LAGARDE Henri, Charles

Par Jacques Girault

Né le 13 mai 1930 à Biarritz (Basses-Pyrénées-Pyrénées-Atlantiques), mort le 6 février 2009 à Bayonne (Pyrénées-Atlantiques) ; instituteur ; militant syndicaliste ; militant communiste dans le Loir-et-Cher puis dans les Pyrénées-Atlantiques, conseiller municipal de Bayonne.

Henri Lagarde dans une réunion en 1989.
Henri Lagarde dans une réunion en 1989.

Fils de Lucien Lagarde, électricien devenu comptable, employé de la coopérative de pêche de Saint-Jean-de-Luz, déporté à Buchenwald (1943-1945), et d’une couturière, communistes, Henri Lagarde, élève du cours complémentaire de Saint-Jean-de-Luz, entra à l’École normale d’instituteurs de Blois (Loir-et-Cher), département déficitaire, en 1946. Après avoir fait signer l’appel de Stockholm par des normaliens, il effectua sa dernière année à Bourges (Cher). Bachelier, il fut nommé instituteur à Suèves en 1949-1950, puis à Authon (1953-1954), à Chambon-sur-Cisse (poste double 1954-1956), à Millançay (1956-1957) puis à Romorantin (1957-1959). Membre du Syndicat national des instituteurs, il fut le secrétaire de la FEN-CGT dans le département. Il suivit les cours de l’école nationale syndicale de la FEN-CGT en septembre 1950. Peu après, il fut élu au membre du bureau de la section départementale du SNI.

Adhérent du Parti communiste français depuis 1946, Lagarde fut le secrétaire de la cellule communiste à l’école normale. Inscrit pour suivre l’école centrale du PCF réservée aux instituteurs en septembre 1952, le secrétariat du PCF le classa parmi les « candidatures réservées » puisqu’il devait partir au service militaire. Il suivit ce stage plus tard.

Lagarde effectua son service militaire dans un régiment de chasseurs d’Afrique basé à Villeurbanne (Rhône) à partir de novembre 1952. Reçu élève officier de réserve à Saumur, il fut rétrogradé et le termina comme maréchal des logis dans un régiment de cuirassiers en avril 1954.

Lagarde se maria en juin 1954 à Saint-Paterne-Racan (Indre-et-Loire) avec une institutrice. Le couple eut quatre enfants.

Membre de la cellule communiste de Mer, Lagarde en devint le secrétaire et rentra directement dans le bureau fédéral en 1953 puis au secrétariat fédéral où il resta jusqu’en 1959, année de sa mutation dans les Pyrénées-Atlantiques d’où sa femme était aussi originaire et souhaitait retourner dans ce département.

Lagarde habita pendant quelques années Saint-Jean-de-Luz, enseigna à Irissarry (1959-1962) puis, adjoint à l’école Aristide Briand, devint directeur de l’école Tivoli puis l’école Jules Ferry à Anglet jusqu’à sa retraite en 1985. Il cessa alors d’appartenir au SNI. A Anglet, secrétaire de la caisse des écoles, il s’occupait du financement de sorties pédagogiques. Il fut le fondateur de l’Amicale laïque en 1984 dans le quartier de l’école qu’il dirigeait. Il était responsable de l’UFOLEIS dans plusieurs cantons.

Toujours actif militant communiste, Lagarde travaillait avec le bureau fédéral sans être membre du comité de la Fédération. Il entra au secrétariat fédéral en 1961 (responsable de la propagande, puis à partir de 1962 responsable de l’organisation, et à partir de 1970, s’ajouta la responsabilité de l’éducation). Il demeura, jusqu’en 1982, premier secrétaire jusqu’en 1980. Secrétaire de la section de Bayonne, il redevint membre du bureau fédéral en 1985, puis du seul comité fédéral en 1987. A la fête de l’Humanité, chaque année, il était le responsable du restaurant basco-béarnais de la fédération. Il était le secrétaire du Mouvement de la Paix au début des années 1960.

Lagarde fut candidat du PCF aux élections législatives de 1978 dans la 4eme circonscription (Bayonne). Il arrivait en troisième position avec 14 945 voix sur 112 242 inscrits. La presse notait ses bons résultats notamment dans le canton Nord de Bayonne. A nouveau candidat en juin 1981, il obtint 9 148 voix sur 117 985 inscrits (quatrième position) et se désista pour le candidat socialiste.

Lagarde avait été candidat au Conseil général dans le Loir-et-Cher, en 1958 dans le canton de Mennetou. Candidat au Conseil général dans le canton de Iholdy en 1961, il se présenta en 1970 dans le canton Bayonne-nord-ouest (troisième position avec 1 731 voix) puis en 1976 dans le canton d’Anglet, en 1982 à Anglet-Sud, en mars 1992 à Bayonne-Ouest (339 voix, dernière position).

En 1971, Lagarde conduisait la liste du PCF aux élections municipales d’Anglet. Candidat en tête de la liste communiste aux élections municipales de Bayonne, en mars 1983, alors qu’il continuait à habiter Anglet, il fut élu conseiller municipal, dans la minorité, au deuxième tour sur la liste de gauche à direction socialiste et réélu en 1989. Dans le mandat 1983-1989, il fut membre des commissions « travaux, finances, urbanisme », « environnement, sports » et « communication, relations extérieures ». Pendant le mandat 1989-1995, il participa aux commissions « travaux, urbanisme, environnement, finances », « circulation, stationnement », « solidarité, familles, personnes âgées », « enseignement ». Candidat au 1995 en huitième position sur une liste du PCF, il ne fut pas réélu.

Lagarde, à la fin des années 1990, ne reprit pas sa carte du PCF. Selon un membre du secrétariat de la fédération communiste, Lagarde, « ces dernières années, avait pris des distances avec son parti » mais « ne se privait pas d’apporter sa contribution à la réflexion du PCF ».

Avant son incinération, un hommage silencieux lui fut rendu au crématorium de Biarritz.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article136495, notice LAGARDE Henri, Charles par Jacques Girault, version mise en ligne le 31 mars 2011, dernière modification le 13 décembre 2014.

Par Jacques Girault

Henri Lagarde dans une réunion en 1989.
Henri Lagarde dans une réunion en 1989.

SOURCES : Arch. Com. Bayonne (Martine Dubos). — Archives du comité national du PCF. — IHS CGT, Pyrénées-Atlantiques. — Presse. — Renseignements fournis par la veuve de l’intéressé.

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