OLLIVIER Bertin, Lucien

Par Antoine Olivesi

Né à La Tour-d’Aigues (Vaucluse), Bertin Ollivier, employé de commerce à Marseille, semble être passé de l’anarchisme au syndicalisme si l’on en croit un article de Sartoria dans les Temps Nouveaux : "Des camarades plus âgés l’ont connu anarchiste...il est devenu un rond de cuir inamovible" (14 novembre 1908).

Pendant de longues années, économe de la Bourse du Travail de Marseille, Ollivier en devint le secrétaire administratif. Il en était "l’âme", selon un rapport confidentiel de 1912. Il fut aussi le gérant du journal de l’Union des Chambres syndicales ouvrières des Bouches-du-Rhône, l’Ouvrier syndiqué, de 1905 à 1914. Il s’occupait également du cours professionnel, du conseil judiciaire et du théâtre social. Syndicaliste révolutionnaire, antimilitariste ("Le patriotisme, voilà l’ennemi", écrivait-il le 15 avril 1913), il était hostile aux positions de la SFIO sur le problème de la guerre.

Lorsqu’elle éclata, Ollivier demeura secrétaire de la Bourse du Travail et se chargea, notamment en 1916, des problèmes de l’emploi et du chômage au sujet desquels il adressa en septembre un rapport au préfet. En décembre, il fit partie d’une commission mixte sur les salaires des ouvriers des usines de guerre. La même année, il avait été nommé membre de la commission départementale d’apprentissage (voir Henri Maurel). En avril 1917, il fut syndic du syndicat ouvrier des industries du Vêtement dont Élisa Augier était trésorière. En septembre, accusé de collaboration de classe par les éléments les plus avancés de la CGT, il démissionna de son poste de secrétaire.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article124344, notice OLLIVIER Bertin, Lucien par Antoine Olivesi, version mise en ligne le 30 novembre 2010, dernière modification le 30 novembre 2010.

Par Antoine Olivesi

SOURCES : Arch. Nat. F7/13567. — Arch. Dép. Bouches-du-Rhône, M 6/3357, 3412, 3851 ; XIV M 22/12, XIV M 23/20, XIV M 24/44, XIV M 25/45 et 48. — Le Petit Provençal, 5 octobre 1908, 12 mai 1913, 2 septembre 1917. — L’Ouvrier syndiqué, 1er juillet 1909, 30 Janvier 1912, 15 avril 1913, 1er mai et 1er août 1914. — Les Temps nouveaux. — Indicateur Marseillais, 1903-1917. — R. Bianco, Le mouvement anarchiste à Marseille, op. cit., t. II. — J. Bonnabel, Le mouvement ouvrier à Marseille, op. cit.

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