LACAPERE Jacques, Georges.

Par Jacques Girault

Né le 22 octobre 1914 à Tonnerre (Yonne), mort le 19 mai 1997 à Couarde-sur-mer (Charente-Maritime) ; instituteur ; militant syndicaliste dans la Seine ; militant associatif.

Fils d’un tailleur d’habits, Jacques Lacapère adhéra aux Jeunesses socialistes SFIO à Versailles (Seine-et-Oise) vers 1932 et fit partie des Faucons rouges. Il se maria en septembre 1934 à Paris (XIe arr.) avec Simonne Deffain, une future institutrice (voir Simonne Lacapère). Ils habitèrent Vincennes et participèrent aux manifestations de la culture du Front populaire, notamment aux Auberges de Jeunesses. Moniteur de colonie de vacances organisées par le Secours rouge, il fut, avec son épouse, exclu des jeunesses socialistes en 1938 pour « trotskysme ». En 1939-1940, ils furent chargés d’organiser le centre d’évacuation de Bellou-en-Houlme (Orne), pour une centaine de garçons des écoles primaires de Paris (VIe arr.). De juin 1944 à 1950, ils créèrent, avec d’autres jeunes socialistes, une république d’enfants dite 
« Bastide de Beau-Soucy » gérée par l’Entr’aide française à partir de 1944. Cette organisation fut aussi un lieu de rassemblement de jeunes éclaireurs de France résistants. Pendant ces années, instructeur avec son épouse aux Centres d’entraînement aux méthodes d’éducation active, il acquit une culture en psychologie de l’enfant pour les pratiques d’éducation nouvelle. Il travailla ensuite, jusqu’à sa retraite en 1974, à l’école de plein air de Suresnes dirigée par son épouse, annexée au Centre national d’Éducation de plein air en 1954. Dans le même temps, il dirigeait des stages de formation à la direction des écoles de plein air à l’École normale d’institutrices d’Évreux (Eure). Ils animèrent de 1951 à 1976, les stages de maîtres d’écoles de plein air, puis d’instituteurs, de directeurs, d’inspecteurs d’établissements spécialisés.

Lacapère, militant de la section départementale du Syndicat national des instituteurs, écrivait parfois dans la rubrique pédagogique de L’École libératrice, hebdomadaire national du SNI. Les 13-14 avril 1962, lors des journées d’études du SNI sur l’enfance inadaptée, il présenta un rapport sur « la formation du personnel spécialisé » qui fut publié dans L’École libératrice, le 7 septembre 1962. Lors de la journée d’étude du SNI à Vichy, le 3 avril 1963, sur l’enfance inadaptée, il présida la commission consacrée à l’expression concrète. Par ailleurs, il publiait des articles dans Les Cahiers de l’enfance inadaptée (1950-1980) tout en faisant partie du comité de rédaction de ces derniers avec son épouse.

Toujours socialiste, Lacapère devint le président du Mouvement de l’Enfance Ouvrière en 1945 ou 1946. Avec son épouse, il militait dans le Groupe français d’éducation nouvelle et dans l’Association nationale des communautés éducatives, qu’ils avaient contribué à créer, dont il devint le secrétaire général de 1951 à 1981.

Lacapère collabora au numéro de la Bibliothèque du travail sonore sur « La vie quotidienne des hommes préhistoriques » en 1988.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article136242, notice LACAPERE Jacques, Georges. par Jacques Girault, version mise en ligne le 14 février 2011, dernière modification le 2 juin 2011.

Par Jacques Girault

SOURCES : Presse syndicale. — Divers sites Internet. — SAVOYE (Antoine), « Les œuvres éducatives sur fond de tragédie : le château de Soucy », dans BOUISSON (Samuel), GARDET (Mathias), Les châteaux du social, Paris, Beauchesne-Presses universitaires de Vincennes, 2010. — LERCH (D.), « Que sont les écoles de plein air devenues ? » dans L’école de plein air. Une expérience pédagogique et architecturale dans l’Europe du XXeme siècle, Paris, Editions Recherches, 2003 (actes du colloque de 2001 sous la direction de CHATELET (Anne-Marie), LERCH (Dominique), LUC (Jean-Noël). — Notes de D. Lerch.

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