APARICIO Jean-Claude

Par Claude Pennetier

Né le 15 juin 1942 à Port-de-Bouc (Bouches-du-Rhône) ; charpentier-fer puis aide chimiste ; membre du conseil fédéral de la Fédération unifiée de la Chimie CFDT, secrétaire de l’Union locale CFDT de Martigues de 1967 à 1973, secrétaire général de l’Union départementale CFDT des Bouches-du-Rhône de 1977 à 1986, bureau national confédéral de 1988 à 1995 ; vice- président de l’association nationale « Tous ensemble-CFDT en lutte » courant interne dissident créé en 1996 ; membre du comité central de la Ligue des droits de l’Homme de 2007 à 2009.

Jean-Claude Aparicio
Jean-Claude Aparicio

Jean-Claude Aparicio est fils de Juan Aparicio et Maria Garcia d’origine espagnole. Son père fut manœuvre aux tuileries de Saint-Henri à Marseille, puis, à Port-de-Bouc, manœuvre-riveur aux Chantiers et Ateliers de Provence (construction navale), monteur de pompes à essence, ouvrier à l’usine Saint Gobain (fabrication d’acide sulfurique), puis enfin, à Martigues-Croix-Sainte, chauffeur-mécanicien (huilerie savonnerie Luzzati-Verminck puis Cavé-Delft puis Astra-Calvé). Sa mère était ouvrière à la sécherie de morues « La Fécampoise » à Port-de-Bouc.

La famille apporta, pendant la guerre civile espagnole, son soutien aux républicains (les dons et colis étaient alors déposés au « Centro Cultural de Ayuda a la República Española » situé à l’époque 46 rue Tapis-Vert à Marseille). Un frère de sa mère repartit en Espagne combattre dans l’armée républicaine. En 1943 la famille fut expulsée de sa maison pour y loger des officiers allemands.

Lecteur de L’homme révolté de Camus, Jean-Claude Aparicio vécut intensément l’écrasement de l’insurrection de Budapest en 1956 par l’armée soviétique, en concluant que l’émancipation de la classe ouvrière ne passait pas par le soutien inconditionnel à l’Union Soviétique.

Titulaire du BEPC, il entra au travail à dix-sept ans, en 1959, aux Chantiers et Ateliers de Provence de Port-de-Bouc comme OS1 charpentier-fer, puis après la fermeture des Chantiers, aide de laboratoire posté 3x8 et aide chimiste (Naphtachimie Lavéra), permanent syndical et enfin contractuel territorial chargé de l’emploi et de l’insertion (SAN Ouest Provence).

Il adhéra à la CFDT en 1966 et accéda très rapidement aux responsabilités. Il fut membre du conseil fédéral de la Fédération Unifiée de la Chimie CFDT de 1967 à 1972 et secrétaire de l’Union locale CFDT de Martigues de 1967 à 1973 puis secrétaire général de l’Union Départementale CFDT des Bouches-du-Rhône. de 1977 à 1986.

Secrétaire du Comité d’Entreprise de Naphtachimie (1972-1975), société de 2 800 salariés, il fut secrétaire général de l’Union Régionale Interprofessionnelle PACA de 1987 à 1996, membre du Conseil Économique et Social Régional de PACA de 1988 à 1998 (présidences de commission : Culture, Europe, Emploi-Formation), président du comité régional de l’ANPE PACA 1987-1988 et président-fondateur de l’Observatoire régional des métiers de PACA en 1996

Jean-Claude Aparicio siégea au bureau national confédéral de 1988 à 1995, pendant la période Jean-Kaspar puis Nicole Notat dont il vécut douloureusement l’arrivée à la direction. Convaincu que celle-ci mettait en place un syndicalisme d’accompagnement en lieu et place d’un syndicalisme de transformation, il devint un opposant résolu.

Il fut vice- président de l’association nationale « Tous ensemble » courant interne dissident créé les 7 et 8 juin 1996 par un millier de militants réunis à Clermont- Ferrand, avec publication d’un journal du même nom, en réaction aux positions prises par la CFTDT en décembre 1995 lors de la réforme Juppé de la Sécurité Sociale.

Avec des animateurs de ce courant, il participa en 1999 à la rédaction d’un petit ouvrage : La CFDT au péril du libéral-syndicalisme (Syllepse).

Jean-Claude Aparicio fut très actif dans la vie associative des Bouches-du-Rhône. Il fut de 2002 à 2009, président de l’association intermédiaire « ISIS » et de 2003 à 2007 il présida le C.A. du « Théâtre de l’Olivier » d’Istres.

Adhérent de la Ligue des droits de l’Homme en 2004, il créa la section « Istres-Ouest Provence » et participa au redémarrage de la Fédération LDH13. Il siégea au comité central de la LDH, de 2007 à 2009.

Délégué régional de l’association« Les amis des enfants du Vietnam »de 1973 à 1975 et actuellement militant de l’Association « Les enfants de la dioxine » qui parraine les familles vietnamiennes touchées par le fléau consécutif aux défoliants (agent orange) massivement déversés par les américains.

Jean-Claude Aparicio n’eut pas de mandat politique, si ce n’est sa présence, au titre des « forces associatives » en position non-éligible sur la liste « Front de Gauche » aux élections régionales 2009.
Depuis mars 2011, Jean-Claude Aparicio siège au CA de l’association Provence, Mémoire et Monde Ouvrier.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article136220, notice APARICIO Jean-Claude par Claude Pennetier, version mise en ligne le 13 février 2011, dernière modification le 25 avril 2015.

Par Claude Pennetier

Jean-Claude Aparicio
Jean-Claude Aparicio

SOURCES : Renseignements communiqués par Jean-Claude Aparicio. — Presse syndicale.

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