TREINT Albert, Édouard

Par Michel Dreyfus

Né le 13 février 1889 à Paris (XIe arr.), mort le 25 octobre 1971 à Paris (XXe arr.) ; instituteur, correcteur d’imprimerie puis à nouveau instituteur ; socialiste, communiste, secrétaire général du Parti communiste, exclu en janvier 1928, oppositionnel, socialiste de gauche.

Albert Treint (chapeau) avec son avocat.
Albert Treint (chapeau) avec son avocat.
Photographie de janvier 1923. Il est jugé ainsi que Marcel Cachin, pour "atteinte à la sûreté de l’Etat" pour appel au sabotage de l’occupation de la Ruhr par l’armée française

Engagé par avancement d’appel en 1908 et affecté au 131e RI à Orléans, Albert Treint fut libéré en 1910 avec le grade de sous-lieutenant de réserve. Il devint alors instituteur et fut nommé en octobre à Asnières (Seine). Ce fut au même moment qu’il adhéra à la 19e section socialiste de la Seine. Selon d’autres sources, cette adhésion n’aurait eu lieu qu’en 1912, date à laquelle il fut affecté dans une école rue Ramponneau à Paris (XXe arr). Depuis 1910 il était domicilié à Bois-Colombes ; à partir d’octobre 1913 jusqu’à son décès, il vécut à Paris, 3 rue Carducci (XIXe arr.) tout en ayant également un domicile à Corancy dans la Nièvre.

Mobilisé le 2 août 1914, il servit au 21e RI puis au 41e. En novembre 1915, Albert Treint fut blessé par des éclats d’obus au voisinage des vertèbres cervicales et, selon certaines sources, il aurait été trépané. Il bénéficia alors d’un congé de convalescence au cours duquel il prit la parole en faveur d’une « paix honorable pour tous » au cours de plusieurs réunions organisées par la SFIO. En décembre 1915, il fut détaché au bureau des officiers de service de la Place de Paris et, le même mois, assista, rue de la Grange-aux-Belles, au congrès de la Fédération socialiste de la Seine. Désirant rester dans l’armée, Albert Treint sollicita sa titularisation comme lieutenant en 1916 et fut nommé capitaine le 21 janvier 1917. Il devait être démobilisé le 6 avril 1919. Pensionné de guerre à 50 %, il fut décoré de la Croix de guerre 1914-1918 avec trois citations et reçut en mai 1918 la Légion d’honneur. Ces longues années passées à l’armée lui valurent d’être surnommé par la suite le « capitaine Treint », en raison de ses méthodes autoritaires que beaucoup lui reprochèrent. Comme il le reconnut ultérieurement, Albert Treint aurait même songé, en 1919, à prendre du service comme capitaine en Pologne puis aurait renoncé à ce projet.

Bientôt Albert Treint évolua vers la tendance la plus révolutionnaire du socialisme français. En mai 1919, il participa à la constitution du Comité de la IIIe Internationale dont il devint peu après le secrétaire adjoint. En juin 1919 il reprit son poste d’instituteur rue Ramponneau et fut affecté à l’école de la rue Étienne-Marcel, deux mois plus tard. En décembre 1919, il devint secrétaire adjoint du syndicat des membres de l’Enseignement laïque de la Seine et collabora à son organe, les Semailles. Dès 1920, il présida la 19e section de l’Association républicaine des anciens combattants, fut membre de la commission exécutive de la Fédération de la Seine et membre du comité central de cette organisation dont il avait été l’un des fondateurs. Il assista aux congrès nationaux de Levallois (août 1921) et de Limoges (août 1922) et en juillet 1922, devint le gérant du mensuel ARAC Cependant, dès cette période, il devait principalement se consacrer à l’action politique.

En février 1920, Albert Treint était devenu membre suppléant du conseil d’administration de l’Humanité au moment où la majorité de gauche s’affirmait dans la SFIO. En mars 1920, il signa un « Appel aux socialistes français » prônant l’adhésion à la IIIe Internationale, publié dans le premier numéro du Bulletin communiste auquel il collabora à partir de l’année suivante. Membre de la commission exécutive du Comité de la IIIe Internationale, il signa la motion présentée par le Comité de la IIIe et la fraction Cachin-Frossard, relative à l’affiliation internationale du parti. En octobre, il assista au congrès du Parti socialiste italien à Milan et y prononça un discours. Il fut délégué par la Fédération de la Seine au congrès de Tours (décembre 1920) et se prononça avec vigueur pour la scission. A l’issue du congrès, il fut élu membre du Comité directeur et de la commission de propagande de la Section française de l’Internationale communiste. Dès lors, pendant sept ans, sa vie allait se confondre avec celle du Parti communiste.

Faisant une tournée de propagande dans la Nièvre en mai 1921, Albert Treint fut arrêté à Nevers pour provocation de militaires à la désobéissance et condamné par le Tribunal correctionnel de cette ville à 200 F d’amende, condamnation dont il devait d’ailleurs être acquitté le 23 décembre suivant par la Cour d’appel de Bourges. Ce fut probablement en raison de cette condamnation ainsi que de son activité politique révolutionnaire qu’il fut révoqué en septembre 1921 de ses fonctions d’instituteur qu’il ne devait retrouver qu’en 1936. Devenu permanent du PC et membre de sa tendance de « gauche », il fut délégué au congrès de Marseille (26-31 décembre 1921) à l’issue duquel il fut réélu comme membre suppléant au Comité directeur. Avec ses camarades de tendance Fernand Loriot, Amédée Dunois* et Paul Vaillant-Couturier*, etc, il en démissionna immédiatement pour protester contre l’éviction de Boris Souvarine par la « droite » et le « centre » du parti qui s’étaient unis afin de faire échec à celui qui symbolisait, à leurs yeux, l’autoritarisme et l’ingérence de l’IC. La crise qui couvait à l’intérieur du parti, éclatait ainsi publiquement. Du 21 février au 4 mars 1922, Albert Treint participa à Moscou au Ier Plénum de l’Exécutif élargi de l’IC qui le réintégra dans ses fonctions comme l’ensemble des représentants de la « gauche ». Ce fut au cours de ce plénum que, le 27 février, il défendit de façon très particulière la tactique du Front unique combattue par la majorité de la direction du PC, dans une formule qui passa à la postérité : « Nous nous rapprochons et nous nous éloignons d’eux [les chefs réformistes] alternativement comme la main se rapproche et s’éloigne de la volaille à plumer. » Cette intervention qui eut un grand retentissement et qui provoqua de nombreuses polémiques fut publiée dans le Bulletin communiste du 13 avril.

Au second congrès du PC (Paris, 15-19 octobre 1922), la tendance du « centre », parvint avec le soutien de la « droite », à battre la direction ainsi que les représentants de la « gauche ». Le « centre » décida d’assumer seul la direction du PC. Albert Treint démissionna de ses différentes fonctions le 26 octobre, notamment de la rédaction de l’Humanité mais, avec les autres représentants de la « gauche », il reçut peu après un appui décisif du IVe congrès de l’IC (novembre-décembre 1922) au cours duquel fut négocié un compromis entre le « centre » et la « gauche » au sujet de la composition d’un nouveau Comité directeur. Il fut également décidé que le secrétariat général du parti serait « assuré sur (une) base paritaire par un camarade du centre et un de la gauche », les deux titulaires retenus étant Albert Treint et L.-O. Frossard*. En raison du départ du PC de ce dernier dès le 1er janvier 1923, ce fut Louis Sellier* qui, à l’issue du Comité directeur du 21 janvier 1923, devint secrétaire général, par intérim, à égalité de droits avec Treint qui fut également élu membre du Praesidium de l’IC. Peu de temps auparavant, Albert Treint avait présidé au « gauchissement » de la campagne contre l’occupation de la Ruhr. Du 6 au 9 janvier, il avait représenté le PC en compagnie de Marcel Cachin*, Charles Hueber*, Antoine Ker*, à la Conférence internationale d’Essen tenue avec les communistes allemands contre le « diktat de Versailles ». Pour cette raison, il fut écroué le 11 janvier, inculpé « d’atteinte à la surêté de l’État » en même temps que M. Cachin, Léopold Cazals*, Georges Marrane*, Gaston Monmousseau* et Pierre Semard* puis fut libéré le 7 mai (voir Joseph Tommasi*). Enfin en octobre 1923, le gouvernement le cassa de son grade de capitaine. C’est au cours de cette même année 1923 qu’il aurait mis sur pied un service d’ordre armé auquel, selon P. Robrieux, il n’aurait pas hésité de donner l’ordre de tirer le 11 janvier 1924 lors d’une réunion particulièrement tumultueuse avec les anarchistes, salle de la Grange-aux-Belles.

Rapidement les tensions se multiplièrent à la tête du PC entre ses deux secrétaires si dissemblables par leur personnalité. Alors que Sellier s’occupait des fédérations, Albert Treint avait la haute main sur les délégués régionaux. Il bénéficiait notamment de l’appui de la Fédération de la Seine et de sa principale dirigeante, Suzanne Girault*. Son rapport sur la « réorganisation du Parti » fut adopté par le Comité directeur et publié dans le Bulletin communiste du 12 juillet 1923. Cependant des heurts apparurent à partir de cette période entre la plupart des membres du BP et lui. Le 2 janvier 1924, J. Humbert-Droz le décrivant à Zinoviev comme « le type même du bureaucrate borné et imbu de lui-même », évoquait « la nécessité [de l’] éloigner du secrétariat », dans son intérêt comme dans celui du parti. Lors de la première réunion du Comité directeur qui suivit le congrès de Lyon (20-24 janvier 1924), l’affrontement fut ouvert entre Boris Souvarine et Albert Treint : Souvarine qui combattait maintenant avec vigueur tant ses méthodes de direction que son orientation zinovieviste réussit à le faire écarter du secrétariat général et du Bureau politique. Néanmoins, avec ce même Souvarine, il fut désigné comme représentant du PC auprès du Comité exécutif de l’IC. Et le 17 février suivant, grâce sans doute au prestige et au poids de l’IC, l’orientation défendue par Treint l’emporta au congrès de la Fédération de la Seine par 73 voix contre 60 ce qui renforça sa position à l’intérieur du parti.

Fort du soutien des dirigeants de l’Internationale (Zinoviev, Kamenev et Staline), Albert Treint lia plus étroitement encore son sort politique à celui de S. Girault. Tous deux se firent les champions de « l’unité idéologique » et de la « bolchévisation » du PC. Il attaqua Alfred Rosmer*, et B. Souvarine, qui avait critiqué son article paru dans le Bulletin communiste de mars 1924, voulut obtenir une « rectification » à propos des allégations de Treint. Au cours du même mois il renouvela ses attaques contre la « droite » du parti représentée selon lui par Pierre Monatte, Rosmer et Souvarine en se prononçant non seulement contre la « débolchévisation du Parti russe mais au contraire (pour la) « bolchévisation » de tous les partis communistes ». Dans l’article leader du Bulletin communiste (« Enracinons le Parti dans les usines », 4 avril 1924), il se prononçait, suivant la décision du Comité exécutif de l’IC, pour la « réorganisation du Parti sur la base des cellules ». La bolchévisation qui commença alors à être mise en pratique alla de pair avec l’élimination des oppositions au sein du PC.

Albert Treint participa en juin 1924 au IVe Plénum de l’Exécutif élargi de l’IC avec notamment G. Marrane et J. Tommasi au cours duquel la délégation française mit Souvarine en accusation. Confirmé dans ses fonctions de membre titulaire de l’Exécutif avec Sellier (alors que Guy Jerram*, S. Girault et Jacques Doriot* étaient délégués suppléants), secrétaire du Praesidium de l’Internationale communiste lors de son Ve congrès (17 juin-8 juillet 1924), Albert Treint fut désigné le 22 juillet au Bureau politique par le Comité directeur. Il y poursuivit l’offensive contre la « droite » et, à partir d’août, prit en charge la refonte de l’organisation du parti. Dans un article sur l’unité syndicale internationale, daté de Moscou le 27 août 1924, il présenta cette dernière comme « une offre sincère aux ouvriers réformistes et une manœuvre contre les chefs réformistes » qui permettrait de les démasquer. Dans le cadre de la préparation du IVe congrès du PC (Clichy, 17-21 janvier 1925), il écrivit dans les Cahiers du bolchevisme (21 novembre 1924) l’article leader à la gloire de « notre premier congrès de bolchévisation », « revanche éclatante du léninisme sur toutes les formes de l’opportunisme, de Verfeuil à Frossard, de Frossard à Souvarine ». Il apparut en position de force lors de ce congrès et fut réélu au comité central ainsi qu’aux commissions de propagande et d’informations politiques. Pourtant ce succès apparent cachait, dès cette période, des tensions croissantes au sujet de ses méthodes de travail avec la direction de l’Internationale. Selon Amédée Dunois écrivant à Humbert-Droz, (9 février 1925), Treint était « agité, excentrique, dévoré du désir de jouer un rôle, de parader au premier rang » et Maurice Chambelland le traitait au même moment de « bambocheur ». J. Humbert-Droz, évoque « tous les défauts d’un pion et d’un adjudant ». En mai 1925 il fut candidat du PC aux élections municipales dans le XIVe arr. (quartier Plaisance) et recueillit 4 493 voix.

En raison des changements politiques survenus tant à la tête du Parti russe qu’à la direction de l’IC, les désaccords politiques se multiplièrent, et entraînèrent une modification sensible de sa position au sein du PC. Son déclin commença à partir de la seconde moitié de l’année 1925. Convoqué à Moscou par G. Zinoviev au début de l’année, Albert Treint fut critiqué au sujet des départs de Pierre Monatte et Alfred Rosmer comme pour ses thèses sur la montée du fascisme jugées trop gauchistes. En juillet 1925 la nomination de Maurice Thorez* à la présidence du comité central d’action contre la guerre du Rif, puis les critiques émises par l’IC contre les déviations gauchistes lors de la Conférence nationale extraordinaire du PC (1er-2 décembre), et enfin la défaite de Zinoviev et de la nouvelle Opposition lors du XIVe congrès du Parti bolchevik, tenu également en décembre 1925, furent autant de raisons qui précipitèrent sa chute. Pourtant, lors du Bureau politique du 31 décembre 1925, pour sauver ses fonctions, Albert Treint — à la différence de Suzanne Girault et de G. Marrane — n’avait pas hésité à se rallier à la position majoritaire : « Personnellement, camarades, je me juge suffisamment informé dans la question russe et je me range tout à fait du côté du comité central (...) Nous pouvons dire que l’opposition de Léningrad n’est pas une opposition homogène. C’est une opposition hystérique. On ne peut la baptiser autrement. Évidemment, je parle tout à fait personnellement, mais je pense que dès que les camarades auront en main tous les éléments d’information, il y aura à notre direction un vote unanime. » (BMP, Mfm n° 97, cité par S. Wolikow, Le Parti communiste français et l’Internationale communiste [1925-1933], op. cit., p. 389). Mais lors du comité central du 8 janvier 1926, son attitude fut plus prudente : « La plus haute instance de l’IC, c’est l’Internationale elle-même, mais en attendant que l’Exécutif, puis le congrès de l’Internationale communiste se soient prononcés, nous devons dire que la minorité doit s’incliner devant la majorité et appliquer ses décisions. » (BMP, Mfm n° 141, idem).

Il devait s’écouler un certain délai avant qu’il ne passe véritablement à l’opposition et il ne perdit que progressivement ses responsabilités. Lors de la session du CC élargi (30 janvier-2 février 1926), le rapport sur le Front unique que présenta Albert Treint fut l’occasion pour lui de faire une autocritique sur ses positions passées. Ce fut à l’issue de cette réunion que M. Thorez devint secrétaire à l’organisation. Les « erreurs » commises par A. Treint furent à nouveau relevées lors de la conclusion d’un débat sur la question française tenu dans le cadre du VIe Plénum du Comité exécutif de l’Internationale communiste (17 février-15 mars 1926) où il fut néanmoins réélu membre de son Praesidium. Il y vota toutes les thèses de la majorité. Ce fut au cours de ce Plénum que Staline intervint le 6 mars pour proposer une direction composée de Semard, Jean-Louis Crémet*, Doriot, Monmousseau, mais sans mettre Treint et Suzanne Girault à l’écart. Albert Treint fut d’ailleurs maintenu comme délégué à Moscou du parti et réélu en avril membre du Praesidium de l’Internationale communiste. Selon S. Wolikow : « Le rapprochement ouvert de Staline avec Doriot et Monmousseau et celui, masqué, avec Treint ne se réalise pas subitement, lors des réunions de la commission française, mais représente l’aboutissement d’un processus amorcé depuis plusieurs mois. Doriot a d’abord tenté, sans succès, de mettre en cause la position dirigeante de Semard lors de la Conférence nationale (décembre 1925). Ensuite, associé à Treint, il a pris dans le BP le parti de Staline lors de la discussion sur les divisions du parti russe. » (S. Wolikow, op. cit., p. 219).

Le 13 février 1926, la XIe Chambre des appels correctionnels avait confirmé le jugement rendu le 13 mars 1924 par la XIIe Chambre correctionnelle le condamnant à quatre mois de prison et à 1 000 F d’amende pour « provocation de militaires à la désobéissance », à la suite d’un article paru dans l’Humanité, le 28 novembre 1923.

Avec Suzanne Girault, Albert Treint fut écarté du BP au Ve congrès du PC (Lille, 20-26 juin 1926) mais réélu membre du comité central. Au cours du congrès il s’était attribué avec Doriot la paternité du changement d’orientation de la fin de l’année 1925 : « Avec Suzanne, avec toute l’ancienne direction, avec l’ensemble du parti, j’ai commis des fautes. Mais avec Doriot, j’ai été de ceux qui ont pris l’initiative de les corriger le 2 décembre, malgré les résistances de Suzanne. » Peu après il assista à la IIIe conférence de la Fédération de la Seine du PC puis partit pour Moscou où il travailla plusieurs mois au Comité exécutif. En novembre 1926, lors du VIIe Plénum élargi du Comité exécutif de l’IC, au cours duquel Zinoviev fut contraint de démissionner, Albert Treint fut attaqué personnellement. Bien qu’il fût cependant élu membre de la commission syndicale de la IIIe Internationale, il passa dès lors à l’opposition ouverte. De retour en France en février 1927 il défendit alors les positions de l’Opposition unifiée (Trotsky-Zinoviev) et fut l’un des signataires de la Plate-forme de soutien à cette opposition. En mars 1927, il publia la « lettre de Shanghaï » qui critiquait, en reprenant le point de vue de l’Opposition unifiée, la tactique du Komintern en Chine. De nouveau à Moscou en avril 1927, il aurait selon certaines sources, soutenu, tout en émettant des réserves, les résolutions de Boukharine et de Staline à la session du VIIIe Plénum élargi de l’Exécutif de l’IC (18-30 mai 1927). Mais avec les délégués italiens Ignacio Silone et Palmiro Togliatti ainsi que le Suisse Jules Humbert-Droz, il refusa de voter une résolution contre Trotsky présentée par Staline : pour cette raison la résolution ne fut en définitive pas mise aux voix. Opposé à la direction du parti, il s’abstint lors de la Conférence nationale des 26-28 juin 1927 sur la question de l’Opposition russe mais accepta de voter la résolution générale et curieusement celle sur la question chinoise.

En dernier lieu, Albert Treint rejoignit le courant animée par Suzanne Girault au moment même où, pour faire face aux difficultés engendrées par la répression, il était pressenti pour faire partie du BP intérimaire (BMP, Mfm n° 210). Le Ier août les Cahiers du bolchevisme publièrent une lettre de Treint au Bureau politique du PC datée du 1er juillet 1927 dans laquelle il critiquait les dirigeants de l’IC et du Parti russe tant au sujet de la politique suivie en Chine que sur le Comité anglo-russe et la situation interne au parti russe. On lui avait fait comprendre que sa collaboration en France « n’était plus possible que sur des modalités mineures ». Rendant compte des conversations qu’il avait eues à ce sujet avec Doriot, Semard et Thorez, il se plaignait des « insultes » et des « menaces » proférées à son encontre par Doriot mais tenait à souligner la « cordialité » dont avaient fait preuve à son égard Semard et Thorez. En réponse à cette lettre, la direction du PC prit acte du fait que ses désaccords rendaient désormais impossible sa participation aux instances dirigeantes du parti. Lors d’un comité central du PC, tenu le 3 août, il soutint ouvertement les thèses de l’Opposition russe, attaqua Boukharine et Staline et fut alors blâmé. A la suite d’une discussion avec N. Boukharine et D. Manouilsky, Maurice Thorez en vint à considérer qu’A. Treint était « plus dangereux qu’on le croit généralement » car « il cherche à créer une base oppositionnelle sur les problèmes particuliers du parti français » (lettre à P. Semard, 10 novembre 1927, B.M.P., Mfm n° 219, Serge Wolikow, op. cit.).

La question de l’exclusion de Treint fut débattue, sur la base du rapport de M. Thorez, lors du comité central réuni clandestinement (M. Thorez était recherché) les 8 et 9 novembre 1927, en l’absence de l’intéressé et S. Girault. La décision de les exclure fut alors reportée à une date ultérieure. Entre-temps, Albert Treint dénonça « le stalinisme... c’est-à-dire le système d’étouffement bureaucratique, de teneur administrative dans le Parti russe et dans l’Internationale » contre lequel il fallait combattre sans merci. Selon Doriot qui commenta cette exclusion dans les Cahiers du bolchevisme (n° 84, 15 novembre 1927), « dans ces derniers mois [Treint avait] pris figure de chef de l’opposition en France ». C’est précisément à cette époque qu’il serait directement entré en contact avec les groupes oppositionnels. Il signa un appel au XVe congrès du Parti bolchevik (2-19 décembre 1927), demandant la réintégration des oppositionnels ainsi que l’instauration d’un véritable centralisme démocratique. Enfin il fut définitivement exclu du parti « pour activités fractionnelles » lors de sa conférence nationale du 31 janvier 1928 par 169 voix contre 1 et 4 abstentions en compagnie de S. Girault, Henri Barré* et Madeleine Faussecave*.

Depuis le début de l’année 1927, Albert Treint publiait, avec S. Girault, l’Unité léniniste qui s’inscrivait dans le courant de l’opposition zinovieviste mais qui se différenciait des autres groupes oppositionnels par son refus de toute autocritique, de tout réexamen de sa politique antérieure et notamment de la « bolchévisation ». Il aurait été en relations avec les ex-dirigeants du KPD, R. Fischer et A. Maslow ainsi qu’avec le représentant de l’Opposition russe, I. Piatakov, alors dirigeant de la Banque russe ainsi que de N. Pereverzev, un des organisateurs de l’Opposition de gauche en Europe. Outre Treint et sa femme, le groupe comprenait également S. Girault, son mari Sauvage, son fils Léon Girault*, H. Barré, Louis Béors*, M. Faussecave, Maurice Déglise*, Tchernobelsky* dit Jean-Jacques. Mais L’Unité léniniste connut une grave crise dès mars 1928 date à laquelle Barré et Treint se seraient retirés de son comité de rédaction en raison de « divergences sérieuses » sur l’URSS. Dès cette date Treint et S. Girault auraient donc été en désaccord. L’Unité léniniste interrompit sa publication en mai peu de temps après le ralliement de Zinoviev et Kamenev à Staline en 1928. A cette rupture politique avec S. Girault qui demanda sa réintégration au PC s’ajouta peu après une séparation personnelle : A. Treint aurait alors divorcé d’avec sa première femme en 1929 ou 1930. Selon un rapport de police, celle-ci aurait tenu ultérieurement la librairie de l’immeuble de l’Humanité (rue Montmartre) ouverte depuis six mois environ. De son côté à partir de 1929-1930, A. Treint vécut avec Nelly Rousseau*.

A partir de mai 1928, Albert Treint publia, avec la minorité de L’Unité léniniste (H. Barré, L. Beors, M. Déglise et M. Faussecave), Le Redressement communiste. N’étant plus permanent du PC, se trouvant sans ressources, A. Treint avait créé avec son ami H. Barré une entreprise de frottage de parquets sous la raison sociale « Albert et Henri ». Il devint ensuite correcteur et, à partir d’octobre 1928, travailla au journal L’Information ; il avait été admis au syndicat de cette corporation le 1er juillet 1928. Convoqué par l’Opposition trotskyste le 1er décembre 1928 à une réunion pour s’expliquer sur son rôle dans la « bolchévisation », il se déroba et fut mis en accusation par les membres du Redressement communiste bien que Barré et Déglise eurent tenté — en vain — de le défendre. Il chercha ensuite à se rapprocher de l’opposition trotskyste, et le fit dès le début de 1929 par l’intermédiaire du groupe Contre le courant. Cependant, dès mars 1929, il se plaignait à Trotsky de l’attitude de Maurice Paz et Magdeleine Paz à son égard qui, selon lui, « voulaient l’isoler ». De son côté, Rosmer écrivait à Trotsky le 16 avril 1929 : « On n’oublie pas et on craint beaucoup son voisinage. » Les divergences du passé ayant laissé des traces, il fut tenu à l’écart du lancement de La Vérité le 15 août 1929. Le groupe du Redressement communiste ne fut associé officiellement à l’activité de la Ligue communiste qu’à partir de 1931 et non sans réserves ; le 24 juillet 1931, Albert Treint signait avec H. Barré et J.-J. Tchernobelsky, au nom du comité du Redressement communiste, une lettre à Trotsky dans laquelle était critiqué le choix de Rosmer comme dirigeant du nouvel organe de la Ligue. Finalement en septembre 1931, Treint vint à Prinkipo, sans doute avec Nelly Rousseau, et eut des discussions avec Trotsky pendant près d’un mois à l’issue desquelles, de retour en France, il décida avec son petit groupe d’adhérer à la Ligue communiste en octobre. Il assista à son premier congrès à l’issue duquel deux membres provenant de Redressement communiste furent élus à la Commission exécutive ainsi composée : Raymond Molinier*, Pierre Frank, Pierre Naville*, Blasco*, Yvan Craipeau*, Marc Chirik*, Treint. Ce dernier parla au nom de la Ligue communiste dans plusieurs meetings et écrivit quelques articles dans son organe, La Vérité. Mais il devait en démissionner dès mai 1932, des divergences étant survenues entre Trotsky et la majorité de la Ligue communiste d’une part et les militants proches de lui tant sur l’analyse de l’URSS que sur la question du Front unique en Allemagne. En effet Treint considérait alors la Ligue comme « une société d’éditions des œuvres de Trotsky ».

Tout en se prononçant alors pour la démocratie syndicale — il signa une déclaration en ce sens dans le Travailleur (n° 61, 15 juillet 1933) — Albert Treint anima alors durant la même période une formation sans doute des plus réduites, l’Effort communiste, qui entra en contact avec le groupe allemand du Leninbund dont le principal animateur était le communiste Hugo Urbahns. Après avoir défendu des positions proches de celles de l’Opposition de gauche trotskyste, ce groupe s’était séparé d’elle en 1929 en raison de divergences d’analyses sur le conflit frontalier sino-soviétique : contrairement à Trotsky, il estimait que l’Union soviétique n’était plus un État ouvrier en voie de dégénérescence mais un nouvel impérialisme. En avril 1933, ce point de vue fut développé dans un texte rédigé par Simone Weil (Œuvres complètes, t. II). Cette initiative fit l’objet d’une critique dans La Vérité du 14 avril 1933. Le Leninbund et l’Effort communiste furent présents — ce dernier en tant qu’observateur — à la conférence des partis socialistes indépendants et de certains groupes communistes oppositionnels et dissidents, tenue à Paris les 27-28 août 1933. L’Opposition de gauche trotskyste, le Parti socialiste ouvrier d’Allemagne (SAP) et deux partis socialistes hollandais s’y prononcèrent en faveur d’une IVe Internationale mais ne furent pas suivis sur ce terrain par la majorité des organisations participantes à la conférence. Le Leninbund estima que cette proposition ne pouvait que « discréditer l’idée même de la nouvelle et nécessaire Internationale ». Sa déclaration fut signée le 29 janvier 1934 par le groupe de l’Effort communiste ainsi que le groupe italien de la Renaissance communiste lors d’une réunion commune tenue à Paris.

Deux mois plus tard, le 26 mars 1934 le groupe de l’Effort communiste, animé par Albert Treint, et Nelly Rousseau auquel appartenaient également E. Le Trouit, T. Leibot, Jacques Surier* demanda son adhésion au Parti socialiste SFIO Le 5 juillet 1934 dans une « mise au point nécessaire », A. Treint estimait que « plus le Parti socialiste s’orientera vers une politique révolutionnaire, plus il gagnera la confiance des travailleurs dans le combat pour le renversement du capitalisme et l’instauration de la dictature prolétarienne ». Au sein de la SFIO ce groupe très restreint anima une tendance, La Lutte finale (et publia un bulletin ronéoté du même nom) dont il fut le porte-parole au congrès extraordinaire de l’Entente de la Seine des Jeunesses socialistes, le 17 novembre 1935. A. Treint milita ensuite dans la XVe section de la SFIO, celle de Marceau Pivert. Quelques mois plus tôt il était intervenu lors de la Conférence nationale contre la guerre et l’union sacrée à Saint-Denis (10-11 août 1935) en protestation contre le Pacte Laval-Staline.

Le 20 septembre 1935, Albert Treint participa à Paris à la réunion constitutive de la Gauche révolutionnaire. La discussion porta notamment sur les rapports à entretenir avec le Groupe bolchevik-léniniste qui était alors en passe d’être exclu de la SFIO Treint intervint pour démontrer que l’exclusion des Jeunesses socialistes n’était que la première étape d’une répression visant toute la « gauche » du parti et proposa la constitution d’un cartel des tendances menacées que lierait une discipline commune. Mais si cette proposition fut acceptée par le GBL, elle fut refusée par la majorité des participants qui se prononcèrent pour la constitution d’une véritable tendance dont la plate-forme fut rédigée et adoptée sur le champ. Il semble que A. Treint ait milité à la Gauche révolutionnaire jusqu’à sa dissolution par le Conseil national de la SFIO réuni à Puteaux le 18 avril 1937 mais qu’il n’ait pas rejoint ensuite le PSOP même si son nom aurait été proposé avec celui de Maurice Juncker et de Villate, fin octobre 1938, pour une sorte de mission de « bons offices » entre le PSOP et le Parti ouvrier internationaliste (section française de la IVe Internationale). Quoi qu’il en soit, l’affaire n’alla pas plus loin. En 1935-1936, Treint avait également collaboré de façon très régulière au Cercle d’études marxistes de Courbevoie où les militants de l’Union communiste groupés autour de Gaston Davoust avec lequel il avait sympathisé, étaient influents. Lors d’une réunion de ce Cercle, il défendit en 1936 l’opinion selon laquelle dominait en URSS une nouvelle classe sociale formée de quelques millions de bureaucrates.

Le 15 juillet 1936, grâce à l’intervention de Jean Zay, ministre de l’Éducation nationale, Albert Treint fut réintégré dans l’enseignement et il démissionna du syndicat des correcteurs peu après en août. Jusqu’à la Seconde Guerre il milita alors au Syndicat national des instituteurs et participa, à l’intérieur de la CGT, au Cercle syndicaliste « Lutte de classe », créé au début de 1937. On le retrouve ensuite avec la « minorité révolutionnaire » du PUP qui autour de Maurice Juncker refusa en 1937 le ralliement de fait de ce parti à la SFIO Selon une déclaration signée A. Treint, Badis, Marcel Perussy* et M. Juncker, il fallait « continuer le parti [le PUP] en lui donnant une politique nettement révolutionnaire, rassembler les forces de l’unité socialiste et préparer une fédération des forces révolutionnaires à tendances anticapitalistes ». Cette minorité du PUP adhéra au Bureau international d’unité socialiste révolutionnaire, plus connu sous le nom de Bureau de Londres et participa à une conférence internationale de cette organisation tenue à Paris (19-24 février 1938). A. Treint y fut-il personnellement présent ? Selon le rapport sur le trotskisme remis au bureau politique du Parti communiste, le 28 juillet 1938, Albert Treint était désigné comme un des artisans du rapprochement entre les militants du Parti socialiste ouvrier et paysan et les « amis de L’École émancipée ». Il était l’auteur d’un projet de motion condamnant le soutien du Parti communiste et de la CGT au Front populaire, le lancement d’un emprunt de guerre et préconisant « un syndicalisme de construction », la « réunion des états généraux du travail et de la transformation sociale ».

En mars 1940, Albert Treint fut détaché pour raisons de santé au préventorium des PTT de Saint-Perotin (Yonne) et, le 6 février 1941, fut admis à faire valoir ses droits à la retraite. On ne sait s’il participa ou non à la Résistance. Il fut probablement un temps réfugié à Corancy avec son frère qui vivait et travaillait à Paris dans une entreprise de transports, selon les souvenirs du dirigeant communiste Georges Beaugrand* qui le rencontra alors dans la Nièvre en 1941. Il ne semblait plus avoir d’activité politique. Selon plusieurs sources, devenu commandant dans l’armée française en 1945, il participa à l’occupation d’Innsbrück (Autriche).
Marié le 23 novembre 1910 à Bois-Colombes (Seine) avec Marie-Louise Colinest dont il avait divorcé, Albert Treint était père d’un garçon. Séparé, A. Treint s’était remarié en 1946 et ne fit plus parler de lui par la suite jusqu’à sa mort.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article133067, notice TREINT Albert, Édouard par Michel Dreyfus, version mise en ligne le 30 novembre 2010, dernière modification le 26 juin 2019.

Par Michel Dreyfus

Albert Treint (chapeau) avec son avocat.
Albert Treint (chapeau) avec son avocat.
Photographie de janvier 1923. Il est jugé ainsi que Marcel Cachin, pour "atteinte à la sûreté de l’Etat" pour appel au sabotage de l’occupation de la Ruhr par l’armée française
Albert Treint, photo utilisée par <em>l’Humanité</em>
Albert Treint, photo utilisée par l’Humanité

ŒUVRE : Le Militarisme français à l’œuvre au Maroc, Lib. de l’Humanité, 1925. — « La Vérité sur la Chine », L’Unité léniniste, 1927. — « Pour déchiffrer l’énigme russe » (3 fasc.), L’Effort communiste, s.d. — « Capitalisme d’État et IVe Internationale », L’Effort communiste, 1933. — Où en sommes nous ? (Recueil d’articles), 1934. — « Où va la France ? Après la semaine des émeutes sanglantes », La Lutte finale, 1934. — « Les Mystères du front unique », La Lutte finale, 1934. — Documents sur la Commune (Ier fasc.) : Thiers et Bismarck, La Lutte finale, s.d.

SOURCES : RGASPI, 495/19/398, 517/1/1884. — Recherches de M. Pantéleiev. — Arch. Nat. F7/13091, 13586. — Arch. Trotsky, Harvard, Documents d’exil n° 5520, 5521, 5523, 5527, 5531, 5532. — Arch. R. Lefeuvre, B.D.I.C. — Arch. Jean Maitron (fiche Batal). — Bulletin communiste, 1920-1924. — L’Humanité, passim. et notamment 22 avril 1925. — Cahiers du bolchevisme, passim et notamment n° 57 (15 septembre 1926) ; n° 69 (1er avril 1927) ; n° 77, (1er août 1927) ; n° 84 (15 novembre 1927) ; n° (15 mars 1928). — La Révolution prolétarienne, passim. — Contre le courant, passim.La Vérité, passim. — Révolution, décembre 1935. — L’Internationale, 20 juin 1936. — La Lutte ouvrière, 19 février 1937. — La Commune, 13 décembre 1935. — L’Unité révolutionnaire, 3 janvier 1938. — A new hope for World socialism, Londres, International Bureau for Socialist Unity, 1938. — Cahiers Maurice Thorez, n° 6 (34), 1974 ; 2e trimestre 1978. — G. Beaugrand, Souvenirs inédits (CRHMSS). — Yves Blondeau, Le syndicat des correcteurs de Paris et de la région parisienne, 1818-1973, supplément au Bulletin des Correcteurs, n° 99 1973. — Michel Dreyfus, Bureau de Londres ou IVe Internationale ? Socialistes de gauche et trotskystes en Europe (1933-1940), Thèse de 3e cycle, Paris I, 1979. — Jules Humbert-Droz, Origines et débuts des Partis communistes des pays latins, 1919-1923, Dordrecht, 1970. — Maurice Jaquier, Simple militant, Paris, Denoël, « Lettres nouvelles » 1974. — Jean-Paul Joubert, Marceau Pivert et le pivertisme. Révolutionnaires de la SFIO, Paris, Presses de la Fondation nationale des sciences pollitiques, 1977. — Jean Rabaut, Tout est possible.. Les « gauchistes français, 1929-1944 », Paris, Denoël, 1974. — Philippe Robrieux, Histoire intérieure du Parti communiste, t. 4 : Biographies, chronologie, bibliographie (1920-1982), Fayard, 1984. — Serge Wolikow, Le Parti communiste français et l’Internationale communiste (1925-1933), Thèse d’État, Paris VIII, 1990. — Aurélien Durr, Albert Treint : itinéraire politique (1914-1939), thèse de doctorat d’histoire, université de Paris XII. - Témoignage de M. Chirik. — Notes de J.-M. Brabant, Jacques Girault, Jean Maitron et J. Raymond.

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