NARDON Léon [NARDON Louis, Léon]

Par Georges-Michel Thomas

Né le 12 octobre 1883 à Dumbéa (Nouvelle-Calédonie), fondé de pouvoir de la perception de Brest (Finistère) ; maire socialiste de Brest.

Né à Dumbéa (Nouvelle-Calédonie) où son père, adjudant d’infanterie coloniale, était en garnison, Léon Nardon revint à Brest (Finistère), âgé de quelques mois et c’est là qu’il passa la majeure partie de sa vie.

Fonctionnaire du Trésor, puis fondé de pouvoir de la perception de Brest, il fut élu conseiller municipal socialiste de Brest le 30 novembre 1919 ; il avait adhéré au Parti socialiste SFIO en 1905. Il fut élu maire le 10 décembre 1919, mais fut révoqué le 16 février 1920 par décret préfectoral pour avoir refusé d’autoriser une manifestation ayant pour but de déposer une couronne au monument aux morts. Il fut remplacé par H. Masson jusqu’au 20 février 1921, date à laquelle il redevint maire. Il fut réélu en 1925.

Léon Nardon avait été délégué au congrès de Tours, en décembre 1920 et était intervenu le 25 pour critiquer les méthodes des partisans de la IIIe Internationale ; il demeura au Parti socialiste SFIO. Sous son impulsion, en tant que maire de Brest, on assista à la création de l’aérium de Penmarch, à l’extension des colonies de vacances, à la construction de l’école maternelle de la rue de la République, du patronage laïque de Recouvrance, au lancement de l’hôpital Augustin-Morvan.

Il avait été candidat malheureux aux élections législatives de 1924. Sixième sur la liste du Parti socialiste, il avait obtenu 30 932 voix sur 154 362 suffrages exprimés. N’ayant pas été réélu conseiller municipal en 1929, il fut nommé percepteur à Baud (Morbihan) puis à Lesneven (Finistère) en 1932, enfin au Faou en 1934. Révoqué de ses fonctions de percepteur le 24 décembre 1941 sous le régime de Vichy, il fut réintégré après la Libération.

Délégué cantonal de l’Éducation nationale depuis 1922, Léon Nardon, quand vint l’heure de la retraite, ne cessa pas son activité. Il cumula alors les fonctions de président départemental de la Fédération générale des retraités civils et militaires et celles d’administrateur du bureau d’aide sociale et d’administrateur délégué de l’Office d’HLM.

Il fut réélu conseiller municipal le 26 avril 1953 sur la liste d’action laïque, démocratique et sociale présentée par le Parti socialiste SFIO qui compta six élus. Il le demeura jusqu’en 1959.

Marié en 1912 à Saint-Marc (Finistère), Léon Nardon mourut le 3 février 1962 à Brest. S’agit-il d’un frère d’Henri Nardon ?

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article123703, notice NARDON Léon [NARDON Louis, Léon] par Georges-Michel Thomas, version mise en ligne le 30 novembre 2010, dernière modification le 14 septembre 2018.

Par Georges-Michel Thomas

SOURCES : Télégramme de Brest et de l’Ouest, 5 novembre 1962 et 5 mars 1973. — G. Lachapelle, Les élections législatives, op. cit.Le congrès de Tours, édition critique, op. cit.

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