KOESSLER Louis

Par Léon Strauss

Né le 12 décembre 1887 à Strasbourg (Alsace-Lorraine), mort le 29 novembre 1948 à Strasbourg (Bas-Rhin) ; typographe, correcteur, puis journaliste, puis directeur de société d’HBM ; président de la fédération socialiste SFIO du Bas-Rhin dans les années trente, trésorier de la fédération (1946-1948), conseiller général du Bas-Rhin (1919-1931), adjoint au maire de Strasbourg (1935-1940, 1944-1945).

Louis Koessler était le fils de Charles Auguste Koessler et d’Émilie Lix. Typographe, , il fit le tour d’Europe des compagnons et travailla notamment en France. Il adhéra, avant 1914, au Parti social-démocrate allemand. Dès le retour de l’Alsace à la France, il adhéra au Parti socialiste SFIO à la suite de ses aînés, Jacques Peirotes et Eugène Imbs*. Il fut de 1919 à 1923 rédacteur en chef du quotidien socialiste de Strasbourg : Die Freie Presse / La Presse libre . Dans les années trente, il était directeur de la Société coopérative des logements populaires de Strasbourg (Socolopo).

En août 1920, il fut arrêté quelques heures par les gendarmes de Reichshoffen, après avoir tenu un meeting pacifiste. Membre suppléant de la délégation du Bas-Rhin au congrès de Tours, il se prononça contre le ralliement à Moscou. Il fut secrétaire (1921), puis trésorier (1931), puis président de la fédération socialiste du Bas-Rhin. Il figura en 8e place sur la liste des candidats aux législatives de 1919. En 1928, candidat à Strasbourg-Campagne, il obtint 2787 voix sur 16 279 suffrages exprimés au 1er tour et se retira au profit du démocrate (centre droit anti-autonomiste) Charles Frey qui fut battu par le communiste Charles Hueber * soutenu par les autonomistes. En mai 1932, il obtint 2790 voix sur 23 110 suffrages exprimés au premier tour et se retira à nouveau au profit de Frey qui battit l’autonomiste Charles Roos, le communiste « ligniste » Daul* et le démocrate populaire Fonlupt. Il fut conseiller général de Strasbourg –Ouest (1919-1931), mais fut battu en 1931 par le communiste dissident Schreckler*. Malgré le soutien des démocrates, il fut battu également à l’élection cantonale complémentaire du 28 août 1932 par Mourer*, communiste dissident. Conseiller municipal de Strasbourg depuis 1919 dans les municipalités Peirotes*, il perdit son siège en 1929 lors du triomphe de la coalition des communistes, des autonomistes et des cléricaux. Réélu en 1935, il devint 4e adjoint du nouveau maire Frey. Avec Frey et Naegelen, il passa la période de la guerre à Périgueux (Dordogne). Revenu à Strasbourg en avril 1945, il fut confirmé dans ses fonctions d’adjoint au maire, mais fut battu aux élections municipales d’octobre 1945. Il fut élu trésorier de la fédération socialiste du Bas-Rhin au congrès du 23 mars 1946 . Il était aussi président du conseil d’administration de l’Imprimerie populaire qui éditait la Presse libre (1947-1948) et président de la chorale ouvrière de Strasbourg-Neudorf. Il était chevalier de la Légion d’Honneur.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article136353, notice KOESSLER Louis par Léon Strauss, version mise en ligne le 10 mars 2011, dernière modification le 27 février 2011.

Par Léon Strauss

SOURCES : DBMOF. — Nouveau Dictionnaire de Biographie alsacienne, fascicule n° 22, , Strasbourg, 1993, p. 2074.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément