ROLLAND Louis

Né le 14 novembre 1853 à Nevers (Nièvre), mort en mars 1933 à Nevers ; maçon-tailleur de pierre à Nevers ; militant syndicaliste.

Louis Rolland fut un des fondateurs, en décembre 1895, de la Bourse du Travail de Nevers. L’année suivante, il compta parmi les signataires d’un appel en faveur de la Verrerie ouvrière de Carmaux. Il était alors trésorier de la chambre syndicale des ouvriers du Bâtiment.

Au congrès de la Bourse en 1900, il fut le seul à s’opposer à une motion protestant contre l’envahissement des campagnes par le machinisme « qui affame les travailleurs ».

Au cours des années 1900-1905 qui virent le mouvement syndical divisé et subissant, dans sa majorité, l’influence des socialistes, l’activité de Louis Rolland fut moins apparente. Il mena de nouveau une action militante à partir de cette année 1905. Il était alors secrétaire du syndicat du Bâtiment et membre du comité directeur de la Bourse.

Lors des élections législatives de 1906, Louis Rolland, « libertaire », fit une propagande active contre Laurent, candidat du Parti socialiste dans la circonscription de Nevers. En mars 1911, il fut élu conseiller prud’homme.

En 1912, les divers syndicats du Bâtiment de Nevers s’unirent et Louis Rolland devint secrétaire de la nouvelle organisation. Dans le Prolétaire de la Nièvre, journal de la fédération des syndicats ouvriers de décembre 1913 (n° 104), il fit paraître une lettre à Eugène Bondoux*, secrétaire de la fédération, dans laquelle il se déclarait hostile à la grève générale et rappelait que sa position sur cette question n’avait pas changé depuis 1897, année au cours de laquelle la question avait été posée pour la première fois à la Bourse.

Les années passant, ses rapports demeurèrent toujours tendus avec les socialistes, la polémique étant d’ailleurs le plus souvent d’ordre personnel.

De 1917 à 1929, Louis Rolland fut constamment réélu conseiller prud’homme dans la section industrielle. Lorsqu’il mourut en 1933, Le Prolétaire écrivit à son sujet : « Doué d’une mémoire peu commune, il fut parmi nous un conseiller très écouté pour sa documentation en matière de lois ouvrières. »

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article129453, notice ROLLAND Louis , version mise en ligne le 30 novembre 2010, dernière modification le 30 novembre 2010.

SOURCES : Le Prolétaire de la Nièvre, et le journal de la fédération socialiste, l’Observateur du Centre. — Notes de Jean Maitron.

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