RICHARD Albert, Théobald

Par Claude Pennetier, Nathalie Viet-Depaule

Né le 20 septembre 1894 à Paris (XXe arr.), mort le 22 mars 1944 à Pierrefitte (Seine) ; mécanicien ; communiste puis membre du PPF ; maire de Pierrefitte de 1929 à 1944.

Fils d’un mécanicien, Albert Richard travailla pendant plusieurs années aux ateliers Aster à Saint-Denis en qualité d’ajusteur mécanicien. En 1922, il faisait partie de la commission exécutive du syndicat unitaire des Métaux de la Seine et devint en février 1926 membre suppléant de la commission exécutive de l’Union locale des syndicats de la région parisienne. A partir de juin 1926, il se consacra à ses fonctions de secrétaire appointé de l’Union syndicale unitaire des travailleurs de la Métallurgie de la région parisienne. Il expliqua en novembre 1928, lors d’une assemblée d’information, ce que devaient être les relations entre sections locales et sections d’entreprise : « La section locale ne doit en aucun cas se substituer à la section d’entreprise, mais elle doit être la gare régulatrice du syndicat et apporter son aide à celui-ci dans la réalisation du mot d’ordre vers les entreprises. »

Socialiste SFIO, Albert Richard se présenta sans succès aux élections municipales du 30 novembre 1919 à Pierrefitte où il était domicilié. Ayant rallié les rangs du Parti communiste après le congrès de Tours (décembre 1920), il appartint en 1921 à la commission exécutive de la Fédération de la Seine et brigua à nouveau, en vain, en mai 1925 un siège de conseiller.

Bien que des tensions aient surgi entre la Fédération des Métaux et le PC et qu’il ait menacé en janvier 1929 de démissionner avec Lucien Lénard et Marcel Faure-Brac, Albert Richard fut réélu en juin 1929 à la commission exécutive de l’Union des Métaux de la Seine (voir Marcel Blanc) à l’issue du VIIe congrès des Métaux de la région parisienne mais il n’eut plus aucune fonction officielle à partir de 1930.

Il avait en effet depuis mai 1929 conquis la municipalité de Pierrefitte et était devenu maire de la commune. En 1934, Albert Richard quitta le Parti communiste et suivit [ Jacques Doriot dans la dissidence. Aux élections de mai 1935, il conduisit la liste d’unité ouvrière et battit la liste communiste dirigée par Charles Pietri. Il conserva son fauteuil de maire jusqu’à sa mort.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article128803, notice RICHARD Albert, Théobald par Claude Pennetier, Nathalie Viet-Depaule, version mise en ligne le 30 novembre 2010, dernière modification le 29 décembre 2010.

Par Claude Pennetier, Nathalie Viet-Depaule

SOURCES : Arch. Nat. F7/13872, 13131 et 13783. — Arch. PPo. 300. — Arch. Dép. Seine, DM3 ; vers. 10451/76/1. — Jean-Paul Brunet, Une banlieue ouvrière : Saint-Denis (1890-1939) : problèmes d’implantation du socialisme et du communisme, Thèse d’État, Paris IV, 1978. — Journal de Saint-Denis, 6 décembre 1919. — L’Aube sociale, mai 1925. — La Banlieue nouvelle, 8 mai 1935. — Notes de Jean-Luc Pinol.

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