PARISOT Gabriel [PARISOT Jean-Marie, Gabriel]

Par Charles Sowerwine

Né et mort à Bourg-en-Bresse (Ain) : 25 juin 1871-13 novembre 1945. Inspecteur des PTT ; conseiller municipal socialiste de Bourg-en-Bresse ; conseiller général.

Gabriel Parisot fut élu en mars 1919 au conseil d’administration du groupe socialiste de Bourg-en-Bresse. Il devint conseiller municipal à l’issue des élections du 7 décembre 1919. Il ne se présenta pas au scrutin suivant, le 10 mai 1925, le groupe socialiste ayant été affaibli par la scission. Parisot, qui était, selon un rapport de police, « plutôt en réalité un véritable radical-socialiste », avait refusé d’entériner la décision du congrès de Tours (décembre 1920). Il fit partie du nouveau groupe socialiste SFIO de Bourg (voir Joseph Perret) alors que la majorité socialiste avait suivi René Nicod à la SFIC.

Aux élections cantonales des 14 et 21 mai 1922, Parisot fut candidat au conseil général dans le canton de Bourg. Au 1er tour il obtint 1 224 voix sur 4 792 suffrages exprimés, contre 451 au candidat communiste Hubert Bernard et 1 222 au radical ; grâce au désistement du candidat radical il fut élu au second tour. Désigné par le congrès départemental de la SFIO du 20 janvier 1924 comme candidat à l’élection législative de 1924, sur la liste du Cartel des gauches, Parisot recueillit 37 324 voix sur 95 354 inscrits mais ne fut pas élu tandis que Paul Nicollet, son co-listier socialiste, le fut. Aux élections législatives des 22 et 29 avril 1928, Parisot fut candidat dans la 1re circonscription de Bourg. Au 1er tour il obtint 3 662 voix sur 14 478 votants et 3 655 au radical Fribourg, qui se retira en sa faveur. Parisot fut battu de 54 voix. Il perdit ensuite son siège au conseil général au profit d’un radical et essaya en vain de le reconquérir aux élections cantonales de 1932.

En juillet 1933, Parisot devint directeur politique du nouveau journal socialiste, le Travailleur de l’Ain. Candidat SFIO à l’élection sénatoriale du 17 novembre 1935, il fut élu trésorier adjoint fédéral (étant déjà membre de la commission administrative fédérale) au congrès départemental SFIO du 7 février 1937. Il garda cette responsabilité jusqu’à la guerre. Retraité des PTT en 1936, Parisot se consacra aux activités politiques et laïques. Il fut président de la section de Bourg de la Ligue des droits de l’Homme, dont il avait été le délégué au congrès de Nancy en 1934, président du groupe Edgar Quinet de la Libre pensée et Vénérable de la Loge de Bourg.

Membre du comité local de Libération, il fut nommé conseiller municipal par arrêté du 9 septembre 1944. Il fut réélu aux élections du 13 mai 1945 et devint adjoint ; il le demeura jusqu’à son décès.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article124924, notice PARISOT Gabriel [PARISOT Jean-Marie, Gabriel] par Charles Sowerwine, version mise en ligne le 30 novembre 2010, dernière modification le 30 novembre 2010.

Par Charles Sowerwine

SOURCES : Arch. Nat. F7/12970, 13024. — Arch. Dép. Ain, M 818. — Arch. Com. Bourg-en-Bresse. — Arch. Libre pensée, Ain. — L’Éclaireur de l’Ain, 1919-1945. — Le Travailleur de l’Ain, 1933-1939, passim. — Témoignage R. Duluet.

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