Né le 14 septembre 1892 à Chamberet (Corrèze), mort le 12 septembre 1948 à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) ; syndicaliste révolutionnaire du bâtiment et militant anarchiste de Reims (Marne) de 1921 à 1925.

Fils d’un horloger, Martial Quintane, anarchiste, était en 1921 secrétaire d’un syndicat CGT du Bâtiment qu’il représenta au congrès national et secrétaire du comité des syndicats révolutionnaires de Reims. Le 16 octobre 1921, il organisa un meeting à la Bourse du Travail contre la condamnation de Sacco et Vanzetti, à l’issue duquel il prit la tête d’un défilé qui traversa la ville, lui-même portant le drapeau du syndicat.
Le 15 janvier 1922, Quintane mit sur pied une réunion du groupe anarchiste rémois « Terre et Liberté » pour flétrir la répression du gouvernement espagnol à l’égard des anarchistes. Le 25 mars, il prit la parole dans une réunion pour la libération d’É. Cottin* qui avait tiré sur Clemenceau en 1919.
En 1922, il rallia les rangs de la CGTU et représenta son syndicat au congrès départemental qui se réunit le 13 mars à Reims. Le 22 juillet, il fut élu secrétaire de l’Union locale unitaire. Quintane appartenait alors à la minorité syndicaliste révolutionnaire qui contestait le parlementarisme, les partis politiques et la CGTU « politisée ».
En 1925, il devint secrétaire du syndicat autonome du Bâtiment, indépendant des deux centrales. Sans doute avait-il entraîné avec lui beaucoup de travailleurs du bâtiment car il n’y eut pas de nouveau syndicat CGT dans cette branche avant 1927 et le syndicat CGTU fut alors réduit à quelques militants.
À partir de 1925, il ne fut plus question de Quintane à Reims. Il y a lieu de penser qu’il avait quitté alors la ville.

SOURCES : Arch. Dép. Marne, 30 M 85. — Le Travailleur du bâtiment, mars 1924.

Georges Clause

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