PETITGAND Robert dit Delny

Par Jean-Louis Panné

Né en 1909 ; communiste anti-stalinien.

Robert Petitgand fut élève d’Albert Mathiez à la Sorbonne. Membre d’une cellule des Jeunesses communistes du XIVe arr. de Paris (6e rayon de la région parisienne), il participa au travail de la commission antimilitariste. Il fut exclu en novembre 1930 en raison de ses positions oppositionnelles qu’il exprima dans une lettre ouverte signée avec six autres militants. Ayant rejoint la Ligue communiste, avec Prader (voir Édouard Labin) et Cantor (voir Paul Schmierer), il signa en mars 1931 dans la Vérité un article sous le pseudonyme de Delny où tous trois exprimaient leur désaccord avec la Ligue sur la question de l’unité syndicale. Avec ses camarades, Robert Petitgand quitta finalement la Ligue communiste. Durant l’été 1932, Prader, Petitgand et P. Bénichou rencontrèrent Boris Souvarine et, à la fin de 1932, avec ses amis (Jeanne, Lenoir, Max, Prader et Prieur) qui formaient le « groupe des étudiants », Petitgand proposa au Cercle communiste démocratique et à la Fédération communiste indépendante de l’Est, dans une déclaration intitulée « Pour le regroupement des forces communistes », une « conférence de confrontation politique ». Le cercle et la fédération y répondirent par un long document intitulé « Pour le communisme rénové ». A la suite de ces discussions, le « groupe Delny » rejoignit le Cercle communiste démocratique.

Après la dissolution du cercle au début de l’année 1934, Robert Petitgand collabora à la revue de René Lefeuvre, Masses. Dans les numéros de mars et juin 1934, il signa, sous son pseudonyme, avec P. Bénichou un article consacré à « la psychologie du fascisme ». Il donna également quelques conférences dans le cadre des groupes d’études nés autour de cette revue. Plus tard en janvier 1939, il donna dans le 1er numéro de la 3e série de Masses une étude sur « La mentalité réactionnaire et l’homme nouveau ».

Mobilisé en 1939, fait prisonnier, Petitgand réussit à se faire libérer en janvier 1943. Installé à Toulon, il rejoignit un réseau de renseignements de la France combattante. Professeur d’histoire après la Seconde Guerre mondiale, Robert Petitgand collabora occasionnellement au Contrat social de B. Souvarine.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article125909, notice PETITGAND Robert dit Delny par Jean-Louis Panné, version mise en ligne le 30 novembre 2010, dernière modification le 19 juin 2019.

Par Jean-Louis Panné

SOURCES : Journaux et revues cités. — La Vérité, 14 novembre 1930 et 20 mars 1931. — Le Travailleur (Belfort), 25 février 1932. — Notes de Jean-Michel Brabant. — Entretien avec l’intéressé, octobre 1990.

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