SERRET Gilbert, Joseph, Auguste. Pseudonyme : MALAURIE Jean

Par Vincent Présumey

Né le 9 décembre 1902 à Saint-Montant (Ardèche), mort très vraisemblablement assassiné le 30 juin 1943 à Balazuc (Ardèche) ; instituteur ; militant syndicaliste révolutionnaire ; militant communiste antistalinien.

Gilbert et France Serret
Gilbert et France Serret
Vincent Présumey, Gilbert Serret, op. cit.

Né dans une famille républicaine et anticléricale, fils d’un garde des Eaux et Forêts et d’une mère couturière-lingère, Gilbert Serret était l’aîné de quatre enfants. Après l’obtention du Certificat d’études primaires, il fut hébergé quelque temps par une tante à Saint-Étienne où il suivit les cours de l’école primaire supérieure puis il revint à Saint-Montan et chaque matin, à bicyclette, fit les dix kilomètres qui le séparaient de l’EPS de Bourg-Saint-Andéol.

Reçu à l’École normale d’instituteurs de Privas en 1918, il en sortit premier en 1921 après s’être montré excellent élève durant toute sa scolarité. À l’ENI, commença son engagement militant, avant même toute affiliation : il fit partie de la génération marquée par la guerre qui voulait comprendre pourquoi cette guerre et agir pour que cela ne recommence pas. Il eut pour professeur Élie Reynier, éminente figure du monde enseignant, du syndicalisme, des recherches historiques et géographiques, et de la Ligue des Droits de l’Homme en Ardèche, dont il devint définitivement l’ami et le camarade, sans accord systématique. Gilbert Serret s’inséra ainsi dans le mouvement syndical ardéchois et dans la Fédération unitaire de l’Enseignement (FUE) à partir de son affiliation à la CGTU en 1921, alors la principale force syndicale dans les écoles publiques ardéchoises.

A sa sortie de l’ENI, Gilbert Serret participa à son congrès fédéral de Paris en août 1921. Il débuta sur un poste de stagiaire à Saint-Cirgues-en-Montagnes, affectation qui ne semblait pas correspondre à son rang de sortie (premier) mais plutôt à un acte de défiance administrative à son égard. Après une brève affectation à Beauchastel, il partit faire son service militaire dans l’infanterie à Sarrebrück (novembre 1922-fin avril ou début mai 1924). En 1923, durant son service militaire, il adhéra au Parti communiste, au moment même où celui-ci combattait l’occupation de la Ruhr.

A son retour, Gilbert Serret fut titularisé alors qu’il était en poste à Ajoux, dans la région de Privas, et il fut nommé au cours complémentaire du Pouzin, dans la vallée du Rhône, au 1er octobre 1924. L’institutrice France Dérouret qu’il épousa le 5 septembre 1925 à Grospierres (Ardèche), fut affectée dans la même école. Ils eurent un fils en 1929.

Gilbert Serret, militant actif dans la vallée du Rhône, organisa la cellule communiste de La Voulte et mena campagne contre la guerre du Maroc. France Serret, comme Elie Reynier, n’adhéra pas au Parti communiste, ce qui n’altéra pas l’harmonie de ce couple militant et ne signifiait pas identité systématique de vue ; dorénavant on les désigna comme « les Serret ».

Si Gilbert Serret fut un enseignant et un éducateur à l’égard des enfants qui lui furent confiés, il le fut aussi d’une façon plus générale vis-à-vis de ses collègues et camarades de l’enseignement et, au-delà, du peuple ouvrier. Militant il l’était dès l’ENI et il le fut sa vie durant. Il le fut d’une manière « compréhensive » et empathique, voulant connaître et échanger avec les ouvriers ainsi qu’avec les paysans. La chasse et la pêche furent toujours des activités importantes à ses yeux et les allusions cynégétiques ne manquèrent pas dans ses articles !

En 1927, les Serret furent affectés au cours complémentaire de Vallon Pont d’Arc où il enseigna les mathématiques.

En 1926, Gilbert participa à nouveau à un congrès fédéral, à Grenoble. En 1928, élu délégué du personnel au Conseil départemental de l’enseignement primaire, il devint secrétaire départemental du syndicat des institutrices et instituteurs d’Ardèche et responsable de son bulletin, L’Émancipation. A l’été 1929, il participa au congrès national de Besançon de la FUE et entra dans son bureau fédéral en tant que secrétaire corporatif, à la suite à la campagne qu’il avait impulsée, avec son épouse, contre le délabrement matériel des cours complémentaires des écoles primaires.

En 1929, les Serret furent nommés à l’école de Saint-Montan, où ils y enseignèrent pendant huit années, marquant la population, laissant un souvenir vivant et affectueux parmi leurs anciens élèves, dont certains disaient encore qu’ils n’avaient jamais remarqué la moindre « influence politique » dans leur enseignement, bien qu’ils aient animé le mouvement ouvrier local, exercé une influence intellectuelle et aussi rencontré la défiance de milieux cléricaux virulents.

Gilbert Serret étendit son action au-delà du cadre corporatif. Il appartint à l’Union locale unitaire du Teil et à sa commission administrative de même qu’à l’UD-CGTU Drôme-Ardèche. Chaque année, il prenait part comme orateur aux meetings du Premier Mai, s’adressant aux cheminots et métallurgistes du Teil, aux ouvriers du Textile et cheminots de La Voulte, aux chaufourniers de Cruas, aux céramistes de Bourg-Saint-Andéol, aux fonctionnaires de Privas.

Membre de la FUE, il appartint au bureau fédéral comme secrétaire corporatif en 1929 puis assura le secrétariat de la fédération de 1930 à 1932. Sa prise de responsabilité nationale dans la Fédération se produisit alors que le Parti communiste voulait imposer l’orientation « ultra-gauchiste » de l’Internationale alors que des militants voulaient continuer à défendre l’autonomie de décision dans le cadre syndical. Se constitua dans la Fédération un « noyau », formé de quelques responsables correspondant entre eux, faisant circuler des « cahiers roulants » de lettres successives. Au congrès de Marseille (été 1930), la direction du Parti communiste suscita contre cette équipe la création de la « Minorité Oppositionnelle Révolutionnaire ». Le « noyau » garda la direction de la FUE et porta à sa tête comme secrétaire général, Gilbert Serret, élu par 109 voix contre 63, avec 37 abstentions.

Devenu un adversaire politique du parti, il se réclamait toujours du communisme. Ses articles, dans l’organe national de la Fédération, L’Ecole émancipée, abordèrent la question de l’URSS et de son régime, surtout après 1933. Il approuva les reportages de Simone Weil, connue lors des congrès et avec laquelle il entretint désormais une correspondance sur la montée du nazisme en Allemagne, soulignant la responsabilité de Staline et du Parti communiste allemand.

Sur le plan confédéral, Gilbert Serret fut délégué et intervint dans trois congrès CGTU : Bordeaux (1927), Paris (1931) où il traita de l’unité syndicale qui supposait selon lui fidélité à la lutte de classes, le respect de la démocratie syndicale et du droit à l’organisation des tendances, Paris-Huygens (1933).

Comme secrétaire national de sa Fédération de 1930 à 1932, secrétaire de la tendance « Majorité Fédérale » en 1932-1934, étant désormais une figure connue nationalement, il fut en première ligne dans la lutte contre la direction de la CGTU, cherchant à organiser une opposition sans pour autant se réclamer de la charte d’Amiens ou du syndicalisme révolutionnaire. Lors du congrès CGTU de Paris en 1931, il intervint en faveur de l’unité syndicale tout en précisant que celle-ci devait se faire sur la base de la lutte des classes, et en faveur du droit des tendances à s’organiser et s’exprimer. Il fut l’un des principaux animateurs des congrès fédéraux de l’enseignement CGTU (Limoges 1931, Bordeaux 1932, Reims 1933 où il est rapporteur sur la question de la guerre, Montpellier 1934 où il est rapporteur sur le même sujet, et Angers 1935). Il fut en outre désigné, avec deux autres enseignants français pour faire partie de la direction de l’Internationale des Travailleurs de l’Enseignement, à laquelle il ne participa pas.

En août 1931 Gibert Serret fut convoqué à Moscou par la direction de l’Internationale Syndicale Rouge, en même temps que Maurice Dommanget et Jean Aulas, ainsi que Jean Cornec pour la tendance Ligue Syndicaliste (se réclamant de la charte d’Amiens à la différence de Serret et ses camarades de la Majorité fédérale, se considérant comme communistes). Alors que d’autres oppositionnels dans les fédérations CGTU purent faire le voyage, celui des instituteurs se termina à Berlin dans la clandestinité et sans passeports, dans une ville parcourue de manifestations nazies. Le récit de cette équipée, non dénué d’humour, fut rédigé par Cornec en accord avec les autres protagonistes et publié plus tard en annexe de la biographie de ses parents par son fils Jean Cornec. A partir de 1934, la position de G. Serret sur l’URSS se durcit de façon définitive : pour lui, il s’agissait d’un régime césarien n’ayant rien « d’ouvrier ». Il fut sur ce sujet plus proche de son ami et correspondant Gaston Davoust, animateur du groupe Union Communiste, que des trotskystes comme Pierre Naville avec lequel il était également en correspondance.

En août 1932, lors du congrès international d’Amsterdam contre la guerre et le fascisme, Gilbert Serret organisa un regroupement d’enseignants français, allemands, tchécoslovaques, anglais, roumains, belges. Fin 1933-début 1934, son activité unitaire antifasciste s’intensifia en Ardèche : il anima le comité Amsterdam-Pleyel local qui se fonda bientôt dans la section départementale du Comité de vigilance des intellectuels antifascistes présidé Elie Reynier, et, de concert avec la Ligue des Droits de l’Homme influencée par ce dernier, il organisa le « front unique antifasciste » en y associant la SFIO alors même que le Parte communiste était réticent.

En mars 1934 le fils des Serret mourut d’une méningite foudroyante. La santé mentale de son père en parut altérée et son épouse l’aida. Ils demandèrent à quitter le poste double de l’école de Saint-Montan, et n’obtinrent leur affectation à Lablachère qu’à compter du 1er octobre 1938.

Toutefois, l’activité militante de Gilbert Serret reprit très vite de façon redoublée. Le 11 juin 1933 et le 15 avril 1934, il défila à la tête de manifestations à Annonay contre les congrès de l’Union nationale des Anciens Combattants. Le 11 juin 1934, avec Reynier, il organisa une contre-manifestation à Privas contre la venue d’Émile Henriot. Il impulsa des contre-manifestations ou des manifestations antifascistes dans diverses localités, comme Les Vans ou Saint-Paul-le-Jeune. L’unité se refaisait avec les communistes dans ces actions, dont un autre organisateur départemental était son frère cadet Aimé Serret, alors secrétaire des Amis de l’Union Soviétique d’Ardèche, avec qui il était resté en bons termes. En octobre 1934, l’organe des Croix-de-Feu, Le Flambeau, publia une lettre à Serret et aux « mauvais français, métèques en tous genres » qui constituaient une menace de mort explicite. Gilbert Serret reçut aussi des lettres le menaçant de mort auxquelles il répondit dans L’Ecole émancipée du 4 novembre 1934.

Le 8 août 1934, par un détour sur le chemin de retour du congrès fédéral de Montpellier, les Serret furent parmi les principaux protagonistes d’un entretien clandestin avec Léon Trotsky, à Noyarey dans l’Isère. A la recherche d’un lieu de résidence en France, Trotsky avait envisagé sérieusement de loger chez les Serret, mais la préfecture ardéchoise avait fait opposition. Durant cet entretien, Trotsky tenta de convaincre le noyau de la Fédération de fusionner tout de suite avec la CGT et d’entrer dans la SFIO pour éviter tout isolement et toucher les masses, en particulier les masses paysannes. Serret et ses camarades ne le suivirent pas dans ces choix politiques et syndicaux, mais furent sensibles à l’insistance mise par lui sur le rôle des instituteurs révolutionnaires vis-à-vis de la paysannerie. Serret rapporta sur cette question au dernier congrès de la Fédération, à Angers l’année suivante. Son rapport, publié en brochure sous le titre La question agraire devant le corps enseignant, associait l’analyse marxiste orthodoxe condamnant la petite paysannerie et la sensibilité proprement paysanne de Serret, qui évoqua la récolte des amandes ou prit la défense du Clinton, « cépage prolétarien ».

La signature du pacte Laval-Staline, en mai 1935, constitua une confirmation et une cassure. Serret joua un rôle de premier plan dans la tentative d’unir tous les courants communistes antistaliniens, socialistes révolutionnaires, syndicalistes, anarchistes, pacifistes en un mouvement unitaire contre la guerre, le fascisme et l’union sacrée. Il fut un l’auteur du rapport d’ensemble sur les quatre points à l’ordre-du-jour à la conférence de Saint-Denis contre la guerre et l’union sacrée qui se tient, les 10-11 août 1935.

Gilbert Serret fut un opposant de gauche au Front populaire. La fusion syndicale fit de l’ancienne FUE une simple tendance dans le Syndicat national des instituteurs. La coopérative des « Amis de l’Ecole émancipée » eut Serret comme porte-parole aux congrès du SNI. Pour garantir la mémoire de la FUE, il travailla avec Maurice Dommanget, Louis Bouët, Jean Aulas et François Bernard à une importante Histoire de la Fédération.

Membre de la commission administrative de l’Union Locale CGT du Teil, Serret s’était, depuis 1936, impliqué fortement dans l’aide aux ouvriers ardéchois. En 1937, il appuya les mouvements de grèves des cimentiers-céramistes de Bourg-Saint-Andéol, des chaufourniers de Lafarge (grève avec occupation d’usine), des ouvriers du Textile de Privas. Il aida à la création du syndicat CGT des chaux et ciments Lafarge, consacrant à cette entreprise une « monographie sociale » publiée en brochure en février 1938.

Dans la CGT réunifiée, Serret et ses camarades firent bloc avec une partie des syndicalistes révolutionnaires et des anarchistes, dans le cadre des Cercles syndicalistes Lutte de classe. Au congrès confédéral de Nantes (14-17 novembre 1938), il en fut le porte-parole, délégué par les sections du SNI d’Ardèche, de la Drôme, du Rhône, de la Loire et de la Haute-Loire. Il intervint sur le triple et unique problème : Front populaire, antifascisme, guerre. Après avoir déclaré que ses amis et lui-même voteraient contre le rapport financier et contre le rapport moral, marquant ainsi leur complète désapprobation de l’action de la CGT, Gilbert Serret s’exprima en ces termes : la CGT doit « rompre immédiatement et sans délai avec cette pourriture électorale qu’on appelle le Front populaire. Nous considérons que le mouvement syndical se déshonorerait s’il continuait une seconde de plus à participer à cette comédie infecte qui nous a conduits à la situation actuelle extrêmement grave du point de vue matériel et qui a failli nous mener à la guerre en septembre dernier » et cela « par la grâce des staliniens, de la CGT, des socialistes et de la réaction radicale ». Gilbert Serret condamnait « a collusion de la CGT avec le gouvernement bourgeois », « les comités et les cours d’arbitrage », « le Conseil national économique, organe de la bourgeoisie » de même que le « BIT, organe du capitalisme international ». Il lui paraissait urgent « de substituer à la duperie et à l’inaction politicienne l’action virile d’une CGT s’inspirant de la lutte des classes ». Quant à la guerre, alors si menaçante, il affirmait la condamner dans tous les cas « même si elle se présente sous le masque de la lutte des démocraties contre le fascisme ». Réprouvant « l’attitude actuelle de ceux qui ont adopté le drapeau tricolore, qui ont collé la Marseillaise à l’Internationale, qui ont tendu la main à l’Église et redoré son blason, qui ont essayé de réaliser le Front des Français avec M. Paul Reynaud en août 1936 », s’attaquant tout à la fois aux réformistes et aux communistes, il s’en prenait à la CGT « inféodée au parlementarisme, d’une part, et, d’autre part, colonisée par le parti stalinien ». Pour terminer, après s’être affirmé pour l’indépendance du syndicalisme, il se prononçait pour la rupture de la CGT avec le Front populaire, pour un programme d’action ouvrière et un retour aux traditions et aspirations du syndicalisme de lutte de classe. « La CGT fera reculer la guerre, en affaiblissant le capitalisme » et, concluait-il, se refusant à toute guerre impérialiste, la CGT déclarait que « pendant et après la mobilisation, la lutte de classe continue ». La motion Serret recueillit 121 voix sur un total de 25 204 mandats. Il s’étonna de ce score dans L’Émancipation, bulletin du SNI ardéchois, de décembre 1938, qui ne représentait que le tiers des voix sur lesquelles il avait été mandaté pour intervenir, voix venant uniquement du SNI alors que des sections de métallurgistes, de techniciens et du bâtiment le soutenaient aussi. Il laissait entendre que les mandats avaient forcément été truqués.

À la veille de la Seconde Guerre mondiale, Gilbert Serret apparaissait comme une figure de dimension nationale, voire en partie internationale tout en étant resté un petit instituteur ancré dans son territoire. Dans la plus grande discrétion, les Serret hébergèrent la veuve et les enfants d’un docker de Gijon tué aux combats de la guerre d’Espagne, en 1937. Quand éclata la guerre, Gilbert Serret, mobilisé en septembre 1939 à Nancy, évacué au camp de Sissonne, fut réformé après une chute accidentelle. En 1940, les Serret accueillirent chez eux Carmen Littwak, fille de militants communistes allemands (père juif) internés dans un camp de concentration pour réfugiés espagnols après avoir participé aux Brigades internationales.

En octobre 1940, le préfet de l’Ardèche s’adressa à l’Inspecteur d’Académie pour en savoir plus sur Serret, « communiste notoire ». La réponse de l’IA mit en valeur ses mérites professionnels. En janvier 1941, lors de l’arrivée d’un nouveau préfet, la Légion Française des Combattants par lettre l’accusa de n’avoir pas lu les discours du maréchal Pétain lors de la rentrée scolaire. Avec son épouse, il fut déplacé d’office en Haute-Loire, lui à Saint-Vénérand, elle au hameau de Romagnac alors qu’il était malade. Ils cherchèrent à revenir en Ardèche. À la rentrée d’octobre 1941, les Serret, affectés à Taulhac, à proximité du Puy-en-Velay, purent reprendre des relations avec de futurs responsables communistes et francs-tireurs. Après l’annulation de leur déplacement d’office, ils furent affectés à la rentrée 1942 sur un poste considéré comme déshérité à Balazuc. Ils refusèrent d’adhérer au groupement professionnel « Au Travail » mis en place par le gouvernement.

Le soir du 30 juin 1943, Gilbert Serret, qui pêchait dans la rivière, fut retrouvé noyé pour des raisons non élucidées (accident, assassinat des services policiers agissant sous la pression et à la demande de la Milice, crime stalinien).

Ses obsèques se déroulèrent à Grospierres. A l’occasion des obsèques de la mère de Serret en 1950, le maire communiste du Teil, Joseph Thibon, évoqua « l’ardent militant qui était si aimé de toute la classe ouvrière de toute la vallée du Rhône et si redouté de tous les fascistes du coin ».

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article131076, notice SERRET Gilbert, Joseph, Auguste. Pseudonyme : MALAURIE Jean par Vincent Présumey, version mise en ligne le 30 novembre 2010, dernière modification le 18 mai 2015.

Par Vincent Présumey

Gilbert et France Serret
Gilbert et France Serret
Vincent Présumey, Gilbert Serret, op. cit.

ŒUVRE : Le problème agraire et paysan devant le corps enseignant, Éd. de l’École émancipée, 1936 — Chaux et ciments de Lafarge, monographie sociale, Nîmes, Éd. de L’Émancipation,
 1938. — En collaboration avec F. Bernard, L. Bouët, M. Dommanget, Le Syndicalisme dans l’enseignement, Histoire de la Fédération de l’enseignement et du syndicalisme universitaire, Avignon, édition de l’École émancipée, s.d. [2 fasc.]. “Lou perdigaou“, nouvelle dans Le Chasseur français, n° 601, septembre 1941.

SOURCES : RGASPI, 534/6/110. — DBMOF, notice par Jean Maitron. — Archives de France Serret aimablement communiquées par Françoise Rochet-Brunel et Claude Brunel. — Archives d’Elie Reynier aimablement communiquées par Marguerite Chasson-Présumey. — Documents des Archives départementales de l’Ardèche aimablement communiqués par Alain Fambon. — Mémoires d’Ardèche et Temps Présent (MATP) : n° spécial sur Gilbert Serret par Vincent Présumey, 2014, n° 61-I et 61-II sur Elie Reynier, 15 février 1999, n° 109 du 15 février 2011 sur L’Ardèche surveillée. — Louis Bouët, Les militants du syndicalisme universitaire. Ceux de la relève, édition de l’École émancipée, Avignon, s.d. — Louis Bouet, Trente ans de combat syndicaliste et pacifiste, L’Amitié par le Livre, s.d. (1973). [Icon.]. — Congrès confédéral de Nantes 1938, édition de la CGT, s.d., 558 p. (cf. p. 161-171). — Loïc Le Bars, La Fédération Unitaire de l’Enseignement (1919-1935) Aux origines du syndicalisme enseignant, Paris, Syllepse, 2005 — Eric Darrieux, Instituteurs ardéchois dans la crise des années 30, éditions MATP, 2000. — Jean Cornec, Josette et Jean Cornec, instituteurs. De la hutte à la lutte 1886-1980, Paris, Clancier-Guénaut, 1981. — Simone Pétrement, Vie de Simone Weil, Paris, Fayard, 1997, en particulier vol. 1, p. 304 et pp. 402-403. — Pierre Broué, Trotsky, Paris, Fayard, pp. 794 et 801. — Réponses de France Serret à l’enquête de Jacques Girault (1975). — Vincent Présumey, Gilbert Serret (1902-1943) instituteur ardéchois, syndicaliste et révolutionnaire, Mémoire d’Ardèche et Temps présent, 2014.
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ICONOGRAPHIE : Louis Bouët, Trente ans de combat syndicaliste et pacifiste, L’Amitié par le Livre, s.d. (1973).

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