SCHMITT René, Jean

Par Yves Le Floch, Gilles Morin

Né le 17 mars 1907 à Cormeilles (Eure), mort le 14 mars 1968 à Equeurdreville (Manche) ; professeur d’allemand ; secrétaire de la section SFIO de Cherbourg (Manche) de 1933 à 1939 ; secrétaire général adjoint de la SFIO à partir de 1965 et secrétaire général de la FGDS à partir de 1966 ;
maire de Cherbourg (1944-1947, 1954-1959) ; conseiller général de Cherbourg (1958-1964) ; député de la Manche (1945-1955, 1958-1962) ; conseiller de l’Union française (1956-1958).

Né dans une famille d’instituteurs, dont le grand-père paternel était un Alsacien-Lorrain ayant opté pour la France en 1870, René Schmitt fut élève au lycée Louis-le-Grand à Paris où il adhéra en 1925 au groupe socialiste des écoles normales. Maître d’internat au collège de Bernay (Eure) en 1926, puis en 1930, après une interruption de 1927 à 1930 pour études en Allemagne, il passa avec succès une licence (1931) puis un diplôme d’études supérieures (1933) d’allemand. Il effectua son service militaire en 1931-1932 et fut nommé professeur délégué en 1932 au lycée de Cherbourg où il s’installa le 21 octobre. Il pratiquait la méthode directe vivante dans son enseignement et fut titularisé en 1938.

Aussitôt très actif au sein de la section socialiste SFIO de la ville, il y fut le principal artisan du renversement de tendance, opéré en 1933 aux dépens de la minorité, et devint secrétaire de section après qu’une motion demandant l’exclusion des parlementaires néo-socialistes et, désavouant par là Postal), eut été votée le 9 octobre. Conservant cette responsabilité jusqu’à la guerre, il entra en 1934 au comité fédéral et fut à partir de 1938 l’administrateur de L’Avenir de la Manche, organe de la fédération. Lors des élections de 1936, il participa activement à la campagne de Raymond Le Corre, premier député socialiste élu dans le département. Il fut élu lui-même conseiller d’arrondissement de Cherbourg - avec comme colistier Pierre Guéroult -, à l’occasion des élections cantonales d’octobre 1937, où il avait fait campagne pour l’alimentation en eau potable de la ville.

Extrêmement méfiant à l’égard du Parti communiste, René Schmitt s’opposa, au congrès fédéral de 1934, à l’entrée de la SFIO dans le mouvement Amsterdam-Pleyel, et mena campagne contre le “Front français” en 1937. Il chercha constamment à faire contrepoids à l’influence communiste, que ce soit en 1934 dans le comité de coordination PC-PS ou en 1938 au comité départemental de Front populaire. Il y réussit tout particulièrement sur le plan électoral : aux élections municipales de 1935, ses efforts aboutirent à la présentation d’une liste de type Bloc des gauches et aux élections cantonales de 1937 à une victoire purement socialiste. En 1938, il fut élu conseiller d’arrondissement. Aux élections municipales partielles de 1939, il obtint le désistement du Parti communiste en faveur de la “liste d’union des gauches” mais fut battu au second tour.

Marqué par les récits de la guerre de 1914-1918 et certainement par son ascendance alsacienne, il conjuguait pacifisme et patriotisme et fut au sein de la fédération le principal défenseur des thèses munichoises, notamment après mars 1939 (ou selon d’autres sources, il faisait campagne dans le parti pour la nécessité de la défense de la patrie face à Hitler).

Mobilisé le 4 septembre 1939, René Schmitt participa à la bataille de France avec le 43e régiment d’artillerie à pied, et fut fait prisonnier aux environs de Toul le 23 juin. Rapatrié le 17 août 1941 avec la dissolution des frontstalags, en raison de la fermeture du lycée de Cherbourg, il fut affecté au lycée de jeunes filles du Mans (Sarthe) en mai 1943, puis de Chartres (Eure-et-Loir) en mars 1944. Mais, il n’y enseigna pas. Il se réinstalla à Cherbourg et y fonda le 14 juillet 1942, avec Joseph Bocher, Patrice Gardin et Marcel Leclerc, le mouvement de Résistance Libération-Nord de la Manche. Il en devint responsable départemental en juillet 1942, sous le pseudonyme de Jean Lavenir (en souvenir du journal socialiste interdit). Le mouvement fournit des informations sur le port militaire de Cherbourg aux alliés. Schmidt fut arrêté par la police allemande, le 5 juillet 1943, à Saint-Christophe-du-Foc où sa femme enseignait. Incarcéré à Fresnes il fut relâché, faute de preuves, le 25 janvier 1944, après de nombreux interrogatoires pendant ces six mois de détention durant lesquels il avait contacté une pleurésie. Il bénéficia de plusieurs congés de maladie.

À la Libération, mis à la disposition de la mairie de Cherbourg en octobre 1944, il appartint au Comité départemental de Libération qu’il présida de février à novembre 1945. Il présida dans le département la FNDIRP jusqu’à la scission organisée par une tendance communiste.

René Schmitt apparut rapidement comme le véritable patron de la fédération socialiste, très influent dans les milieux laïques de Normandie, surtout auprès des instituteurs dont il patronnait les œuvres. Secrétaire fédéral provisoire en septembre 1944, puis titulaire en 1945-1946, il participa au congrès national d’août 1945, ainsi qu’à à la conférence des secrétaires fédéraux des 27-28 octobre 1945. Il assumait par ailleurs la direction politique du journal socialiste fédéral, L’Éveil de la Manche jusqu’à sa disparition pour raisons financières en 1949. Très axé sur le combat laïque et hostile au MRP, il s’affirma de nouveau rapidement comme un adversaire résolu des communistes. En décembre 1946, il ne prit pas part au vote pour l’investiture de Maurice Thorez. Simple membre de la Commission exécutive fédérale en septembre 1948, il redevint secrétaire fédéral de 1950 à 1965 (il résidait alors à Equerdreville).

Schmitt fut désigné comme président de la délégation municipale de Cherbourg le 26 juin 1944, assumant les fonctions de maire dans la ville sinistrée. Aux élections municipales d’avril 1945, il prit la tête d’une liste dite "d’Unité et d’action communale", regroupant différentes tendances, des socialistes au MRP (elle recueillait 7 340 voix) qui l’emporta ; il fut maire de Cherbourg en 1945-1947, élu par 27 voix sur 29. Il avait en charge la difficile gestion et la reconstruction de la ville martyr. Pour son port et son arsenal, elle avait été un des enjeux du débarquement allié. Deux ans plus tard, la liste RPF, dirigée par M. Soufflet, emporta la majorité absolue aux élections municipales de 1947 et gagna la mairie. René Schmitt conduisit alors l’opposition de type “troisième force“, constituée de sept élus socialistes. Il n’avait pas renoncé et son action paya. En 1952, il fonda, avec des personnalités locales, la société anonyme “Les Cités cherbourgeoises” qui se lança dans la construction d’une résidence, alors modèle, la cité Charcot-Spanel, inaugurée en 1957. Elle eut à son actif, à sa mort, la construction de 2 300 logements et de nombreuses infrastructures (centres sociaux, centres commerciaux et foyers pour personnes âgées) à Cherbourg et dans les communes de l’agglomération. Schmitt eut sa revanche aux élections municipales de 1953, sa liste obtint 13 sièges, les communistes 3, talonnant l’ancienne majorité ramenée à 15 sièges sur 31 (9 indépendants et RPF, 6 MRP). À la suite d’une crise municipale, le budget de 1954 n’ayant pas été voté, le conseil municipal démissionna en janvier 1954. Lors des nouvelles élections générales après la dissolution du conseil municipal, René Schmitt, durant la campagne électorale, prit l’engagement de ne pas subventionner les écoles privées. Il l’emporta en mars 1954 à la tête d’une majorité comprenant 12 socialistes 2 progressistes et 3 communistes, contre 14 aux indépendants et MRP. Il redevint maire de Cherbourg (1954-1959), avec trois adjoints socialistes, un sympathisant de la SFIO et un communiste (auquel la délégation fut retirée après les événements de Hongrie en 1956). Mais Schmitt et les socialistes furent de nouveau battus en 1959 par le docteur Hébart (apparenté UDT), après avoir refusé de faire une liste commune avec le PCF et l’UGS (alors qu’il prenait des colistiers UNR au premier tour). Il participa à une tentative pour reprendre la ville en 1964 sur une liste d’Union de la gauche (socialistes, communiste, PSU, syndicalistes et “républicains”), où il figurait en septième position.

René Schmitt fut élu député de la Manche en octobre 1945, en dépit des prévisions pessimistes des Renseignements généraux qui, lui reconnaissaient avant les élections une "grosse influence dans l’agglomération cherbourgeoise" mais estimaient ses chances de succès réduites, "en raison de l’hostilité de la campagne". Il siégea sans interruption au Palais-Bourbon durant dix ans (octobre 1945-décembre 1955), appartenant aux deux Assemblées constituantes et aux deux premières législatures de la IVe République. Il fut membre de la commission exécutive du Groupe socialiste en juin et novembre 1946, vice-président du groupe en 1947, et appartint aux commissions parlementaires dont l’action intéressait particulièrement ses administrés : élu d’une ville portuaire disposant d’un grand arsenal et représentant un des départements les plus sinistrés de France, il siégea à la commission de la Marine marchande et fut secrétaire de la commission “Reconstruction et dommages de Guerre“ de la deuxième Assemblée nationale constituante en juin 1946. Il fit adopter une loi sur la réparation intégrale des dommages de guerre le 28 octobre 1946, intéressant la majeure partie des populations de son département. Son expérience lui permit d’être désigné comme sous-secrétaire d’État à la reconstruction dans le gouvernement Léon Blum en décembre 1946-janvier 1947. Revenu à son banc de député, s’appuyant sur cette nouvelle expérience, il accéda à la présidence de la commission de la reconstruction de l’Assemblée nationale en 1948 (fonction renouvelée en 1951). Il fit adopter plusieurs lois importantes, comme celle alignant les salaires des ouvriers de l’Arsenal sur ceux des ouvriers métallurgistes de la région parisienne en 1951. Il fut encore vice-président du groupe parlementaire SFIO en 1950-1952 et il présida un temps la commission de la Défense nationale. De retour d’une mission d’études en Europe du Nord en 1949, il en ramena des impressions enthousiastes sur la Suède. En 1951, il fut réélu député à l’Assemblée sur une liste "Défense républicaine et sociale présentée par le parti socialiste SFIO et le parti républicain, radical et Radical-socialiste".

Atlantiste convaincu, co-président d’honneur départemental du Mouvement européen, il défendit les positions favorable à la ratification du traité de la Communauté européenne de défense puis aux Accords de Paris. Par contre, il n’était pas favorable à la participation des socialistes au gouvernement de Pierre Mendès France, estimant que le leader radical ne pouvait avoir une politique sociale, du fait d’une part de sa politique économique, d’autre part de sa majorité.

Dès le début des années 1950, les rapports de police soulignaient le fait qu’en dépit de son prestige certain et de son action pour la reconstruction de sa ville et de son département, son orientation "à gauche" par rapport à la moyenne de ses électeurs fragilisait sa position qui n’était plus assurée. L’unanimité faite sur son nom à la Libération, des socialistes aux indépendants, s’était effritée, comme son échec en 1947 à la mairie l’avait déjà montré. Il fut battu aux élections législatives le 2 janvier 1956. Après sa défaite, il tenta de faire invalider deux de ses adversaires de droite (Brard et Fauchon), mais le vote de l’Assemblée lui fut défavorable (209 voix contre 195) du fait de l’absence d’un tiers des élus socialistes. Renommé au lycée de Cherbourg à partir d’avril 1956, il ne prit pas ce poste, puisqu’il avait été détaché à partir de février 1956 comme conseiller technique au ministère de la reconstruction et du logement, ce qui lui permis de rester à la mairie. La fédération socialiste posa sa candidature comme Conseiller de l’Union française devant les instances du parti. Il fut désigné Conseiller de l’Union française par l’Assemblée nationale, en remplacement de Jean Wagner (décédé), le 31 octobre 1956. En septembre 1958, il appela à voter “Oui” au référendum constitutionnel, estimant que "les principes démocratiques sont saufs" (Presse de la Manche, 24 septembre 1958). La fédération ratifia ses positions.

Schmitt fut réélu député de la Manche de novembre 1958 à octobre 1962. Dans le groupe parlementaire socialiste décimé par la vague gaulliste triomphante en novembre 1958, il se trouva être un des rares hommes d’expérience avec Francis Leenhardt et retrouva sa fonction de vice-président du groupe en 1961-1962, se montrant très à l’écoute de l’armée dont il vantait souvent l’œuvre. Il siégeait par ailleurs à la commission de la Défense nationale et fit, à ce titre, des missions en Algérie en 1959 et 1961. Comme la majorité du parti, il appuyait la politique gaulliste en Algérie. Il considérait qu’il n’y avait pas de solution militaire, proposait une "association" entre la France et l’Algérie et demandait une “ table-ronde ” comme les syndicalistes enseignants. Mais il avait une position particulièrement critique sur le problème de la laïcité après le vote de la loi Debré et sur la politique extérieure du général de Gaulle, dénonçant "la grande illusion" de la grandeur française et de la force de frappe, estimant que la France devait demeurer dans l’OTAN (L’Avenir de la Manche, janvier 1960).

Schmitt fut battu aux élections législatives de 1962, il demeura encore durant deux ans conseiller général SFIO de Cherbourg, ayant été élu pendant une mandature, du 27 avril 1958 à mars 1964. À partir de cette date, il ne détint plus de fonctions publiques mais restait conseiller technique du groupe parlementaire socialiste.

Une note des Renseignements généraux décrivait ainsi sa position à la fin de sa carrière parlementaire : « Très forte personnalité. Marqué par un long passé d’homme public, M. Schmitt est rompu aux finesses de la politique. Dynamique, ayant le don d’ubiquité, il apporte son soutien à divers groupements patriotiques, sportifs ou sociaux. Maniant la dialectique avec une certaine aisance, il se révèle un orateur de classe dans une circonscription qui n’en possède pas. Considéré par les républicains et les "laïques" comme leur porte drapeau, M. Schmitt est entouré d’amis nombreux et assuré d’une clientèle électorale qui comprend surtout des ouvriers et des fonctionnaires mais aussi certains éléments des autres classes sociales. Les sympathies qu’il a justement su gagner au sein de la grosse bourgeoisie lui sont parfois reprochés par les classes populaires ».

Schmitt, toujours aussi actif, milita alors dans l’appareil de la SFIO. Jusqu’alors, il y avait déjà assumé des fonctions techniques et politiques dans le parti, mais plutôt modestes. Il avait été responsable de la section “reconstruction“ de la Commission nationale d’études du parti en 1952 et 1959, responsable de la commission “défense nationale“ en 1959 et membre de la commission nationale ouvrière en 1959-1963. Il avait aussi appartenu à des commissions de conseils nationaux (CN), à celle chargée d’étudier les problèmes d’Outre-mer au CN des 3-4 mai 1958, à celle chargée d’étudier le problème algérien au CN des 10-11 janvier 1959 et appartenu enfin à la commission “Défense nationale“ des Journées nationales d’études des 7 au 10 mai 1959.

Fervent partisan de la construction d’un parti véritablement démocrate-socialiste et laïque, René Schmitt, était devenu une personnalité de premier plan de la SFIO. Membre du Comité directeur du parti depuis 1958 (il avait sans succès été candidat dix ans auparavant), il fut élu secrétaire général adjoint de l’organisation en 1965. Hostile aux orientations politiques de Gaston Defferre et à ses tentatives de créer une grande fédération ouverte aux chrétiens en 1964, il fut chargé en juin 1965 de suivre les négociations engagées par le maire de Marseille avec le MRP, le parti radical et les clubs. Après le renoncement de “Monsieur X”, il fut un des sept vice-présidents de l’Association nationale pour la candidature de François Mitterrand, créée en novembre 1965. Il fut surtout l’un des piliers essentiel de la Fédération de la gauche démocratique et socialiste rassemblant la SFIO, les radicaux socialistes et les clubs : membre suppléant du comité exécutif et délégué général de la FGDS à sa fondation le 6 décembre 1965, il assura le secrétariat de l’équipe formatrice du “contre-gouvernement”, et surtout fut, de mai 1966 à son décès, le premier secrétaire général de cette formation. Il était aussi secrétaire de la section FGDS de Cherbourg jusqu’en février 1966. Directeur de la publication du bulletin FGDS information, il était encore président de la FGDS de la Manche et délégué régional pour la Basse-Normandie.

Depuis sa pleurésie contractée lors de son séjour à Fresnes, Schmitt était affaibli physiquement. Très malade à partir de 1966, il ne sollicita pas le renouvellement de son mandat de secrétaire fédéral de la SFIO lors du congrès départemental de la Manche de juin 1967. Il devait mourir des suites d’une opération. Ses obsèques se déroulèrent le 18 mars 1968, en présence de Guy Mollet, de François Mitterrand et d’autr s responsables de la FGDS et d’une foule de ses anciens administrés, estimée à 1 200 personnes environ.

Schmitt épousa le 11 août 1933, Lucille Costil, institutrice, née le 17 décembre 1908 à Boissy-Lamberville (Eure), avec laquelle il eut trois enfants.

Il avait reçu différentes décorations : Médaille de la Résistance, Croix de guerre 1939-1945, Médaille militaire et était Officier de la Légion d’Honneur.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article130751, notice SCHMITT René, Jean par Yves Le Floch, Gilles Morin, version mise en ligne le 30 novembre 2010, dernière modification le 23 juillet 2015.

Par Yves Le Floch, Gilles Morin

SOURCES : Arch. Nat. F7/13036, 15544, F/1b1/998, F17/28055. —Dossiers Manche, archives de l’OURS. — Arch. Fondation J. Jaurès, 12EF50. — Rapports des congrès de la SFIO, 1944-67 — Cahiers et Revue de l’OURS, n° 204, 1992. — Bulletin intérieur de la SFIO, n° 109, 111, 114. — L’Avenir de la Manche. — La Manche syndicaliste, 6 mars 1937, 12 mars 1938 et 15 février 1939. — Cherbourg-Éclair, 26 et 28 juin et 3 juillet 1939. — L’Avenir de la Manche, février-mars 1968. — Assemblée nationale, Notices et portraits, 1951. — DBMOF, notice de Y. Le Floch. — J. Quellien, Les élections dans la Manche. Étude de sociologie électorale (1919-1969). —Notes de Jacques Girault.

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