation des cellules Chausson. Adhérent de la CGT, il fut délégué titulaire d’atelier.

La section d’Asnières, Bois-Colombes était dirigée par Bonnet, la vie politique animée par Émile Dutilleul, député, trésorier du parti. Paul Lopez participa à une école de formation de la section où il étudia la doctrine du parti communiste par la lecture de plusieurs brochures, Le socialisme utopique (Engels), L’impérialisme stade suprême du capitalisme (Lénine), Salaires, prix et profits et La lutte des classes en France (Karl Marx). Il parlait couramment l’espagnol.

En Espagne, il fut incorporé à la XIVe Brigade internationale le 31 mars 1938, 2e bataillon, 2e compagnie aux transmissions, adhéra au Secours rouge international. Soldat, il apprit à installer et à réparer les lignes téléphoniques. Paul Lopez combattit au front du 17 avril au 22 septembre 1938. Il fut des opérations de la bataille de l’Ebre, notamment à Corbera. Dans son autobiographie, il livrait son appréciation sur le Front populaire espagnol : « J’y vois une extension plus large des libertés démocratiques et une démocratie plus avancée ».

« À toujours fait son devoir au front comme au repos » soulignait Lucien Bigouret, responsable du comité de parti de la brigade, malgré « une santé assez faible. Il participait à la rédaction des articles du Volontaire de la liberté et au journal mural », il était aussi apprécié de ses camarades. Paul Lopez se recommandait d’Henri Fongarnand, un asnièrois, commissaire politique des transmissions. Une inquiétude perçait sur un possible avenir professionnel. Il faisait référence à Henri Tanguy futur Rol Tanguy et au Parti pour un possible avenir professionnel, ou « sur une allocation en attendant de trouver du travail ».

Paul Lopez fut rapatrié en novembre. Un banquet fraternel fut organisé le dimanche 13 novembre 1938, au café Coste, place Voltaire, à Asnières par le comité d’aide à Espagne républicaine. Alexandre Hucol, Alain Bourdoulès, Maury, Lucien Brindeau et Paul Lopez étaient là. Émile Dutilleul, député et Henri Fongarnand du comité d’aide saluèrent leur courage. Une minute de silence fut observé à la mémoire du lieutenant Danton Azéma tué le 31 mai 1937 à Balsain. Émile Dutilleul appela à lutter : « contre les décrets lois Laval-Daladier-Reynaud » et à s’unir « pour empêcher l’étranglement de l’Espagne républicaine que préparent les Chamberlain, Halifax, Daladier et son triste Bonnet ».

Il mourut le 25 mai 2005 à Villejuif (Val-de-Marne).

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article136718, notice LOPEZ Paul, Antoine par Daniel Grason, version mise en ligne le 15 avril 2011, dernière modification le 25 septembre 2013.

Par Daniel Grason

SOURCES : Arch. RGASPI 545.6.1289, BDIC Mfm 880/23. – Arch. Mun. Gennevilliers, La Voix populaire, 18 novembre 1938. – État civil, Mauléon-Licharre.

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