PÉRICAT Raymond, Louis

Par Stéphane Sirot

Né le 23 janvier 1873 à Gretz-Armainvilliers (Seine-et-Marne), mort le 13 juillet 1958 à Paris ; militant syndicaliste et communiste ; secrétaire de la Fédération du Bâtiment de 1908 à 1912 ; secrétaire du Comité d’action internationale (CAI), du Comité de défense syndicaliste (CDS) ; membre de la commission exécutive du Comité pour la reprise des relations internationales (CRRI) et du Comité de la IIIe Internationale.

Raymond Péricat, dont le père était employé aux chemins de fer de l’Est, se maria en 1899 à Paris avec Alice Bergogne et eut un enfant, Roger, né en 1902. Il fut, avant 1914, secrétaire de la Fédération du Bâtiment (voir Dictionnaire, t. 14). Lors de la Première Guerre mondiale, il s’affirma comme l’un des principaux leaders de la minorité syndicaliste opposée au conflit.

Le 31 juillet 1914, lors du comité confédéral national (CCN) de la CGT, il fut certainement le seul à réclamer l’application des décisions des congrès et, donc, l’insurrection contre la guerre. Mais le lendemain, c’est lui qui proposa au CCN, comme il le reconnut plus tard (cf. M. Labi, op. cit., p. 50), le vote du manifeste intitulé « Une heure grave vient de sonner », par lequel la CGT affirmait son impuissance à empêcher la guerre et invitait ses militants à répondre à l’ordre de mobilisation. Péricat regretta très vite ce qu’il appela « son seul acte de lâcheté » (réunion des maçons-pierre du 11 juillet 1915), reconnaissant même qu’il avait eu « peur, c’est vrai, du poteau d’exécution » (cf. compte rendu du congrès de Lyon de la CGT, 10-13 septembre 1919, p. 140).

Le 4 août, Raymond Péricat fut mobilisé. Avant de rejoindre, le soir même, le 14e régiment territorial à Abbeville, il assista, parmi la foule, aux obsèques de Jean Jaurès. Péricat et son unité passèrent la majeure partie du mois d’août dans le Nord-Pas-de-Calais, avant de partir pour la Somme, où ils subirent l’épreuve du feu. Raymond Péricat passa ensuite quelque temps dans les tranchées de Seine-et-Oise, où il prit conscience de l’horreur de la guerre et de la nécessité de tout faire pour y mettre un terme : « Mais là-bas, sur le front, pensant à ma famille, traçant au fond de la tranchée le nom de ma femme et de mon fils, je disais : « Comment est-il possible que moi, antipatriote, antimilitariste, moi qui ne reconnais que l’Internationale, je vienne donner des coups à mes camarades de misère et, peut-être, pour mourir contre ma propre cause, mes propres intérêts, pour des ennemis » (congrès de Lyon, compte rendu, p. 140).

Le 31 octobre, Raymond Péricat fut autorisé à rentrer dans ses foyers. A son retour du front, il exerça pendant trois mois, mais sans succès, le métier de représentant. Rapidement, il se mit à militer contre la guerre. Partisan d’une reprise immédiate des relations internationales, il affirma, en janvier 1915, son désir de participer à la conférence de Copenhague que souhaitaient organiser les socialistes scandinaves. A la même période, il se prononça contre la victoire de la France et de ses alliés car « en considérant que l’Allemagne soit vaincue, le militarisme anglais, français et russe deviendra plus fort que jamais et ceci au détriment de la classe ouvrière organisée » (réunion des maçons-pierre du 24 janvier 1915).

Le 14 juin 1915, Raymond Péricat devint garçon au lavoir Saint-Didier, rue Lauriston, où il travailla jusqu’au 25 janvier 1916.

A l’automne 1915, il participa à la constitution du CAI, qui réunit des militants venant essentiellement du syndicalisme et opposés à la guerre. Le 21 novembre, il fut désigné au bureau du CAI, où il siégea avec Roger Bourderon, Marcel Hasfeld, Jules Lepetit, Alphonse Merrheim et Marcel Vergeat. Quelques jours plus tard, le 9 décembre, il devint secrétaire de cette organisation.

Ses activités valurent à Raymond Péricat une surveillance policière étroite. Arrêté une première fois pour insoumission le 14 décembre 1915, puis relâché, il fut expédié, le 26 janvier 1916, au dépôt du 14e territorial, à Landernau. Le 12 février, il fut transféré à Bergerac où il arriva le 14 février. Pendant un mois, il travailla à la construction d’un poudrerie, puis fut réformé une première fois le 18 mars, avant de l’être définitivement le 23 juin. Dans une lettre qu’il adressa de Bergerac à un ami parisien, Raymond Péricat dresse de lui-même cet autoportrait saisissant : « ...souvent malgré ma froideur, ma dureté apparente, j’ai besoin d’amitiés sincères. Je suis ce qu’ici en France on appelle : un sensitif. On m’a souvent - bien à tort à mon avis - dans le mouvement ouvrier qualifié d’impulsif ce n’est pas la même chose, et si parfois la colère ou tout autre sentiment apparaissaient chez moi brusquement, c’est que souventes fois j’ai voulu concentrer en moi - emmagasiner - si je puis dire l’idée ou le sentiment. Du reste lorsque cela m’arrive de trop vouloir me dominer j’en subis la conséquence (...) Quand j’aime, j’aime bien, quand je hais je hais bien, mais ce sont deux contraires qui m’arrivent rarement car je me défends le mieux que je peux contre ces deux maux. Pourtant mon vieux François je ne suis pas invulnérable, et il m’arrive d’être pris ».

Entre temps, au début de l’année 1916, le CAI s’était transformé en CRRI, au sein duquel Péricat milita. Peu après, en avril, les syndicalistes du CRRI formèrent le CDS, dont Raymond Péricat fut l’un des secrétaires, tout en restant membre du CRRI. A la fin de l’année, il quitta le syndicat de la Maçonnerie-Pierre pour rejoindre celui du Bâtiment de la Seine, plus proche de ses options minoritaires.

Le 31 mai 1917, Raymond Péricat devint premier secrétaire du CDS, remplaçant à ce poste Aimé Rey. Durant cette période, il exerça également la fonction de secrétaire de l’Entraide aux prisonniers politiques, tâche qui consistait à rendre visite aux militants emprisonnés pour leurs activités politiques ou syndicales. Il fut aussi très actif dans l’aide aux familles des militants du Bâtiment partis sur le front, demandant sans cesse que l’argent de la caisse syndicale serve à aider ces familles.

Du 23 au 25 décembre 1917, il participa à la IIIe conférence de la CGT, organisée à Clermont-Ferrand. Il réaffirma son opposition à la guerre et à la politique de la majorité confédérale, mais il vota tout de même la motion de synthèse rapportée par le majoritaire Jean Rougerie, à laquelle s’étaient ralliés la presque totalité des minoritaires. Par ce vote, Raymond Péricat pensa « agir dans l’intérêt du CDS en maintenant la minorité unie » (A. Kriegel, op. cit., t. I., p. 206). Hésitant entre la lutte à l’intérieur ou à l’extérieur de la CGT, Raymond Péricat opta pour un temps en faveur de la première position. C’est sans doute la raison pour laquelle il assista, en février 1918, à la conférence interalliée socialiste et syndicaliste de Londres, représentant, avec Merrheim, la minorité de la CGT.

Les 19 et 20 mai 1918, Raymond Péricat participa activement au congrès minoritaire de Saint-Étienne où l’une des trois motions votées appelait à la grève générale. La réaction des autorités ne se fit pas attendre : Péricat fut arrêté le 26 mai et inculpé de « complicité d’intelligence avec l’ennemi, de provocation de militaires à la désobéissance et à la désertion ». Le 29 mai, il fut incarcéré à la prison de la Santé, avant d’être transféré le 23 juin à Clermont-Ferrand pour être mis à la disposition du conseil de guerre de la 13e région. Il fut libéré le 18 novembre, une fois le conflit terminé. Les années de guerre furent décisives dans la vie de Raymond Péricat. Elles le firent douter des capacités de la classe ouvrière à se révolter : « La classe ouvrière française, la plus veule, la plus avachie qui soit en ce monde n’a ni cœur, ni cerveau ; elle ne pense que par le ventre et ne se révoltera que lorsqu’elle mourra complètement de faim, et encore la toute dernière de l’univers » (déclaration de Raymond Péricat à la réunion du syndicat de la Voiture-Aviation du 5 janvier 1919). De cette période naquit sans doute chez le militant Péricat un certain ressentiment envers la base ouvrière.

La guerre à peine terminée, il lança un hebdomadaire, l’Internationale, dont le premier numéro parut le 15 février 1919. Cette publication affirma vouloir « être le trait d’union des éléments d’extrême gauche de la CGT, du PS et des groupements libertaires ». Parmi ses principaux collaborateurs, l’Internationale compta notamment Fernand Loriot, Victor Méric*, Georges Pioch et Marcel Vergeat*.

Durant cette période Raymond Péricat s’employa activement à mettre sur pied un « Parti communiste » en France. Il se montra enthousiaste pour la révolution bolchevique, attiré qu’il fut par l’aspect ouvrier du régime et par l’expérience des Soviets. D’ailleurs, le 6 mars, lors d’un discours au soviet de Moscou, Lénine présenta Péricat comme l’« un des rares représentants du mouvement ouvrier français qui soit en général solidaire avec nous ». Le 5 avril, dans l’Internationale, il appela à la constitution d’un PC. Une commission du CDS rédigea un projet de manifeste et de statuts qui furent adoptés à l’unanimité le 30 mai. Une semaine plus tard, le 7 juin, l’Internationale put annoncer la création d’un PC dont elle publia les statuts. C’est le cheminot Jacques Sigrand qui devint secrétaire de la nouvelle organisation, qui se disloqua en décembre.

Entre temps, début mai, le CRRI s’était transformé en comité de la IIIe Internationale. Péricat siégea au sein de la commission exécutive de ce comité, en compagnie de Fernand Loriot, Pierre Monatte, Gaston Monmousseau et Louise Saumoneau*.

Sur le plan syndical, la lutte contre les majoritaires de la CGT se poursuivit. Les 25 et 26 septembre 1919, Raymond Péricat participa, à Orléans, aux assises nationales de la minorité. Il préconisa alors de quitter la CGT et de créer une nouvelle organisation syndicale révolutionnaire, perspective que refusèrent la majeure partie des minoritaires. Le 19 octobre, peu après le congrès de Lyon de la CGT (10-13 septembre 1919) auquel Raymond Péricat assista, un comité provisoire des syndicats minoritaires adhérents à la CGT se constitua. Il fit partie de la direction de ce comité, Monatte en étant le secrétaire.

Du 19 au 24 novembre, Raymond Péricat participa au VIIe congrès national de la Fédération du Bâtiment. Il y fut le porte-parole des minoritaires de sa corporation et critiqua l’orientation mise en œuvre par les dirigeants de la Fédération durant la guerre et vota contre le rapport du comité national.

Craignant d’être à nouveau arrêté, Raymond Péricat quitta Paris le 24 décembre et resta quelques jours dans le Var, avant de passer clandestinement la frontière italienne. Il resta cinq mois en Italie, à Campo di Fiore. Il participa à des meetings et rencontra notamment Borghi, Malatesta et Seratti. Les autorités italiennes l’arrêtèrent à Milan le 29 mai 1920, et il fut emprisonné à Trente et à Balzenno, avant d’être conduit à la frontière autrichienne. Il passa un mois à Vienne, où il chercha sans succès à rejoindre Moscou. A partir du 25 juin, il séjourna quelques jours à Bruxelles, où il était venu rencontrer Jacquemotte, dirigeant du Parti communiste belge. A l’été 1920, il rentra en France sous le pseudonyme de Joseph Novick. Après un court séjour à Paris, en août 1920, il arriva à Marseille, où il travailla comme charpentier de navires, après avoir, pendant un temps, fait le camelot et vendu des briquets sur la place publique. Il quitta la ville en janvier 1921, pour remonter sur Paris.

En août 1920, alors qu’il séjournait dans la capitale phocéenne, le syndicat du Bâtiment de Marseille quitta la CGT. Raymond Péricat fut l’un des rares à approuver cette scission et il abandonna lui-même la CGT pour fonder, dans cette ville, la Confédération des travailleurs du monde, qui compta quatre à cinq cents adhérents et cessa d’exister en avril 1922. Mais dès juillet 1921, Raymond Péricat démissionna de son poste de secrétaire de cette Confédération et réintégra la CGT. Après la scission de 1921, il rejoignit les rangs de la CGTU

En avril 1921, Raymond Péricat fit une tournée de propagande dans la région du Nord auprès des syndicats comptant des éléments hostiles à la majorité de la CGT pour les engager à quitter la confédération.

En juillet, il dirigeait un chantier de construction d’une menuiserie moderne à Vouziers (Ardennes). Ses méthodes de direction auraient été contestées par les ouvriers. Ainsi « on dit même qu’il exige des ouvriers placés sous ses ordres de la surproduction et l’application stricte de règlements souvent arbitraires. Plusieurs de ses anciens camarades sont allés lui reprocher de mettre ses capacités intellectuelles au service du patronat. Péricat a répondu qu’il avait mûrement réfléchi avant de prendre cette détermination : ’Puisque tous les moyens tentés pour aboutir à la révolution sociale échouent les uns après les autres, a-t-il ajouté, j’ai pris la résolution de profiter de la vie et surtout de bien vivre’ » (rapport de police du 12 juillet 1921). Ces propos, qui expriment un véritable désenchantement, expliquent sans doute en partie pourquoi Raymond Péricat resta quelque temps à l’écart des organisations du mouvement ouvrier.

Arrivé à Reims à l’été 1922, où il travailla comme stucateur, il ne faisait partie, selon un rapport de police du 3 mars 1923, « d’aucun groupement avancé, ni d’aucun syndicat. Il se dit indépendant et dégoûté des luttes intestines des partis révolutionnaires ». Il participa cependant, le 8 juin 1923, à la salle municipale de Reims, à un débat contradictoire sur le bolchevisme, en présence de militants du PC. Alors qu’un anarchiste s’insurgeait contre « la dictature des bolchevistes à l’égard des ouvriers et contre la peine de mort », tout en reprochant aux révolutionnaires russes l’assassinat de nombreux anarchistes, Péricat répondit « qu’aux grands maux il fallait les grands remèdes et que la peine de mort, humanitairement condamnable, était nécessaire contre les traîtres à la révolution » (rapport de police du 9 juin 1923).

En 1924, Raymond Péricat tenait une droguerie à Vendôme (Loir-et-Cher). Mais dès l’année précédente, il semble avoir été partie prenante de la vie politique du département. Dans un rapport de police du 5 mars 1923 sur « la situation des partis socialiste et communiste » dans le Loir-et-Cher, on peut lire en effet que « M. Péricat actuellement communiste et ancien rédacteur du journal socialiste « Le Progrès » intente un procès à l’administration de cette feuille hebdomadaire ». En janvier 1927, il devint gardien-surveillant du château d’Automne à Chambry (Seine-et-Marne), qui appartenait au patronage de la Bellevilloise. Peu après son arrivée, dès le 29 janvier, il fut inscrit au carnet B de la Seine-et-Marne. La même année, il travailla à Paris sur le chantier de la Bellevilloise et se vit confier la responsabilité de l’entretien des bâtiments du Parti communiste, dont il était membre (témoignage de Marius Giraud). En 1928 et 1929, il continua d’occuper ses fonctions au château d’Automne.

En mars 1936, Raymond Péricat aurait participé au congrès de réunification de Toulouse (témoignage de Marius Giraud). En 1939, il fut chef de chantier à Maubeuge et, dans la dernière semaine de septembre, c’est lui qui rédigea la déclaration adressée aux syndicats du Bâtiment par le bureau fédéral, déclaration par laquelle ce dernier protesta contre l’exclusion des communistes de la CGT. Le mois suivant, il fut élu secrétaire adjoint de la Fédération du Bâtiment et, durant la Deuxième Guerre mondiale, il participa à l’organisation de la Fédération clandestine. En mai 1944, il quitta Paris pour aller s’installer dans l’Yonne, à Mont-Saint-Sulpice. Le 2 septembre, il fut élu membre de la commission exécutive de la Fédération du Bâtiment et siégea à son bureau fédéral en 1945. L’année suivante, il fut promu chevalier de la Légion d’honneur.

Dans les années cinquante, Raymond Péricat tint une librairie, « Au tout petit », au 122 boulevard de la Villette. En décembre 1950, il fit partie des militants communistes honorés par la Fédération de la Seine du PCF pour leurs trente années de militantisme au sein de ce parti. En 1952, il devint président de l’Union des vieux travailleurs de France. A sa mort, en 1958, il était également président d’honneur de la Fédération du Bâtiment CGT et membre du PCF.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article125547, notice PÉRICAT Raymond, Louis par Stéphane Sirot, version mise en ligne le 30 novembre 2010, dernière modification le 9 octobre 2018.

Par Stéphane Sirot

ŒUVRE : Maîtres et valets. Lettre ouverte. Le Comité de défense syndicaliste à l’Union des syndicats de la Seine, s.l., n.d., Paris, 1917, 17 p. — Etre un homme, Courbevoie, La Cootypographie, vers 1937 (écrit à l’automne 1918), 61 p. — La guerre vue par un ouvrier (texte inédit).

SOURCES : Arch. Nat. F7/159902 (fonds « Panthéon ») — Archives de Péricat déposées à l’IFHS — Le Populaire de Paris. Journal socialiste du soir, 19 septembre 1918, p. 2. — L’Humanité, 14 juillet 1958. — A. Delhom, La scission syndicale de 1921 dans la Fédération du Bâtiment, M. M., Paris I, 1973. — H. Dubief, Le syndicalisme révolutionnaire, Armand Colin, 1969. — C. Gras, Alfred Rosmer et le mouvement révolutionnaire international, François Maspero, 1971. — A. Kriegel, Histoire du mouvement ouvrier française, 1914-1920. Aux origines du communisme français, Paris-La Haye, Mouton, 1964. — M. Labi, La grande division des travailleurs. Première scission de la CGT, 1914-1921, Editions ouvrières, 1964. — Jean Maitron, Le mouvement anarchiste en France, François Maspero, 1975. — J.-L. Robert, Ouvriers et mouvement ouvriers parisiens pendant la Grande Guerre et l’immédiat après-guerre. Histoire et anthropologie, Th., Paris I, 1989. — D. Tartakowsky, Les premiers communistes français. Formation des cadres et bolchevisation, Presses de la FNSP, 1980. — R. Wohl, French Communism in the Making, Stanford, Stanford University Press, 1966. — Notes de Jean Eglin. — Documents transmis par M. Moissonnier. — Témoignages oraux de Jean Briquet, Hyldebert Chaintreuil, Marius Giraud, Auguste Lemasson, Guy Thorel et Pierre Vaillant.

ICONOGRAPHIE : Les hommes du jours, 9 novembre 1918. — Le Peuple, 13-20 septembre 1950. — L’Humanité, 14 juillet 1958.

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