POZNER Vladimir [POSENER Vladimir dit]

Par Nicole Racine

Né le 5 janvier 1905 à Paris (VIe arr.), mort le 19 février 1992 à Paris ; écrivain, traducteur, journaliste, scénariste ; membre du Parti communiste.

Vladimir Pozner naquit à Paris où ses parents, juifs russes, avaient émigré à la fin du siècle. Sa mère, originaire d’un petit village de Lituanie, était venue en France avant son mariage pour faire des études de médecine, qu’elle poursuivit à Paris puis à Montpellier. Son père, Salomon Posener, originaire de Minsk en Biélorussie, avocat de formation, avait quitté la Russie tsariste pour des raisons politiques. Écrivain, historien (sa biographie d’Adolphe Crémieux parut en 1933 chez Alcan), il collabora avant 1914 à la chronique russe de l’Humanité socialiste ; il devint chef du bureau de presse à la Jewish Colonization Association, œuvre de bienfaisance juive. Lié aux milieux d’émigrés russes et notamment juifs, de tendance libérale, il fréquentait aussi des socialistes révolutionnaires et des mencheviks, ainsi que des intellectuels français.

Alors que le jeune Vladimir n’avait que cinq ans et ne parlait que le français, ses parents décidèrent de rentrer en Russie, à Saint-Petersbourg, à la faveur d’une amnistie partielle. En octobre 1917, l’enfant fut le témoin de la Révolution. A Moscou que son père rejoignit en 1918, il fut inscrit à l’école de l’Éducation libre et y rencontra les enfants des dirigeants bolcheviks. Sa famille étant rentrée à Petrograd en 1919, il fréquenta la Maison des Arts où il rencontra les écrivains qui allaient compter dans la nouvelle littérature soviétique. Le jeune Vladimir lut ses premiers poèmes, dès l’âge de quatorze-quinze ans, à Gorki, ami de son père, qui l’encouragea ; il fit partie du cercle des frères Sérapion dont il fut le benjamin et où se retrouvaient C. Fedine, V. Ivanov, Kaverine, Zochtchenko, groupe qu’encouragea V. Chklovski. Il envoya ses vers à Alexandre Blok, le poète vivant qu’il admirait le plus. Son père était lié à Chagall qui fit le portrait du jeune homme et de son frère Georges Posener, le futur égyptologue. En 1920, il fut employé à la bibliothèque du Soviet de Petrograd, commença à publier des poèmes en russe ; en 1921, il fut typographe dans une imprimerie russe à Kaunas en Lituanie.

En 1921, Vladimir Pozner retourna à Paris avec sa famille (ses parents partirent légalement, mais en fait, émigrèrent). Il fit des études de lettres à la Sorbonne et obtint sa licence. A l’automne 1922, à l’âge de dix-sept ans, il fit un voyage de deux semaines à Berlin pour rencontrer Gorki et retrouver les écrivains, artistes et amis qu’il connaissait : Chklovski, Maïakovsky, Lili Brik, Biely, Ehrenbourg. Berlin était alors la seule grande ville d’Europe qui acceptait les passeports soviétiques. Il y fit connaissance de la sœur cadette de Lili Brik, Elsa Triolet*. En 1925, il épousa Élisabeth Makovska, photographe, dont le père, de nationalité estonienne, était ingénieur en chef d’une usine de cellulose à Tallin. Élisabeth Makovska fut membre de la section photographique de l’AEAR et collabora à Regards. Vladimir Pozner s’en sépara en 1933 et en divorça en 1937.

A partir de 1925, il commença à travailler régulièrement, ainsi qu’il l’écrit dans son questionnaire autobiographique pour la commission des cadres (16 novembre 1934) : en 1925-30, il fut secrétaire aux éditions du Trianon, de 1928 à 1930, co-gérant de la maison grâce à l’appui de son beau-père, de 1928 à 1932, chef de service aux anciens Établissements Pelpel et Fay, représentants de papeterie et usines de cellulose (dont l’usine où son beau-père travaillait comme ingénieur en chef). En juin 1933, il entra à l’agence de presse « Inpress », dirigée par Alexandre Radó, en qualité de rédacteur du bulletin français.

Vladimir Pozner, qui commença à publier dans la presse russe émigrée, édita en 1928 un recueil de poèmes en russe (Imprimerie de la Société nouvelle d’éditions franco-slaves), puis il se mit à écrire en français, se fit bientôt connaître comme spécialiste et traducteur de la littérature russe classique ou nouvelle. Deux ouvrages que Vladimir Pozner publia à vingt-quatre ans, en 1929, firent de lui un des premiers à introduire en France la littérature post-révolutionnaire. L’Anthologie de la prose russe contemporaine, qui suscita une réaction d’admiration de Boris Pasternak (renseignement donné par Ludmila Stern), présentait des extraits d’une vingtaine d’écrivains (Babel, Boulgakov, Erdman, Fedine, Gladkov, Vs. Ivanov, Kataiev, Leonov, Nikitine, Pasternak, Pilniak, Seifullina, Zamiatine, Zochtchenko). Le Panorama de la littérature russe contemporaine parut chez Kra, l’éditeur des surréalistes, et fut salué par Ilya Ehrenbourg dans Monde, le 18 mai 1929. Vladimir Pozner y soulignait la variété des modèles romanesques dans la nouvelle littérature russe et y disait son scepticisme devant les œuvres standardisées des romanciers prolétariens, ce qui lui valut d’être traité d’« émigré blanc » par Bruno Jasienski dans le réquisitoire qu’il dressa contre Monde dans Vestnik, organe de Bureau International de la littérature révolutionnaire, en septembre-octobre 1929. Vladimir Pozner faisait preuve d’une grande liberté de ton pour évoquer les problèmes littéraires en URSS, la distinction entre compagnons de route et écrivains prolétariens, comme en témoigne le dialogue qu’il mit en scène dans Europe (15 mai 1930) entre deux amateurs de littérature, français et russe. Il collabora à Monde en 1931 et 1932, avec des articles élogieux sur les nouveaux écrivains soviétiques tel L. Leonov. Il donna également des notes sur la nouvelle littérature soviétique à Bifur (1929-1931), à la NRF en 1930 (sur Alexis Tolstoï, Ehrenbourg, Cholokhov, Serafimovitch). Comme le souligne Ludmila Stern, il fut un des propagateurs en France de Maïakovski dont il traduisit, pour Europe, « Le Nuage en pantalon » (15 novembre 1930) et auquel il consacra un article nécrologique dans La NRF. Il traduisit de nombreux autres auteurs soviétiques comme I. Babel et Alexis Tolstoï.

En septembre 1931, Vladimir Pozner réunit et présenta pour la revue d’Henry Poulaille*, Nouvel âge, un ensemble consacré à l’« URSS 1931 » ; il y publia des textes provenant d’écrivains confirmés comme de correspondants ouvriers et paysans. Il traduisit Le Train blindé d’Ivanov, monté en 1932 au Théâtre d’action international fondé par Léon Moussinac*. En 1932, il publia, préfacé par Luc Durtain*, URSS, qui était l’œuvre d’un sympathisant ; une première partie décrivait au moyen de résumés succincts qui se présentaient comme purement documentaires l’organisation politique, économique et culturelle de l’URSS ; une seconde réunissait un ensemble de plus de cent vingt photographies. En 1932-1933, il donna deux cours à l’Université ouvrière, sur la littérature soviétique, l’histoire du mouvement ouvrier russe et l’URSS. Il fut, d’après son questionnaire autobiographique, secrétaire de fait de la section littéraire du Cercle de la Russie neuve.

Après l’arrivée de Hitler au pouvoir, il adhéra au parti communiste, en novembre 1933 (d’après son questionnaire autobiographique). Il affirme que ce fut sous l’influence de Gorki, de Francis Jourdain* et du travail dans des « organisations amies » (il milita, en effet, au Secours rouge international et fut membre du Comité Olzanski). Par son travail à l’agence Inpress, il était en contact avec les antifascistes allemands. Il rencontra Ida Liebmann, d’origine russe, de nationalité allemande, émigrée en France en 1933, militante communiste depuis 1928 et qu’il épousa en 1937. Dès 1932, on retrouve Vladimir Pozner aux débuts de l’Association des écrivains et artistes révolutionnaires (AEAR), section française de l’Union internationale des écrivains révolutionnaires (UIER), née officiellement le 17 mars 1932 et dans le lancement de laquelle Paul Vaillant-Couturier* joua un grand rôle. Au printemps 1932, celui-ci tenta de régler au nom du PCF le différend avec H. Barbusse au sujet de Monde (qui avait adopté des réactions hostiles à la création de la nouvelle section française). A la suite d’une rencontre entre Vladimir Pozner, Léon Moussinac et deux écrivains soviétiques, Kirchon et Afinoguenov, Vaillant-Couturier rendit publiques ses critiques dans l’Humanité du 28 juin 1932. Il reprochait à l’hebdomadaire d’avoir été pris en main par une « fraction trotskyste », d’avoir donné l’hospitalité aux écrivains « prolétariens » et exigeait que Monde disparaisse ou se transforme ; il ajoutait d’ailleurs que « trois des adhérents au groupe des écrivains prolétariens ou du moins inscrits comme tels dans leur bulletin », Jean Loubes, Louis Paul, Pozner avaient rallié l’AEAR (en réalité, V. Pozner n’avait pas signé le manifeste des Écrivains prolétariens, « Notre position »). Vaillant-Couturier affirmait que Barbusse avait souscrit deux mois auparavant au principe d’un nouveau Monde en présence de lui-même, de Pozner, de Moussinac et des deux écrivains soviétiques.

Le nom de Vladimir Pozner apparaît dès le premier numéro de la revue de l’AEAR, Commune, en juillet 1933 ; celle-ci publia un long « projet de revendications des travailleurs intellectuels » en précisant que la correspondance à ce sujet était à adresser à Vladimir Pozner. Celui-ci fut membre du bureau de l’AEAR et de la commission de contrôle. Il fit partie du comité de rédaction de Regards.

Invité au premier congrès des écrivains soviétiques qui se tint à Moscou du 17 août au 1er septembre 1934, il y assista en même temps que quatre autres écrivains français, André Malraux*, Jean-Richard Bloch*, Paul Nizan* et Aragon. Il y retrouva Gorki avec lequel il était resté en correspondance et qui lui avait donné l’exclusivité de la traduction de ses textes en français. En septembre 1934, il entra au secrétariat de rédaction de Commune, aux côtés d’Aragon et de Nizan, en même temps que Pierre Unik* et Gérard Servèze, et joua un rôle important dans la confection de la revue. Il y écrivit de nombreux comptes rendus de livres et de films ; en mars 1935, il publia une « Prise à partie de Panaït Istrati* ». En octobre 1935, son nom et ceux des autres secrétaires disparurent du sommaire de la revue où seul celui d’Aragon demeura. Le 23 octobre 1934, il prit la parole lors du compte rendu du congrès des écrivains soviétiques à la Mutualité, présidé par André Gide*, aux côtés d’André Malraux, Paul Vaillant-Couturier, Ilya Ehrenbourg, Jef Last et Pierre Bochot. Ainsi que le montre Jean-Marie Péru, Pozner défendait le réalisme socialiste comme méthode inscrite dans le contexte précis de la société soviétique.

Vladimir Pozner publia son premier roman en 1937, Le Mors aux dents dont la critique nota la nouveauté formelle. Il fut chargé de faire sortir des camps français, les intellectuels républicains espagnols (il traduisit cette expérience dans un roman ultérieur, Espagne premier amour). Après deux séjours de six mois aux États-Unis, le premier en 1936, le second en 1938, il publia Les États-Désunis (1938, Denoël) avec en sous-titre « Reportage ». Le dernier chapitre, « La Vraie Amérique », était consacré aux syndicalistes. Un post-scriptum, non repris dans les éditions suivantes, se terminait ainsi : « ...l’auteur admet volontiers qu’il a trop aimé l’Amérique et les Américains pour avoir songé à être poli à leur égard. » L’ouvrage fut réédité en 1948 à la Bibliothèque française, augmenté d’un nouveau chapitre sur Hollywood.

Vladimir Pozner nous dit avoir été exclu du PCF en 1937, sans qu’on lui donnât de raisons valables. Une copie d’une « Résolution sur W. Pozener », datée « Paris, 1er avril 1936 », figure dans son dossier personnel au Komintern : « W. Pozener est exclu du Parti Communiste (SFIC) en raison de ses origines, ses liaisons et son attitude » (495 270 4098). Une fiche manuscrite qui se trouve dans ce même dossier, intitulée « AEAR Posener Vladimir », vraisemblablement de la main d’Albert Vassart* et datant des débuts de l’AEAR, prouve que, dès 1933, Pozner était considéré avec méfiance en raison de « son travail [antérieur] avec la presse Russe blanche » et de « ses liaisons en Allemagne ». Sa femme Ida fut, au même moment, exclue du PCA. Ils furent réintégrés au Parti communiste après la guerre.

Après l’armistice et sa démobilisation à l’été 1940, Vladimir Pozner, recherché par la Gestapo, put obtenir un visa pour les États-Unis où il passa la guerre et resta jusqu’en 1946, vivant à New-York et en Californie. Il y écrivit deux romans qui évoquent la débâcle française et le début de l’Occupation, Deuil en 24 heures et Les Gens du pays, qui parurent en français à New York, puis furent traduits en anglais. Deuil en 24 heures, commencé dès août 1939, fut salué par des écrivains comme Thomas et Heinrich Mann. Il écrivit, sous le pseudonyme de Louis Le François, J’ai faim. Journal d’un Français sous l’Occupation qui parut, comme les deux précédents, chez Brentano’s en 1942. Vladimir Pozner travailla un temps comme charpentier en fer aux chantiers navals de Richmond à San Francisco avant de se faire connaître à Los Angeles comme scénariste ; il écrivit notamment pour les réalisateurs R. Siodmak et M. Gordon. Ce fut à Hollywood où il fut membre de l’association de réalisateurs antinazis Screenwriters Guild qu’il rencontra Bertolt Brecht. Il travailla étroitement avec lui après la guerre en République démocratique allemande, notamment à l’occasion de l’adaptation cinématographique par Cavalcanti de Maître Puntila et son valet Matti.

Revenu en France, Vladimir Pozner continua à travailler pour le cinéma. Il écrivit le scénario de Point du jour de Louis Daquin (1948) et collabora à l’adaptation de Bel Ami du même réalisateur ; il travailla pour Joris Ivens au Chant des fleuves (1955) qui fut projeté en France avec des coupures exigées par la censure.

Vladimir Pozner déposa au procès intenté par V. Kravchenko aux Lettres françaises, en tant que connaisseur de la langue et de la littérature américaine et russe. Convoqué par Me Matarasso comme expert en traduction, il déposa sur le contenu littéraire de l’édition anglaise, s’attachant à montrer que l’ouvrage était une « production littéraire américaine » en s’appuyant sur les dissemblances entre le manuscrit original russe et la version publiée en anglais (audience des 15 février, 1-2 mars 1949). A la suite du congrès mondial de la paix à Varsovie (1950), il assista, notamment avec Tristan Tzara* au congrès international d’écrivains à Varsovie.

Lié aux milieux progressistes des USA, il lança en France, en 1947-1948, la campagne en faveur des « dix d’Hollywood » accusés de philocommunisme ; il figura dans le Comité de défense des « Douze » dirigeants communistes américains dont le procès eut lieu en 1948. Il joua également un grand rôle dans le lancement de la campagne en faveur des époux Rosenberg, en alertant en 1950 la rédaction de l’Humanité. Son intervention permit de toucher Sartre aux Temps modernes et Claude Julien au Monde. Il publia Qui a tué H.O. Burrell ? (1952), écrit à partir d’un fait divers de l’époque maccarthyste.

Sur les questions de création et d’esthétique, Vladimir Pozner défendit des positions ouvertes ; ainsi prit-il la défense du Monument d’Elsa Triolet (1957) dont un des thèmes principaux était celui de la création dans la société nouvelle (le héros, un sculpteur, se donnait la mort après avoir constaté l’échec artistique de son œuvre, une statue de Staline). Le Monument suscita de nombreuses discussions dans le parti et fut critiqué par Jean Fréville* dans l’Humanité pour sa vision « pessimiste » des pays socialistes.

Durant la guerre d’Algérie, le 7 février 1962, Vladimir Pozner fut victime, à son domicile, d’un attentat au plastic de l’OAS qui le blessa grièvement à la tête. Il avait exprimé dans les six nouvelles du Lieu du supplice (1959), en partant de faits vrais, le drame de l’Algérie et ses positions hostiles à la guerre (la dernière nouvelle du recueil concernait le sort de deux soldats du contingent, fils d’ouvriers, qui avaient écrit au président de la République pour l’informer de leur choix de ne pas combattre contre le peuple algérien). Vladimir Pozner publia en 1967 le récit d’un voyage en URSS, Mille et un jours, qui, pour la première fois dans ses écrits, faisait écho aux répressions staliniennes et dont un extrait fut publié dans Novy Mir.

Vladimir Pozner avait collaboré au numéro de Démocratie nouvelle consacré aux événements de Tchécoslovaquie de 1968, préparé sous la direction de Paul Noirot, numéro qui ne vit pas le jour à l’initiative de Jacques Duclos*. Après cette affaire, Ida Pozner quitta le PCF (témoignage, 15 février 1991). En 1980, il adhéra au Comité pour la défense des libertés en Tchécoslovaquie, présidé par Artur London.

Vladimir Pozner se consacra de plus en plus à son activité littéraire : Le Lever du rideau (1961), Mal de lune (1974), aux éditions Julliard, Les Brumes de San Francisco (1985), Le Fond des Ormes (1986), Cuisine bourgeoise (1988) aux éditions Actes Sud. Citons aussi Descente aux enfers : récits de déportés et de S.S. d’Auschwitz (1980). En 1964, il reçut le prix Heinrich-Heine décerné par le ministère de la Culture de RDA et, en 1975, le prix Poncetton de la Société des gens des lettres pour l’ensemble de son oeuvre. Aux pages autobiographiques parues en 1967 dans Mille et un jours, s’ajoutèrent d’autres souvenirs : Vladimir Pozner se souvient, évocation des rencontres qu’il eut avec ses amis les écrivains, Alexandre Blok, Bertolt Brecht, Victor Chklovski, Jean-Richard Bloch, Isaac Babel, Boris Pasternak, V. Ivanov, Pablo Neruda, Dashiell Hammett, Anna Seghers, Anna Akhmatova, les cinéastes Joris Ivens, Luis Buñuel, Charlie Chaplin, les peintres Marc Chagall, Fernand Léger, Pablo Picasso, le compositeur Hans Eisler et le physicien Robert Oppenheimer.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article127269, notice POZNER Vladimir [POSENER Vladimir dit] par Nicole Racine, version mise en ligne le 30 novembre 2010, dernière modification le 30 novembre 2010.

Par Nicole Racine

ŒUVRE : Outre de nombreuses traductions de Tchekov, Dostoïevski, John Reed, V. Chklovski, N. Tikhonov, V. Ivanov, citons : Anthologie de la prose russe contemporaine, Paris, Hazan, 1929, 305 p. — Panorama de la littérature russe contemporaine, Paris, Kra, 1929, 377 p. — URSS, Présentation de Luc Durtain, Paris, Crès, 1932, 257 p. — Tolstoï est mort, Paris, Plon, 1935, VI-238 p. — Le Mors aux dents, Paris, Denoël, 1937, 362 p. — Les États-Désunis, reportage, Paris, Denoël, 1938, 311 p. ; la Bibliothèque française, 1948, 259 p. ; U.G.E., 1975, 444 p. — Les Gens du pays, Paris, Éd. Hier et aujourd’hui, 1945, 245 p. — Qui a tué H.O. Burrell ?, Paris, les Éditeurs français réunis, 1952, 197 p. — Deuil en 24 heures, Paris, Grasset 1946, 332 p., Les Éditeurs français réunis,1956 ; Paris, Messidor/Temps Actuels, 1982. — Souvenirs sur Gorki, Paris, Les Éditeurs français réunis, 1957, 148 p. — Le lieu du supplice, Paris, Julliard, 1959, 271 p. — Espagne premier amour, Paris, Julliard, 1965 — Mille et un jours, Paris, Julliard, 1967, 347 p. — Escalade, EFR, 1968. — Le temps est hors des gonds, Paris, Julliard, 1969, 223 p. — Vladimir Pozner se souvient, Paris, Julliard, 1972, 287 p. ; Messidor, 1989. — œuvres, Préf. de P.-J. Rémy, Paris, Livre club Diderot, 1977 [Le Mors aux dents, Espagne premier amour, Deuil en 24 heures, Le Temps est hors des gonds, Le Lieu du supplice]. En appendice à Elsa Triolet, Le Monument, Paris, Gallimard, 1976, coll. Folio, extrait d’un « Entretien sur l’avant-garde en art et Le Monument d’Elsa Triolet ».
Pseudonymes utilisés pour ses écrits : Carmaux, Jacques Maréchal, Commandant Z, Louis Le François.

SOURCES : Bibl. Nat., Paris, Fonds Jean-Richard Bloch. — Moscou, RGASPI 495 270 4098. — Le Procès Kravchenko, c.r. sténographique, 2 vol., Albin Michel, 1949. — L. de Villefosse, L’œuf de Wyasma. Récit, Julliard, 1962. — Ilya Ehrenbourg, Les Deux pôles, Souvenirs, 1917-1921, Gallimard, 1964. — A. Thirion, Révolutionnaires sans révolution, R. Laffont, 1972. — D. Desanti, Les Staliniens. Une expérience politique 1944-1956, Fayard, 1975. — P. Noirot, La Mémoire ouverte, Stock, 1976. — G. Malaurie, en coll. avec E. Terrée, L’Affaire Kravchenko, Paris 1949. Le Goulag en correctionnelle, R. Laffont, 1982. — D. Desanti, Les Clés d’Elsa, Aragon-Triolet roman vrai, Ramsay, 1983. — J.-P. Morel, Le Roman insupportable. L’Internationale littéraire et la France (1920-1932), Gallimard, 1985. — Régine Robin, Le Réalisme socialiste : une esthétique impossible, Payot, 1986. — Jeannine Verdès-Leroux, Le Réveil des somnambules. Le parti communiste, les intellectuels et la culture (1956-1985), Fayard/Minuit, 1987. — K.-A. Arvidsson, Henry Poulaille et la littérature prolétarienne française des années 1930, J. Touzot, 1988. — J.-M. Péru, Des Ouvriers écrivent. Le débat sur la littérature prolétarienne en France (1925-1935), Th., Paris VII, 1987. — W. Klein, Commune, revue pour la défense de la culture (1933-1939), Éd. du CNRS, 1988. — Great Soviet Encyclopedia, A translation of the third edition, vol. 20, New-York, Macmillan Inc., 1979. — Entretiens avec Vladimir Pozner (1990-1991), Ida (1991) et André (1991, 1996). — L’Humanité, 21 février 1992. — Note de Ludmila Stern.
IMAGE ET SON : « Mémoire du siècle : Vladimir Pozner », France-Culture, réalisation Annie Epelboin ; Première diffusion, 16 août 1985.

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