LACAZE Arlette, Denise née DANTIN.

Par Jacques Girault

Née le 20 avril 1935 à Maubourguet (Hautes-Pyrénées) ; surveillante dans l‘Education nationale, puis infirmière ; militante communiste dans les Hautes-Pyrénées et le Gers.

Son père, plâtrier, militant communiste, résistant, averti de sa prochaine arrestation, entra dans la clandestinité. Il participa à la création en 1944 du régiment de Bigorre qui combattit pour la libération de la Charente. Travaillant dans les Ponts et Chaussées après la guerre, il mourut en 1949. Sa mère, couturière, communiste, devint cuisinière dans un collège après la guerre. Arlette Dantin reçut les premiers sacrements catholiques. Élève du collège de Vic-en-Bigorre (Hautes-Pyrénées), elle fut reçue à la première partie du baccalauréat en 1954. De 1960 à 1967, elle travailla comme maîtresse d’internat ou comme surveillante d’externat dans des collèges d’enseignement technique (Lourdes puis Tarbes) et au lycée Marie Curie de jeunes filles de Tarbes. Après avoir été reçue au concours d’entrée au bureau d’aide sociale de Tarbes en 1972, elle devint visiteuse au service d’action sociale communale puis enquêtrice pour l’aide sociale et rayonna sur les Hautes-Pyrénées. En 1975, reçue à l’examen d’entrée à l’école d’infirmière de l’hôpital psychiatrique d’Auch (Gers), diplômée comme infirmière psychiatrique en 1977, elle fit un stage d’un mois chez Tony Lainé* en 1981 et, à partir de 1975, en relations avec les Centres d’entraînement aux méthodes d’éducation actives, collabora à la rédaction de la revue Vie sociale et traitements. Mutée dans le centre pour psychotiques de Tarbes en 1983, elle y resta jusqu’à sa retraite en 1995, habitant toujours Auch.

Arlette Dantin se maria religieusement « par pression familiale » en juillet 1954 à Lascazères (Hautes-Pyrénées) avec Gérard Lacaze, ajusteur à l’Alsthom, futur membre du secrétariat de la fédération communiste des Hautes-Pyrénées. Licencié en 1969, il fut réintégré à la suite des actions des ouvriers et de délégations de femmes conduites par Arlette Lacaze. En 1972, après avoir quitté l’usine, il devint secrétaire de la fédération communiste du Gers et fut adjoint au maire d’Auch de 1977 à 2001. Le couple eut deux enfants qui ne furent pas baptisés.

Arlette Lacaze adhéra à l’Union des jeunes filles de France puis au PCF en 1956 à Tarbes. Trésorière de sa cellule, responsable de la diffusion de son journal La Commune, membre du comité de la section communiste de Tarbes, elle entra au comité de la fédération communiste en 1962. Reconduite dans cette responsabilité, devenue membre du secrétariat de la section communiste de Tarbes-Ouest en 1968, elle entra au bureau fédéral en 1971.

Habitant Odos, commune proche de Tarbes, Arlette Lacaze vint habiter avec sa famille la nouvelle cité Loubadère à Tarbes en 1960 dans laquelle elle organisa une amicale des locataires affiliée à la Confédération nationale du logement et participait à ses activités culturelles, sportives et sociales.

Arlette Lacaze alla habiter Auch en 1975 avec sa famille et participa aux comités de la section communiste d’Auch et de la fédération communiste du Gers jusqu’en 1985. Elle fut membre du conseil d’administration des HLM à Auch de 1975 à 1983. Militante dans la Fédération des conseils de parents d’élèves, elle devint membre de son conseil départemental. Elle était active aussi dans le foyer laïque.

En 1983, Arlette Lacaze obtint un poste dans le centre Nansouty pour enfants psychotiques, dépendant de l’hôpital de Lannemezan.

Arlette Lacaze fut candidate au Conseil général dans un canton de Tarbes au début des années 1970.

Retirée à Lacazères (Hautes-Pyrénées), Arlette Lacaze devint secrétaire de la section communiste. Elle fut à l’origine en 2002 du collectif Palestine 65 militant pour la création d’un état palestinien « à égalité de droits et de devoirs avec l’état israélien ». Elle participa au classement des archives de la CGT à Auch puis aux activités de l’Institut CGT d’histoire sociale du département créé en 2009. Elle animait la bibliothèque municipale de Lacazères depuis le milieu des années 1990. Elle adhérait avec son mari à l’amicale des anciens du régiment de Bigorre dont elle fut vice-présidente..

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article136244, notice LACAZE Arlette, Denise née DANTIN. par Jacques Girault, version mise en ligne le 14 février 2011, dernière modification le 20 mars 2019.

Par Jacques Girault

SOURCES : Archives du Comité national du PCF. — Renseignements fournis par l’intéressée.

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