SEGONDS Maurice

Par Jean-Pierre Besse, Gilles Morin

Né le 24 février 1911 à Rieupeyroux (Aveyron), mort le 28 mai 1989 à Beauvais (Oise) ; employé des PTT ; militant syndicaliste CGT ; militant des JS puis socialiste SFIO ; résistant ; conseiller général de Nivilliers (Oise).

Fils d’un laboureur, Maurice Segonds fut orphelin de père à cinq ans. Sa mère l’éleva avec son frère et sa sœur en tenant une petite épicerie dans son village natal. Après avoir obtenu le brevet supérieur, Maurice Segonds entra dans l’administration des PTT où il termina sa carrière comme inspecteur adjoint. Il travailla dans différentes villes (Pont-à-Mousson, Clermont-Ferrand et Limoges) avant de se fixer à Beauvais (Oise) en 1933. Membre des Jeunesses socialistes depuis 1929, il milita ensuite à la SFIO et devint le trésorier adjoint de l’Union départementale CGT de 1936 à la guerre.

Mobilisé en 1939, démobilisé à Montauban, Maurice Segonds revint à Beauvais et dès 1941, par l’intermédiaire de son beau-frère, Arnaud Bisson, participa à la résistance. Membre de l’Organisation civile et militaire puis de Libération-Nord avant de retourner à l’OCM, il organisa en 1943 la Résistance parmi les fonctionnaires à Beauvais en particulier chez les employés de la préfecture et aux PTT.

Sous-lieutenant FFI, Maurice Segonds fut à la Libération conseiller municipal de Beauvais, membre du comité départemental de Libération, comme délégué SFIO, et président départemental de Libération-Nord. Il signa à la Libération divers articles dans l’organe de Libération-Nord, Le Libérateur, du pseudonyme de Fouquier-Tinville.

Leader local de la SFIO sous la IVe et au début de la Ve République, Segondds fut conseiller général de Nivillers (1945-1988), conseiller municipal de Beauvais (1945-1953 ; 1983 à 1989), maire de Bonlier (1953-1965), maire de Bailleul-sur-Thérain (1965-1971).

Candidat à l’élection législatives partielle du 17 juin 1956, après l’invalidation de Robert Hersant, il obtint 17 522 voix au premier tour (9,8 % des exprimés) et se retira. Il fut de nouveau candidat en 1958, 1962 et 1967 contre Hersant et aux élections sénatoriales de 1959. Il se présenta de nouveau sans succès en 1958, 1962, 1967 et 1968.

Proche des positions de Max Lejeune en 1973, Maurice Segonds mourut le 28 mai 1989 à Beauvais..

Il était chevalier de la Légion d’Honneur, titulaire de la Croix de guerre, de la Médaille de la Résistance et Officier d’académie Une place de Bailleul-sur-Thérain porte son nom.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article130876, notice SEGONDS Maurice par Jean-Pierre Besse, Gilles Morin, version mise en ligne le 30 novembre 2010, dernière modification le 16 août 2015.

Par Jean-Pierre Besse, Gilles Morin

SOURCES : Arch. Dép. Oise, séries M et W. — Arch. Nat., F/1a/3228 ; F/1cII/296, 322 ; F/1cIV/154 ; 19780654/77 ; 19770359/21 et 26 ; 19830172/72 ; 19890523/11 et 14. — Profession de foi aux législatives de 1956. — Le Cri populaire de l’Oise, 1934-1939. — Rens. du militant.

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