POINTARD Roger, Henri

Par Daniel Grason

Né le 16 janvier 1912 à Coullons (Loiret), tué le 2 mai 1937 en Espagne ; peintre en bâtiment ; militant communiste ; volontaire en Espagne républicaine.

Roger Pointard était le fils de Henri et de Victoire, née Thoret, tous les deux étaient journaliers. Il habitait 15 Avenue La Fontaine, à Gennevilliers (Seine, Hauts-de-Seine). Il effectua son service militaire comme mitrailleur. Il se maria à la mairie d’Asnières, le 25 février 1933 avec Georgette Springaël. Il adhéra au parti communiste, probablement en 1936, cette année-là, il s’inscrivit sur les listes électorales. Il fut secrétaire de la cellule 792. Il arriva en Espagne le 17 décembre 1936, il fut affecté à la XIVe Brigade internationale, 15e batterie. Il écrivait tous les deux jours à sa femme pour lui donner de ses nouvelles.

Une lettre de Roger Pointard parut le 23 avril 1937 dans le Travailleur de la banlieue ouest, il écrivait notamment : « Nous savons très bien que la guerre n’est pas une partie de plaisir et qu’il y a à souffrir et à risquer sa vie, mais ces choses n’entame pas notre moral, il faut voir avec quel courage et quel enthousiasme nous montons à l’attaque, nous y montons avec sang-froid, avec notre idéal et notre soif d’abattre le fascisme ». Il formulait le souhait que : « les deux grands partis prolétariens français [communiste et socialiste] s’inspirent de l’exemple de l’Espagne, où l’unité est en marche ».

La XIVe Brigade fut engagé début mai dans l’opération de Balsain (Ségovie). Le 28 mai Le Travailleur de la banlieue ouest annonçait une : Grandel nous apprend la mort du camarade R. Pointard sur le Front de la Liberté » […] « tué par les balles des mitrailleuses allemandes ».

Sa femme Georgette fut informée de vive voix de la terrible nouvelle par Jean Grandel, maire et Émile Dutilleul, député. La cellule du PCF du quartier de la cité jardins prit le nom de Roger Pointard. Georgette Pointard ne parvenait pas à obtenir un certificat de décès, elle s’adressa à Jean Grandel, celui-ci intervint auprès du consul de France à Barcelone le 8 juin 1939.

Après la libération, le 8 octobre 1946, Waldeck L’Huillier, maire lui délivra un : « Certificat » qui attestait que : « Monsieur Pointard n’a pas reparu à son domicile depuis février 1937 ».

Dans sa séance du 15 novembre 1967, le conseil unanime décidait d’attribuer à une nouvelle voie, le nom de Roger Pointard, patriote Gennevillois. Sur la plaque, il fut écrit : « Roger Pointard – Résistant ».

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article136388, notice POINTARD Roger, Henri par Daniel Grason, version mise en ligne le 8 mars 2011, dernière modification le 22 novembre 2012.

Par Daniel Grason

SOURCES : RGASPI 545.6.1040, BDIC mfm 880/1, RGASPI 545.6.1355, BDIC mfm 880/29. – Arch. Mun. Gennevilliers, le Travailleur de la banlieue ouest, 23 avril, 8 mai 1937. – Épopée d’Espagne. Brigades internationales 1936-1939, Ed. AVER, 1957, (Liste Honneur à la mémoire de nos héros). – État civil, Coullons (Loiret).

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