CHAPLAIN Pierre-Michel

Né à Alençon le 7 juillet 1796, mort à Paris le 13 juin 1849. Chansonnier républicain.

Né à Alençon il ne reçoit qu’une éducation élémentaire et s’engage à 15 ans dans les Pupilles de la Garde. Licencié par la Restauration, il essaie les métiers de tisserand puis de menuisier. En 1830, il entre dans la Garde municipale où il devient brigadier. Il se met alors à fréquenter les goguettes où il apprécie particulièrement les refrains politiques des chansonniers républicains. Dès sa fondation il entre dans la Société des droits de l’homme et tisse des relations avec Kersausie, Raspail, Félix Avril et Charles Teste. Les chansons qu’il écrit sous la monarchie de Juillet – Appel à l’union, ou les Vœux d’un soldat de la Garde municipale... Juin 1832, La France ne veut plus de rois, Gloire à Voltaire et J. J. Rousseau, etc. - sont toutes marquées par son engagement, ce qui justifie sa destitution de la Garde. Membre de la Lice chansonnière où il se lie à Louis Voitelain, il correspond à partir de 1844 avec Béranger. Le 13 avril 1834 il participe activement à l’émeute républicaine qui éclate dans les rues de Paris. Menacé par la répression qui suit cette journée, il reçoit le soutien d’Armand Carrel. Il est de nouveau inquiété lors de l’insurrection blanquiste de la Société des saisons de mai 1839. Envoyé à Sainte-Pélagie, il s’y fait particulièrement remarquer pour ses interprétations de Pourquoi je suis républicain et du Vieux bonnet démocratique. Il a aussi composé quelques couplets bonapartistes – Le Fils de Napoléon, ou les Pleurs de la France (1832) – écrits par opposition à Louis-Philippe mais qu’il renie ultérieurement. Pendant la Révolution de 1848 il propose de nombreux titres très militants : La Parisienne républicaine, Les Polonais aux Français... Il participe aux recueils La Voix du peuple ou les républicaines de 1848 (« C’est reculer pour mieux sauter », « Chant républicain ») et La Muse du peuple, écho des sociétés chantantes (« Nouvel Echo lyrique »). Malade il est hospitalisé à Saint-Louis et meurt le 13 juin 1849, le jour où ses camarades de la Montagne manifestent sur les boulevards contre l’intervention française à Rome.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article136131, notice CHAPLAIN Pierre-Michel, version mise en ligne le 13 janvier 2011, dernière modification le 13 janvier 2011.

ŒUVRES : Il n’existe pas de recueil des chansons de Chaplain. Parmi ses compositions imprimées on peut noter ; Appel à l’union, ou les Vœux d’un soldat de la Garde municipale... Juin 1832 : Paris, (1832) . — La Parisienne républicaine... Paris, (1848) . — Les Polonais aux Français., Paris, (1848).

SOURCES : AN : ABXIX 711 (collection Bachimont). Pierre-Léonce Imbert, La Goguette et les goguettiers, étude parisienne, 3e édition augmentée avec six portraits à l’eau forte par L. Bryois, Paris 1873.

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