MOUNIN Georges, pseudonyme de LEBOUCHER Louis, Julien

Par Nicole Racine

Né le 20 juin 1910 à Vieux-Rouen-sur-Bresle (Seine-Inférieure). Professeur ; linguiste ; membre du Parti communiste (1933-1980).

Dans un texte publié dans Esprit en avril 1946, Georges Mounin, évoquant son enfance et son adolescence, se demanda ce qui l’avait déterminé à devenir communiste. S’il reconnut l’influence de son milieu d’origine (il était fils de Delphin Leboucher, ouvrier verrier et de Julienne Lansoy), le coron verrier "où voir la peine ouvrière obligeait à la révolte ou à la soumission", il n’en affirma pas moins que l’influence décisive fut celle des lectures auxquelles l’avaient conduit "le rationalisme de l’école et de la science française", "l’humanisme" des lettres françaises. Si la lecture de Pascal, de Gide marquèrent l’adolescent, comme plus tard celle de Malraux, ce fut par un enchaînement progressif de lectures "non pour savoir mais pour vivre" qu’il passa de François d’Assise à Le Dantec, de Proudhon à Marx, d’Élisée Reclus et de Bakounine à Lénine.

Georges Mounin fit ses études à l’école primaire supérieure et à l’École normale d’instituteurs de Rouen (1925-1929) ; il ne milita pas durant sa scolarité, mais s’intéressa à l’anarchisme, après avoir acheté un dimanche matin le Libertaire. Il fut nommé instituteur délégué à l’école primaire supérieure de Saint-Pons (Hérault) en 1929-1930 après avoir acquis la première partie du professorat des Écoles normales d’instituteurs. Le hasard lui offrit l’occasion d’être recruté comme "professeur adjoint" au lycée français de Port-Saïd (Égypte), institution privée laïque administrée par un conseil formé de cadres supérieurs français de la Compagnie du canal de Suez. Tout juste âgé de vingt ans, il partit avec sa femme à Port-Saïd et enseigna à des élèves assez âgés, dont beaucoup étaient juifs et aucun n’était Français. Il s’intéressa beaucoup à la vie égyptienne, fréquenta l’Union universelle de la Jeunesse juive (UUJJ). Il lisait l’hebdomadaire Monde de Barbusse mais n’était pas encore un militant. En 1932, il revint en France faire son service militaire qu’il effectua à la base aérienne du Bourget. Par l’intermédiaire de Monde, il entra en contact avec "les Campeurs rouges" et adhéra à la section du XIe arr. Avant de repartir pour Port-Saïd, en septembre 1933, il adhéra à la Ligue anti-impérialiste. Une de ses militantes, Léo Wanner, lui envoya par la suite des paquets du journal de la Ligue qu’il distribua à des personnalités et journaux égyptiens. Il adhéra au syndicat CGTU du second degré vers lequel l’avait orienté son ancien professeur de français, Paul Bouthonnier. Durant l’hiver 1933-1934, il rencontra Me Antoine Hajje, avocat du Secours rouge international, arrivé de Beyrouth pour défendre les grévistes poursuivis au Caire ; celui-ci le mit en contact avec un cheminot égyptien du dépôt des chemins de fer de Zagazig, gare à mi-chemin de Port-Saïd et du Caire et avec un avocat égyptien, tous deux communistes.

Avec quelques jeunes camarades, témoin oculaire de l’exploitation des ouvriers de Port-Saïd, il tenta de créer une "cellule" communiste qui se donnait pour but d’étudier l’économie égyptienne, de lutter contre le syndicat-maison de la Compagnie du Canal et l’inégalité des salaires entre ouvriers français, italiens et égyptiens. Ils utilisèrent même à Port-Saïd un petit hebdomadaire légal. Georges Mounin et Édouard Soriano formèrent le projet de dresser un inventaire des œuvres littéraires françaises sur l’Égypte. Ce travail, rédigé par Georges Mounin en 1934-1935, fut publié en mars 1936 par les Cahiers de contre-enseignement prolétarien avec le sous-titre "Littérature et colonialisme. L’Égypte dans la littérature française" (ce numéro contenait, in fine, un extrait "du programme du PC égyptien") ; Mounin avait antérieurement publié dans les mêmes Cahiers (n° 16) une étude sur "le chauvinisme linguistique" qui avait été bien accueillie par Marcel Cohen. En 1935, des camarades communistes égyptiens n’ayant pu obtenir leur passeport pour Moscou, demandèrent à Georges Mounin de les représenter au VIIe congrès de l’Internationale communiste (rappelons, à la suite de Gilles Perrault dans sa biographie d’Henri Curiel, qu’à cette époque, il y avait en Égypte des communistes, mais ni parti, ni organisation structurée, que les quelques dizaines de communistes égyptiens venaient en majorité de la communauté juive égyptienne). Le bureau colonial du parti français dirigé par Jacques Duclos lui obtint un visa d’entrée en URSS. À Moscou, où il resta dix jours, en juillet 1935, il rencontra deux correspondants du Komintern, un Turc, Ferdi, et un Syrien, Ramzi, qui écrivaient dans la Correspondance internationale ; ceux-ci lui expliquèrent qu’il ne pouvait être délégué au congrès, n’étant pas Égyptien. Il n’assista donc pas au congrès et fut quelque peu déçu par la froideur de l’accueil. Ce fut à la veille de son départ de Moscou qu’il rencontra Georges Cogniot avec lequel il fit le voyage de retour.

À son retour en Égypte, il rencontra un membre du Parti communiste italien appartenant au Comité central, Paolo Tedeschi (de son vrai nom Velio Spano) qui, profitant de la traversée du canal de Suez par les transports de troupe italiens, venait organiser la propagande antimilitariste contre la guerre d’Éthiopie ; "humain, cultivé, psychologue. C’est lui qui a modelé définitivement ma façon d’être communiste" écrit Georges Mounin, rappelant qu’il était alors tourmenté par le trotskysme. Velio Spano resta plusieurs mois en Égypte ; il logeait chez Georges Mounin lorsqu’il venait à Port-Saïd et ils eurent de longues conversations. "Disciple de Gramsci et de Togliatti, au sens propre c’est-à-dire formé par eux, il m’enseigna de manière toujours non formelle une autre attitude devant tous les problèmes, non didactique, non dogmatique" écrit encore Georges Mounin. "Il m’a marqué pour toujours, et après 1945, pendant vingt ans, j’ai lu assidûment les publications du PCI, Mondo operaio, il Contemporaneo Rinascita, Società qui ont continué ma formation culturelle à l’italienne" (lettre du 16 mars 1989 à Jeannine Verdès-Leroux). Jeune intellectuel marxiste ayant le goût du débat intellectuel, il écrivit sans la signer une lettre à Jean Grenier, à la suite de ses articles parus dans la NRF ; celui-ci en intégra des extraits dans la publication en volume de son Essai sur l’esprit d’orthodoxie paru en 1938 ("Réponse à un orthodoxe", p. 66-123).

En 1938, sentant la guerre approcher, il rentra en France, en emportant la bibliothèque marxiste que Salomon Soriano lui confia. Nommé à l’Isle-sur-Sorgue (Vaucluse) à l’école primaire supérieure, il prit contact avec la cellule et prit sa carte. Militant communiste actif, délégué à la propagande pour le secteur d’Avignon, il fut proposé au bureau régional par Gaston Dijon pour s’occuper de la Maison de la Culture d’Avignon. Il eut de bons contacts avec Étienne Charpier, militant communiste du Vaucluse et Fernand Vigne qui, après le Pacte germano-soviétique, lui affirma que le nazisme restait l’ennemi n° 1. Mobilisé en 1939-1940 au 139e RI, il fut signalé à l’autorité militaire comme communiste actif ; il fit toute la guerre sur la frontière belge. Après la débâcle, il fut fait prisonnier près de Vierzon, s’évada de l’arsenal de Bourges, le 1er septembre 1940.

Muté en 1941 à La Tour-du-Pin (Isère), Georges Mounin enseigna à l’école primaire supérieure jusqu’en 1946, date à laquelle il fut nommé à l’École normale d’instituteurs d’Aix-en-Provence où il enseigna l’italien. Dès 1941, il fut en contact avec le secrétaire de la cellule communiste de La Tour-du-Pin, Marius Souvy, qui était alors membre de l’Armée secrète, aux réunions, de laquelle il participa ; mais "brûlé", Mounin fut exclu de toutes tâches. À l’automne 1944, il se retrouva, à son corps défendant, conseiller municipal de La Tour-du-Pin et fut élu en 1945.

Après 1945, Georges Mounin collabora à de nombreux périodiques nés de la Résistance intellectuelle, comme les Lettres françaises, Action, où écrivaient les intellectuels communistes. En communiste discipliné, il demanda à Georges Cogniot s’il pouvait écrire dans des revues non communistes ; celui-ci l’ayant laissé libre d’y écrire à "ses risques et périls", Georges Mounin collabora à Confluences de René Tavernier (revue dans laquelle avait été publié, dès juillet-août 1943, son article sur le roman contemporain, sous le pseudonyme de Georges Mounin, utilisé pour la première fois) et à Esprit d’Emmanuel Mounier. Il apparut de ce fait comme un des jeunes intellectuels marxistes avec lequel la gauche non communiste pouvait le mieux entrer en dialogue. Il tint aussi en 1945 une chronique mensuelle dans Confluences ("Les droits de l’Homme") et y publia un long article en septembre 1945 : "Les intellectuels et le communisme" dont la revue releva "la qualité de ton, la modestie dans le dialogue" : Mounin y développait les principes qui devaient inspirer l’action du parti (récusation de l’ouvriérisme, du socio-déterminisme culturel) et dénonçait quelques erreurs commises dans le passé comme la campagne contre André Gide à son retour d’URSS. Cependant cet article suscita des critiques, notamment de Cogniot. Georges Mounin maintint des liens durables avec la revue Esprit. En avril 1946, la revue publia "pour sa valeur de témoignage" sa réponse à l’enquête "Le communisme devant nous", sous le titre : "Pourquoi je suis resté communiste." Quelques mois plus tard, la revue publiait la réponse de Mounin, "une des voix de la nouvelle génération marxiste" à l’enquête "Monde moderne, monde chrétien" (avril-septembre 1946). En 1948, Mounin collabora au numéro spécial "Marxisme ouvert contre marxisme scolastique" (mai-juin) en répondant à l’enquête "Y a-t-il une scolastique marxiste ? » ; il y affirmait que le rapport Jdanov devait être considéré comme le point de départ d’une réflexion sur l’art et plus généralement que la théorie marxiste-léniniste devait être enrichie par l’expérience révolutionnaire (ce numéro d’Esprit fut dénoncé par Jean Kanapa dans l’Humanité). Mounin conserva ses liens avec la revue d’Emmanuel Mounier même en pleine guerre froide :Esprit publia son dialogue avec Albert Béguin sur la poésie politique, en juin 1949. Il collabora à des publications chrétiennes comme Jeunesse de l’Église, les Cahiers de la vie spirituelle (1954).

Cependant ce fut aux Lettres françaises de 1945 à 1947, à Action de 1946 à 1948 que Georges Mounin apporta de préférence sa collaboration. Il y fit la preuve qu’une critique marxiste pouvait exister en dehors des mots d’ordre ou du conformisme militants. Citons comme preuve de son indépendance intellectuelle un de ses articles des Lettres françaises, "Trois poètes et la dialectique" (24 novembre 1945), publié grâce à l’appui de Claude Morgan, directeur de l’hebdomadaire, article qui entraîna le courroux d’Aragon, non seulement qualifié de "trop étincelant Toscanini", mais mis en dessous de Ponge, Char et Éluard comme poète. Léon Moussinac se chargea de répondre à l’article de Mounin en réaffirmant le rôle premier d’Aragon dans la poésie de la Résistance (Lettres françaises, 8 décembre 1945). Mounin consacra en 1946 son premier ouvrage à Char, Avez-vous lu Char ? (Gallimard), qui fut un des premiers essais sur le poète. Mounin écrivit librement dans l’hebdomadaire Action (rédacteur en chef : Pierre Hervé) qui fut le journal auquel il eut le plus de plaisir à collaborer. Il répondit à l’enquête d’Action "Faut-il brûler Kafka ?" (19 juillet 1946), écrivit des articles sur l’existentialisme, le socialisme, de Gaulle, Raymond Aron ; en 1947, il déplora la fin de l’union des intellectuels rassemblés dans la Résistance ("Le parti de la mésintelligence française", 1-7 octobre 1947) ; en 1948, il publia un article sur le romancier italien Elio Vittorini — avec lequel il échangea une correspondance — alors que Vittorini avait dû faire cesser de paraître sa revue Il Politecnico après une polémique publique avec Togliatti sur la politique culturelle. Il appuyait ainsi l’action de tous ceux qui comme Edgar Morin, Claude Roy, J. Duvignaud, D. Mascolo étaient des admirateurs de l’action de Vittorini dans le communisme italien.

Intellectuel communiste provincial, Georges Mounin ne joua jamais un rôle de premier plan dans le parti bien que son influence intellectuelle se soit exercée sur de nombreux étudiants et universitaires. Il a peu appartenu à l’appareil du parti où il occupa des fonctions telles que secrétaire de section durant une année (1945-1946), conseiller municipal communiste à Aix-en-Provence en charge de l’analyse du budget municipal (1950-1958) d’abord dans la majorité socialiste-communiste jusqu’en 1953 puis dans l’opposition. Il constitua les archives du parti à la mairie.

Communiste convaincu jusqu’en 1949-1950, il adhérait aux mots d’ordre politiques du parti, comme en témoigne le message de sympathie qu’il adressa à Maurice Thorez après sa déclaration sur l’Armée rouge, message publié dans l’Humanité du 2 mars 1949 (Georges Mounin avait été présenté, par l’intermédiaire de Jean Fréville, à Maurice Thorez alors ministre d’État, mais leur rencontre n’eut pas de suite). Il apporta sa contribution à l’hommage rendu à Staline par la Nouvelle Critique en décembre 1949 ("Le marxisme et les grands hommes" dont la seconde moitié qui devait s’intituler "Ignorance et connaissance de Staline" fut refusée par Kanapa). Cependant, du fait de son éloignement de Paris, Georges Mounin ne fut pas véritablement mêlé aux batailles idéologiques sur le rôle des intellectuels. La seule réunion parisienne à laquelle il assista fut l’assemblée d’information pour les intellectuels communistes organisée salle Wagram, le 28 février 1949, au cours de laquelle L. Casanova donna les nouvelles directives du parti aux intellectuels ; mais à la différence d’Edgar Morin, il ne manifesta pas son opposition, se contentant de "digérer", selon sa propre expression. Cependant selon son témoignage, le rapport Jdanov provoqua en lui le premier "ébranlement" idéologique et politique, suivi par celui provoqué par l’affaire Rajk. Portant aujourd’hui un regard sur l’état d’esprit qui était le sien lors des années de guerre froide, s’il y voit "l’expression naïve de toutes les illusions d’alors sur l’URSS, le communisme et même le marxisme (dogmatique)", il y décèle aussi l’effort "pathétique" d’un certain nombre d’intellectuels pour préserver la "scientificité" du marxisme, telle qu’elle s’était exprimée avant guerre dans À la lumière du marxisme et après-guerre dans la Pensée, "tout en composant (mentalement) avec le sectarisme, le dogmatisme et l’ouvriérisme du parti" (note manuscrite, 1988). Georges Mounin était en correspondance avec J. Fréville notamment sur les problèmes d’esthétique, et celui-ci lui déconseilla de se mêler de trop près aux luttes idéologiques parisiennes. Certains des manuscrits de Mounin comme "Problèmes du talent" écrits en 1951-1953 ne furent admis ni à la Nouvelle Critique, ni à la Pensée, non plus que des textes sur "Le travail intellectuel collectif" et "Le caractère propre de la littérature" refusés par la Pensée. Seuls deux articles de lui furent publiés dans la Nouvelle Critique en 1949 (auxquels on ajoutera l’article "Marxisme, structuralisme et linguistique" paru en octobre 1967 dans un contexte tout à fait différent). Georges Mounin publia quatre articles dans la Pensée de 1950 à 1956. En avril 1958, il donna un article sur Boris Pasternak au premier numéro de Voies nouvelles. Mounin jouissait du fait de sa situation de provincial d’une grande latitude ; il collabora à de nombreuses revues sur les sujets qui lui tenaient à cœur, essentiellement la poésie ; citons ses articles sur F. Ponge (Critique, juin 1949), Nazim Hikmet (Les Temps modernes, septembre 1957), ses nombreux articles des Cahiers du Sud.

Georges Mounin resta au Parti communiste jusqu’en 1980 pensant que celui-ci était le seul groupe de pression capable de défendre les opprimés ; depuis 1949, il se considérait comme un "communiste inquiet" (paraphrasant une formule de Jean Rostand qui avait dit : "Je suis un biologiste inquiet" — voir l’article de Mounin écrit en 1943 et publié non signé dans les Cahiers du Sud, n° 377, 1964, "Lettre à Jean Rostand sur les drames de l’humanisme athée"). Cependant Georges Mounin n’a jamais appartenu à des groupements d’opposants clandestins, comme Unir. S’il fit part au secrétaire fédéral des Bouches-du-Rhône, Pierre Doize, des questions que lui posaient les révélations du XXe congrès du PCUS, il ne réagit pas, à l’instar d’autres intellectuels communistes, à l’écrasement de l’insurrection hongroise d’octobre 1956.

Nommé attaché de recherches au CNRS (1958-1961), il signa durant la guerre d’Algérie le Manifeste des 121 en faveur du droit à l’insoumission, en compagnie de six autres intellectuels communistes (J. Baby, Dr Dalsace, Hélène Parmelin, E. Pignon, J.-P. Vernant, R. Zazzo, le Monde, 5 septembre 1961). S’il ne fut pas inquiété par le parti, il fut en revanche sanctionné par le CNRS. Devenu maître de conférences puis professeur de linguistique générale, de stylistique et de sémiologie à l’université de Provence à Aix-en-Provence (1961-1976), il publia de nombreux ouvrages sur la linguistique destinés à un public universitaire ainsi que des études sur Machiavel, Savonarole et Dante qui témoignent de son intérêt pour la culture italienne.

Georges Mounin avait épousé Julienne Montagné le 18 septembre 1930.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article123388, notice MOUNIN Georges, pseudonyme de LEBOUCHER Louis, Julien par Nicole Racine, version mise en ligne le 30 novembre 2010, dernière modification le 30 novembre 2010.

Par Nicole Racine

ŒUVRE CHOISIE : Avez-vous lu Char ? Gallimard, 1946, 151 p. (repris dans la Communication poétique, id., 1969). — "Marxisme, liberté, talent", Actualités scientifiques et industrielles, n° 1199, Paris, Éd. Hermann, 1953. — Les Belles infidèles, Cahiers du Sud, 1955, 160 p. — Machiavel, Le Club français du livre, 1957, 236 p. — Savonarole, id., 1960, 216 p. — Poésie et société, PUF, 1961, 108 p. — Les problèmes théoriques de la traduction, Gallimard, 1963, XII-301 p. — Machiavel, PUF, 1964, 103 p. (Philosophes). — Lyrisme de Dante, PUF, 1964, 183 p. — Machiavel, Le Seuil, 1966, 251 p. (Politique.3). — Histoire de la linguistique, des origines au XXe siècle, PUF, 1967, 227 p. — Clefs pour la linguistique, Seghers, 1968, 192 p. — La communication poétique, Gallimard, 1969, 303 p. (comprend "Trois poètes et la dialectique"). — Clefs pour la sémantique, Seghers, 1972, 269 p. — La linguistique du XXe siècle, PUF, 1972, 252 p. — Histoire de la linguistique, des origines au XXe siècle, PUF, 1974, 230 p. — Camarade poète, Galilée, Oswald, 1979, 169 et 194 p. (recueil de textes extraits de diverses revues et publications, 1945-1979).

SOURCES : Documents manuscrits de Georges Mounin ("Souvenirs politiques d’Égypte, 1930-1938", 8 p. ; "Réponses au questionnaire de Nicole Racine", 12 p. ; manuscrits inédits ; correspondance). — Archives personnelles de Jeannine Verdès-Leroux (entretiens et lettres). — Arch. Dép. Vaucluse, 1 M 855. — Who’s who in France, 1979-1980. — Edgar Morin, Autocritique, Julliard, 1959, 287 p. — Elio Vittorini, Gli anni del "Politecnico". Lettere 1945-1951, Einaudi, 1977, 451 p. (lettres à G. Mounin, 8 juillet 1949, 25 mars 1950, 5 avril 1950). — Jeannine Verdès-Leroux, Au service du Parti. Le Parti communiste, les intellectuels et la culture (1944-1956), Fayard-Minuit, 1983, 585 p. — Gilles Perrault, Un homme à part, Barrault, 1984, 586 p.

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