AVRIL DE SAINTE-CROIX Ghénia [née GLAISETTE, épouse AVRIL]

Née en 1855 à Carouge (Suisse), morte le 21 mars 1939 à Menton (Alpes-Maritimes) ; féministe ; abolitionniste de la prostitution ; franc-maçonne.

Journaliste sous le nom de sa mère, Savioz et de Mademoiselle de Sainte-Croix, elle collabora au journal La Fronde de Marguerite Durand. Dans les années 1890 elle fréquanta les grands congrès internationaux féministes et abolitionnistes de la prostitution. Elle fut membre de la loge maçonnique du Droit humain. et du Conseil international des femmes (CIF). .

Elle se maria civilement avec François Avril en 1900 et prit le nom de G. Avril de Sainte-Croix mais fut veuve dès 1910.

Pendant la première guerre mondiale, elle fut membre de la commission du travail féminin puis travailla pour la section féminine du Musée social menant des missions aux État-Unis. En 1922, elle succéda à Julie Siegfried au Conseil national des femmes françaises (CNFF). En 1929, elle présida les États généraux du féminisme réunis à Paris.

Promue officier de la Légion d’honneur, elle mourut sur la Côte d’Azur.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article136081, notice AVRIL DE SAINTE-CROIX Ghénia [née GLAISETTE, épouse AVRIL], version mise en ligne le 23 décembre 2010, dernière modification le 10 décembre 2018.

SOURCE : Evelyne Diebolt, Dictionnaire biographique. Militer au XXe siècle. Femmes, féminisme, Églises et société, Paris, Michel Houdiard, 2009. — Karen Offen, "La plus grande féministe de France. Mais qui est donc Madame Avril de Sainte-Croix ?", Archives du féminisme, n° 9 , décembre 2005.

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