LAGARDE Louis [LAGARDE Jean, Louis.

Par Jacques Girault

Né le 17 avril 1906 à Goès (Basses-Pyrénées, Pyrénées-Atlantiques), mort le 19 octobre 1992 à La Verrières (Yvelines) ; instituteur dans les Pyrénées-Atlantiques ; militant syndicaliste ; militant socialiste SFIO.

Fils d’un ouvrier d’usine, Louis Lagarde reçut les premiers sacrements catholiques. Elève de l’école primaire supérieure d’Oloron, il entra à l’École normale d’instituteurs de Lescar en 1922 puis exerça dans diverses communes du département dont, avec son épouse, Sallespisse dans les années 1930 où il était secrétaire de mairie et animait l’amicale laïque, créée en 1936. Pendant la guerre, il enseigna à Biarritz où il resta jusqu’à sa retraite.

Lagarde, exempté du service militaire, se maria religieusement « par tradition », en septembre 1929 à Méritein (Basses-Pyrénées) avec une institutrice. Leur fils, dans les années 1930, fut seulement baptisé.

Lagarde adhéra au Syndicat national (CGT) dès sa première nomination en 1925. Il eut dans les années 1930 à lutter contre l’influence de l’école religieuse dans son village. Il fut gréviste le 30 novembre 1938 alors qu’il avait voté contre son organisation lors de l’assemblée générale. Participant au mouvement de solidarité avec les républicains espagnols, condamnant la non-participation, il accueillit jusqu’en 1950 un jeune enfant espagnol. Il réussit à faire libérer d’un camp le frère de ce dernier en 1939 qui partit aussitôt pour l’Argentine. Il ne prit pas part aux luttes pacifistes du SNI. Non mobilisé au début de la guerre, par la suite, il aida à franchir la ligne de démarcation et la frontière espagnole. Il fut en contact avec la Résistance (Armée secrète).

Responsable à l’action laïque dans le bureau départemental du Syndicat national des instituteurs formé à la Libération, Lagarde était le secrétaire de la section départementale du Syndicat national des instituteurs entre 1948 et 1951. Il intervint lors des réunions du conseil national, le 27 décembre 1950, pour demander une accélération des mises à la retraite pour permettre le recrutement des jeunes, le 19 mars 1951, sur la question de la revalorisation et le 11 octobre 1951 dans la discussion de l’action de défense de l’école laïque. Lors de la première séance du congrès national du SNI à Pau, le 16 juillet 1953, il était assesseur de la première séance.

Lagarde adhéra au Parti socialiste SFIO en 1930 à la section d’Orthez. Il créa une section socialiste dans son village et créa un éphémère syndicat des métayers sous le Front populaire. A partir de 1946, il n’adhéra plus à un parti politique en raison de ses responsabilités syndicales.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article136497, notice LAGARDE Louis [LAGARDE Jean, Louis. par Jacques Girault, version mise en ligne le 31 mars 2011, dernière modification le 22 avril 2011.

Par Jacques Girault

SOURCES : Presse syndicale. — Renseignements fournis par l’intéressé.

Version imprimable Signaler un complément