TOLAIN Henri, Louis

Né et mort à Paris (18 juin 1828-3 mai 1897) ; ouvrier ciseleur sur bronze ; un des fondateurs proudhoniens de l’Internationale ; député, puis sénateur de la Seine ; franc-maçon — voir Thirifocq E..

Henri Tolain
Henri Tolain

De famille ouvrière, Henri Tolain fréquenta l’école mutuelle jusqu’à l’âge de onze ans, puis entra en apprentissage.

Ouvrier ciseleur sur bronze, Tolain travailla en atelier puis, à façon, chez lui, à partir de 1860. En 1866, il entra au Courrier français et y rédigea une tribune des travailleurs et un bulletin du mouvement social. En 1867 et 1868, il fut comptable chez le ferblantier Chavagnat auquel l’unissait une communauté d’opinions et qui fut nommé adjoint dans le IIIe arr. à la proclamation de la République. Tolain fut élu député en 1871, sénateur en 1876.

On trouvera ci-dessous une présentation-charge, par Vallès, de l’ouvrier et du sénateur Tolain :

L’ouvrier Tolain en 1869 :

" Il a conquis un nom, ce Tolain, dans les réunions publiques. Il est le chef moral de la classe ouvrière.

" Une face étroite — qu’allonge et amincit encore une longue barbe coupée ras sur les joues — œil vif et bouche fine, un beau front.

" Il zézaie un peu [...]

" Distingué, sous ses habits vulgaires [...]

" Il a la marche un peu balancée du plébéien ; mais c’est exprès, peut-être ! S’il voulait, cela deviendrait la souplesse du gentilhomme. Avec son rire discret, son regard pointu, son profil aiguisé, sa barbe, dont il affine les poils, il me semble ne songer qu’à crever l’atmosphère populaire et l’air sombre dans lequel il vit. Il cisèle avec patience l’outil de son ambition, ex-ciseleur qui a lâché ses outils de métier depuis longtemps [...].

" Mais s’il a la peur du travail qui salit les mains, il n’a pas peur de l’étude solitaire, des longues veillées passées en tête à tête avec les Pères de l’Église économique et les Pères de la Révolte sociale [...].

" Avec quatre ou cinq volumes de Proudhon, cela a fait le compte [...]. Il deviendra un savant — il l’est. C’est lui, le contremaître de l’atelier où se fabrique la révolution ouvrière [...]

" Il a déjà un clan, ce plébéien émancipé. Un bûcheur massant pour de bon. Perrachon, qui, lui, n’a pas quitté l’établi, représente le labeur manuel dans ce ménage d’opinions [...].

" Avec les bretelles de son tablier de travail, Perrachon lie à son patron d’idées le peuple, qui, sans cela, se défierait peut-être de cette veste qui s’allonge en redingote.

" Pourvu qu’il ne coupe pas ce cordon-là, un matin — et qu’il ne lâche pas les blousiers comme il a lâché la blouse ! " L’Insurgé, Paris, 1926, pp. 94-97.
Le sénateur Tolain, en 1883 :

Devant lui, " la colère se change en pitié.

" On ne peut se défendre d’une immense tristesse en face de cette immense défaillance ! [...]

" O misère ! es-tu donc si dure pour l’ouvrier, ô fatigue ! es-tu donc si pesante à l’établi, que ceux qui l’ont quitté n’y veulent plus revenir et préfèrent se suicider comme penseurs, à condition de vivre sans calus aux doigts, sans souci de la coche, sans peur du chômage !

" Spectacle douloureux ! un homme de la hauteur de ce Tolain, qui, pour ne plus louer ses bras, vend son cerveau... " Le Cri du Peuple, 20 novembre 1883.

Tolain aurait été mêlé aux mouvements populaires de 1848 (Arch. PPo., B a/1285), mais il est impossible d’apporter des précisions sur le rôle qu’il aurait joué. Ce que l’on peut dire, c’est qu’il se montra par la suite actif dans les sociétés mutuelles, qu’il y occupa des fonctions responsables, ce qui lui valut en 1861-1862 d’être nommé secrétaire-adjoint de la commission constituée pour les délégations ouvrières à l’Exposition universelle de Londres. En août 1862, il se trouvait ainsi dans la capitale anglaise et assista à la fête de fraternisation internationale qui eut lieu le 5 et au cours de laquelle une adresse fut lue par les ouvriers anglais à leurs camarades de France, adresse qui traduisait l’espoir de " quelque moyen international de communication ".

Les 31 mai-1er juin 1863 eurent lieu en France des élections générales. Tolain y posa sa candidature comme candidat ouvrier — ainsi que deux travailleurs du livre : J.-J. Blanc et Coutant — puis il la retira, bien avant le scrutin. Tolain écrivit alors une brochure Quelques vérités sur les élections de Paris, dans laquelle il précisait les revendications des prolétaires parisiens, leur droit d’avoir leurs propres représentants et qui servit en quelque sorte de préface au Manifeste des Soixantevoir Lefort H. — déclaration explicative pour les élections complémentaires de mars 1864, qualifiée par Albert Thomas de " document capital dans notre histoire socialiste ", manifeste légalitaire certes, mais qui n’en soulevait pas moins une question sociale en constatant l’existence des classes. Le manifeste qui parut dans L’Opinion nationale du 17 février 1863 mettait à l’ordre du jour la représentation du travail manuel et affirmait que le peuple est seul compétent pour " exprimer ses besoins et ses vœux ".

Durant les années 1863 et 1864, Tolain, qui avait pris part à Londres en juillet 1863 à un meeting en faveur de la Pologne insurgée, organisa des réunions privées dans son atelier de la rue du Faubourg-du-Temple, Xe arr. Une cotisation de 25 centimes par semaine, versée par chacun des membres de la petite société permit de couvrir les frais de voyage des trois délégués : A. Limousin, Perrachon et Tolain, qui participèrent au meeting londonien du 28 septembre 1864 à Saint-Martin’s Hall où furent jetées les bases de l’Association internationale des travailleurs.

Le 8 janvier 1865, le premier bureau parisien de l’Internationale s’installait, 44, rue des Gravilliers, dans le IIIe arr. Les trois secrétaires-correspondants, Tolain, Fribourg et Charles Limousin, organisèrent une réunion à laquelle assistèrent environ cent cinquante ouvriers, " les plus influents de Paris ", dit Fribourg, op. cit. et, " peu de jours après, la commission des Gravilliers comptait dix sept membres adjoints aux correspondants, ce qui, tout en ne portant qu’à vingt, chiffre légal, les membres connus et fonctionnaires du bureau de Paris, mettait au service de l’Internationale la puissance dont elle allait avoir besoin " (Ibid., p. 34). Ces dix-sept étaient : Bellamy, Bourdon, Camélinat, Chemalé, Culetin, Debock, Delorme, Fournaise, Gauthier, Guiard, Héligon, Laplanche, Malon, Mollin, Murat, Perrachon, Varlin. Des difficultés surgirent entre le bureau parisien et les Français de Londres appartenant au Conseil général, et Tolain présenta à plusieurs reprises sa démission. Fin février, Tolain et Fribourg se trouvaient à Londres et, le 28, une séance du conseil eut lieu " où, écrivait Marx, ils se sont expliqués et chamaillés avec Le Lubez jusqu’à minuit ". Finalement, le 7 mars, plusieurs résolutions furent votées par le conseil dans le but d’apaiser le conflit. L’une d’elles rapportait la décision prise concernant la nomination de Henri Lefort comme représentant de l’association auprès de la presse française, tout en lui témoignant " haute estime " et en protestant en même temps contre " le principe d’après lequel des ouvriers seuls puissent être fonctionnaires " de l’association (Marx à Engels, 13 mars 1865).
Tolain reviendra sur la question de savoir si " les travailleurs de la pensée " peuvent adhérer à l’association. Tout d’abord à l’occasion de la conférence de Londres de septembre 1865 à laquelle assistèrent Varlin et les trois secrétaires-correspondants parisiens. Elle fut reprise à Genève au premier congrès de l’Internationale à l’instigation de Tolain qui fut battu. Au congrès qui se tint du 3 au 8 septembre, la délégation française se composait de onze personnes : Bourdon, Camélinat, Chemalé, Culetin, Fribourg, Guiard, Malon, Murat, Perrachon, Tolain, Varlin.
Elle exposa ses conceptions très proudhoniennes dans le Mémoire des délégués français au congrès de Genève, Varlin et Bourdon constituant une minorité ayant vues particulières sur les problèmes de la femme et de l’instruction.
Après le congrès, le bureau de Paris se donna un règlement qui institua une commission administrative de quinze membres qui choisit dans son sein trois secrétaires-correspondants : Tolain, Fribourg et Varlin, un caissier : Héligon, un secrétaire général : Chemalé, un archiviste : Bourdon. Les autres membres étaient : Bellamy, Camélinat, Delahaye, Delorme, Fournaise, Gauthier, Guiard, Murat, Perrachon.
Depuis mai, Le Courrier français de tendance proudhonienne servait d’organe aux Internationaux français. Tolain y collabora, qui avait déjà été au nombre des rédacteurs de la Tribune ouvrière, 4 juin-9 juillet 1865, puis de la Presse ouvrière, 13 août, numéro unique publié à Bruxelles et aussitôt saisi, enfin de La Fourmi, numéro unique, 24 septembre 1865, éphémères journaux créés par le bureau parisien.
En février 1867 eut lieu à Paris une grève des bronziers qui fut soutenue par l’Internationale. Tolain et Fribourg se rendirent à Londres, accompagnés de trois délégués des grévistes : Camélinat, Kin et Valdun afin de solliciter l’appui moral et financier des Trade-Unions.
La grève fut victorieuse et cette solidarité nationale et internationale envers les grévistes, organisée par l’Internationale, produisit une vive impression. Mais voici que survinrent à Roubaix des grèves d’un autre caractère accompagnées de bris de machines. La commission parisienne de l’Internationale, par la plume de ses correspondants dont Tolain, n’hésita pas à prendre position : d’une part, elle dénonça les règlements imposés aux fileurs et tisseurs de Roubaix et appela à la solidarité, d’autre part, elle mit en garde les ouvriers contre les actes de destruction dont ils s’étaient rendus coupables et affirma : " La machine, instrument de travail, doit vous être sacrée ".
En cette même année 1867, contre les menaces de guerre et en réponse à un appel des travailleurs allemands, les trois représentants des " Gravilliers ", répondirent le 28 avril :
" [...] Comme citoyens, sans doute, nous aimons la mère-patrie, mais quand l’esprit du passé essaie d’éterniser les préjugés, quand les adorateurs de la force veulent réveiller les haines nationales, ouvriers, nous n’oublierons jamais que le Travail, qui nous fait tous solidaires, ne peut se développer que par la paix et la liberté [...] ".
Et Tolain fut peu après un des signataires du manifeste de la Ligue internationale du désarmement qui concluait par le mot d’ordre : " Désarmement général, organisation des milices ".
Au deuxième congrès de l’Internationale qui se tint à Lausanne à partir du 2 septembre, Paris envoya neuf délégués : Chemalé, De Beaumont, Fribourg, Garbe, Marly, Murat, Pioley, Reymond, Tolain. Celui-ci, qui habitait alors, 24, rue Lesage, à Belleville, n’arriva que le mardi matin 3 septembre, mais prit une part active aux débats. Il assista de même aux troisième et quatrième congrès de l’Internationale, Bruxelles, 6-13 septembre 1868, et Bâle, 6-12 septembre 1869. Il serait fastidieux de le suivre dans toutes ses interventions que nous regrouperons sous quelques chapitres.
Sur l’importante et toujours controversée question de l’enseignement, cinquième question de l’ordre du jour à Lausanne, Tolain proposa la rédaction suivante :
" Considérant que le mot enseignement gratuit est un non-sens, puisque l’impôt prélevé sur les citoyens en fait les frais, mais que l’enseignement est indispensable, et que nul père de famille n’a le droit d’en priver son enfant,
" Le congrès n’accorde à l’État que le droit de se substituer au père de famille, alors que celui-ci est impuissant à remplir son devoir.
" En tout cas, tout enseignement religieux doit être écarté du programme (cf. Freymond, op. cit., t. I, p. 148).
En ce qui concerne la grève et les sociétés de résistance, il déclara en 1867, à Lausanne, en réponse à Coullery de la Chaux-de-Fonds : " C’est aller trop loin que d’appeler la grève une chose juste et sainte ; la grève est une guerre, nécessaire quelquefois, mais jamais juste " (cf. Freymond, op. cit., t. I, p. 131). Il parla à nouveau de la grève plus chaleureusement à Bruxelles, en 1868 (5e question de l’ordre du jour) : " La grève, c’est la guerre ; mais, à côté de la guerre mauvaise, injuste, il y a la guerre pour défendre ses droits, et celle-là c’est la guerre sainte " (cf. Freymond, op. cit., t. I, p. 286). Il précisera à Bâle en 1869 que la résistance n’aura d’ailleurs plus de raison d’être " lorsque la justice économique sera établie ". Dans l’immédiat, il recommandait " que l’organisation des sociétés de résistance évite toute apparence de centralisation : je suis, dit-il, partisan de la fédération, mais il me semble qu’elle doit rester locale ; autrement il y a danger qu’elle dégénère en centralisation absolue " (cf. Freymond J., op. cit., t. II, p. 112).
Mais un des problèmes essentiels qu’eurent à traiter les congrès de l’Internationale fut celui de la propriété du sol. Il le fut en deux étapes : Lausanne et Bruxelles. En 1867, aucune résolution ne fut prise et la question mise à l’étude pour l’année suivante. Mais comme le remarquait Tolain dans un article du Courrier français, 10 septembre 1867, les avis étaient assez nettement partagés : " D’un côté, les Anglais et les Allemands, en voyant les abus de la propriété individuelle telle qu’elle est constituée aujourd’hui s’en vont droit à la propriété collective, au communisme ; de l’autre, effrayés par les vices de la centralisation, par l’énorme pouvoir d’administration qui seule dirigerait tout dans l’hypothèse d’une propriété commune, les Français défendent avec la plus grande vigueur la propriété individuelle comme étant la seule base solide de la famille et de l’indépendance des citoyens ".
Entre le congrès de Lausanne et celui de Bruxelles, des poursuites eurent lieu en France contre l’Internationale ; et l’équipe mutuelliste que dirigeait Tolain fit place à l’équipe collectiviste animée par Varlin. Aussi, à Bruxelles, Tolain eut-il beau affirmer : " Nous voyons dans la propriété individuelle une extension du moi et dans la propriété collective une diminution de l’individu ", le collectivisme antiétatiste n’en triompha pas moins l’année suivante à Bâle, Tolain et ses amis Chemalé, Fruneau, Pindy, seuls de tout le congrès, votant contre la collectivisation du sol (54 voix pour, 13 abstentions). Avec les plus expresses réserves, nous transcrivons ici la copie " brève " concernant Tolain — transmise au comte Daru, président de la commission d’enquête parlementaire sur le 18 mars 1871 — du texte établi par M. de Kératry, préfet de police : " Allé à Bâle avec l’argent de la police qui lui ouvrit Le Figaro pour les comptes rendus du congrès " (cf. Arch. Nat. C 2876, Versailles, 15 juillet 1871).
Tolain fut deux fois poursuivi ; fin décembre 1867, il fut perquisitionné ainsi que Chemalé, Héligon, Murat. Des poursuites suivirent et tous les membres constituant la commission élue après le congrès de Lausanne furent condamnés, le 20 mars, à 100 F d’amende, peine confirmée en appel le 29 avril, en cassation le 12 novembre. C’étaient Bastien, Bellamy, Camélinat (secrétaire-correspondant), Chemalé, Dauthier, Delahaye, Delorme, Fournaise, Gauthier, Gérardin (secrétaire-correspondant), Guyard (et non Guiard), Héligon, Murat (secrétaire-correspondant), Perrachon, Tolain.
Deux ans plus tard, le 9 août 1870, Tolain fut traduit devant la 6e Chambre du tribunal correctionnel de Paris sous prévention d’avoir, depuis moins de trois ans à Paris, fait partie d’une association de plus de vingt personnes (Gazette des Tribunaux, 10 août 1870). L’Empire s’écroulait, la cause fut renvoyée.
La République ayant été proclamée, Tolain signa, au nom des Sociétés ouvrières et des sections françaises de l’AIT l’adresse au peuple allemand pour qu’il mette fin à la guerre et fonde, avec le peuple français, les États-Unis d’Europe (Cf. L’Internationale, 11 septembre 1870).
Élu maire adjoint du XIe arr. de Paris en novembre 1870, Tolain fut au nombre des quarante-trois socialistes révolutionnaires présentés aux élections du 8 février 1871 par l’Internationale, la Chambre fédérale des sociétés ouvrières et la Délégation des vingt arrondissements de Paris. Il fut élu député de la Seine avec 89 132 voix.
Tolain se rendit à Bordeaux et vota contre les préliminaires de paix. De retour à Paris, en accord avec les députés Clemenceau, Floquet, Greppo, Lockroy et Schœlcher, il signa avec les maires de Paris et les membres du Comité central de la Garde nationale l’affiche convoquant aux urnes les Parisiens pour le 26 mars.
Puis, hostile à la Commune, il rallia le gouvernement de Versailles. Aussi, le conseil fédéral parisien de l’Internationale, réuni le 12 avril 1871, " considérant que le sieur Tolain, nommé à l’assemblée nationale pour représenter la classe ouvrière, a déserté sa cause de la manière la plus lâche et la plus honteuse ", décida-t-il à l’unanimité de l’exclure. Le conseil général de Londres ratifia cette décision le 25 avril.
Nous résumerons maintenant brièvement, d’après La Grande Encyclopédie, l’activité de Tolain dont les préoccupations, pour sociales qu’elles soient, n’en sont pas moins étrangères au mouvement ouvrier de l’époque :
Élu sénateur de la Seine en 1876, il fit sien peu à peu le programme des opportunistes. Réélu en 1882 et 1891, il fut rapporteur de la loi sur les syndicats professionnels (1884). Tolain fut adversaire du boulangisme. En 1890, il fut un des délégués du gouvernement français à la conférence de Berlin sur l’organisation du travail.
Tolain appartint à la franc-maçonnerie. Le 5 août 1875 eut lieu son initiation à la loge n° 88 La Prévoyance et, le 20 janvier 1876, son élévation au compagnonnage (Arch. PPo., B a/1285).
Il mourut le 3 mai 1897 ; ses obsèques se déroulèrent le 6 au cimetière Montparnasse.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article136028, notice TOLAIN Henri, Louis , version mise en ligne le 1er décembre 2010, dernière modification le 10 octobre 2018.
Henri Tolain
Henri Tolain

ŒUVRE : (cotes de la Bibl. Nat.) Quelques vérités sur les élections de Paris (31 mai 1863), Paris, 1863, in-18, 36 p., 8° Le 77/1289. — République française. Citoyens, Au moment où le sol de la France est envahi par la Prusse et ses vassales... [signé] pour la Fédération des sections parisiennes de l’AIT : Bestetti, Frankel Léo, Franquin, Hamet, Malon, Tolain, etc..., Paris, s.d. (1870), in-fol. 2 pp. Lb 57/647. — Déposition des 2 et 7 août 1871 (Enquête parlementaire sur l’insurrection du 18 mars, op. cit., pp. 419-426. — L’Internationale, discours prononcés à l’Assemblée nationale, séances des 4 et 13 mars 1872, Paris, 1872, in-16, 62 p., 8° Le 90/30. — De la République en travail, conférence, 20 avril 1879, Paris, in-8°, 16 p., 8° Lb 57/7248. — Projet de constitution de la société libérale, égalitaire et fraternelle du travail organisé suivant les principes de la science sociale, Paris, 1881, in-8°, 16 p., 8° R Pièce 1751. — Discours prononcés [par MM. Tolain, Carjat et Burdeau] sur la tombe de Louis Greppo, ancien représentant du peuple, Paris, 1889, in-8°, 24 p., portrait, 8° Ln 27/38443. — Préface à Ledru Alphonse, Commentaire de la loi sur les syndicats professionnels du 21 mars 1884, Paris, 1885, in-18, 8° F 3687.

SOURCES : Arch. PPo., B a/1285. — J. Guillaume, L’Internationale, op. cit., passim. — Fribourg, L’Association internationale des Travailleurs, op. cit. — La Première Internationale (J. Freymond), op. cit. — Répertoire..., vol. I, op. cit.Journal des débats politiques et littéraires, 22 mars 1868.

ICONOGRAPHIE : G. Bourgin, La Commune, 1870-1871, op. cit., p. 44. — Bruhat, Dautry, Tersen, La Commune de 1871, op. cit. p. 39.

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