MOREAU Louis [MOREAU Pierre, Louis, Joseph]

Par René Bianco, complété par Marianne Enckell

Né le 15 avril 1883 à Châteauroux (Indre), mort le 9 mars 1958 à Malakoff (Seine) ; peintre, aquarelliste et graveur sur bois ; militant libertaire.

Fils d’un fabricant de draps, Louis Moreau exerça d’abord le métier de lithographe puis s’orienta vers le dessin et la peinture sous l’influence de Bernard Naudin qui était son compatriote et son ami. Il vint s’installer à Paris vers 1900 et entra en contact avec le groupe des Temps nouveaux animé par Jean Grave*. Pendant la Première Guerre mondiale, il collabora au Semeur, journal imprimé clandestinement en 1916 à Déols (Indre-et-Loir) par Maurice Charron (dit Pierre Chardon*) puis à La Forge, revue d’art et de littérature (1917-1920). Durant l’entre-deux-guerres, il donna de nombreux bois gravés au Néo-Naturien (1921-1927) et à L’En Dehors fondé par E. Armand*. Le 27 janvier 1919 il épousa Blanche Champeaux.
En 1924, il fut membre du groupe « Les Partisans » avec Germain Delatousche*, Paul Ferjac, Paul-Émile Pissarro*, etc. Il participa également à l’Almanach de la paix pour 1934, à La Revue anarchiste animée par Ferdinand Fortin* et offrit, en juillet 1937, plusieurs de ses œuvres pour une exposition-vente au profit des orphelins de la colonie de Llansa, de concert avec d’autres artistes comme Bouquet, Claudot*, Delatousche, Luce*, Vlaminck, etc.

Il collabora aussi étroitement avec l’éditeur d’origine roumaine Joseph Ishill (1888-1966) et sa maison d’édition artisanale Oriole Press à Berkeley Heights (New Jersey, USA) à laquelle il donna nombre de gravures originales. On peut en voir sur le site en ligne de la bibliothèque de l’Université du Michigan.

Après la Seconde Guerre mondiale, Louis Moreau collabora encore à L’Unique publié par E. Armand jusqu’en 1956 et à L’Homme et la vie fondé par Manuel Devaldès* en 1946. En 1950 son domicile à Neuilly figurait sur les listes de domiciles anarchistes à surveiller par la police.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article123051, notice MOREAU Louis [MOREAU Pierre, Louis, Joseph] par René Bianco, complété par Marianne Enckell, version mise en ligne le 10 septembre 2013, dernière modification le 30 janvier 2019.

Par René Bianco, complété par Marianne Enckell

ŒUVRE : Périodiques cités et collaboration à L’idée libre, Les Humbles. Illustration : Pantagruel ; Le Bon sens du curé Meslier, Éditions du Pot cassé ; Le Florilège de paraboles et de songes de Han Ryner, L’Amitié par le livre, 1942 Les Satires de Juvenal, Les Physionomies végétales d’Élisée Reclus. — Mars, dieu des Armées, 1915 (réed. 1927).

SOURCES : E. Bénézit, Dictionnaire des peintres, sculpteurs, Librairie Gründ, 1966. — Manuel Devaldes, Louis Moreau, peintre et graveur, Bibliothèque de l’Artistocratie, n° 60, 1935, 92 p., ill. — Louis Simon, Louis Moreau, peintre et graveur, Monde libertaire, mai 1958. — Le Libertaire, 8 juillet 1937. — Lettre d’Eugène Bizeau du 26 juillet 1985. — René Bianco, Un siècle de presse anarchiste d’expression française, op. cit.. — DBMOF. – http://sia32.lautre.net/LouisMoreau.htmhttp://www.lib.umich.edu/joseph-ishill-authors-artists-oriole-press/intro.html — Arch. PPo BA 1900 — Note de Rolf Dupuy. — État civil.

Version imprimable Signaler un complément