TRONTIN Jean

Par Daniel Grason, Jean Maitron

Socialiste ; tué en Espagne le 16 octobre 1936 ; volontaire en Espagne républicaine.

Domicilié à Colombes (Seine, Hauts-de-Seine), Jean Trontin avait appartenu à la section socialiste d’Oyonnax (Ain) et milité également à Lyon (Rhône). Il participa aux activités du comité lyonnais Amsterdam-Pleyel. De tendance pivertiste, il se rendit en Espagne dès l’automne 1936, membre du commando Berthomieu de la colonne Durruti, il fut tué à Perdigueras, en Aragon, le 16 octobre 1936.

La section Socialiste SFIO de Colombes lui rendit hommage en une de l’hebdomadaire communiste local, La Voix populaire : « Officier de guerre, notre camarade avait mis dès le début de l’attaque fasciste, sa science militaire à la disposition de nos frères d’Espagne et faisait partie de la Colonne Durruti ». Une souscription fut ouverte pour venir en aide à sa famille.
Le Rayon communiste s’associa « pleinement au deuil de ses camarades socialistes qui est aussi le sien et adresse sa plus fraternelle sympathie à la famille du combattant Trontin tombé sur le front de la Liberté ».

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article133194, notice TRONTIN Jean par Daniel Grason, Jean Maitron, version mise en ligne le 19 mars 2012, dernière modification le 10 octobre 2016.

Par Daniel Grason, Jean Maitron

SOURCES : La Voix du peuple, 7 novembre 1936. – La Voix populaire, 6 novembre 1936. – S. Prezioso, J. Batou et AJ. Rapin, (Sous la dir.), Tant pis si la lutte est cruelle, contribution David Berry, « Les anarchistes français volontaires en Espagne », Syllepse, 2008 – J. Delperrié de Bayac, Les Brigades internationales, Fayard 1968.

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