MONNIER Louis

Né le 23 juillet 1875 à Fourmies (Nord) ; Ouvrier verrier ; syndicaliste CGT de la Haute-Normandie puis de la région parisienne, trésorier fédéral.

Louis Monnier dans l’Humanité du 4 septembre 1908
Louis Monnier dans l’Humanité du 4 septembre 1908

Le 23 juillet 1875 Louis Monnier naquit à Fourmies (Nord), fils d’un ouvrier verrier originaire de Vatierville (Seine-Inférieure, Seine-Maritime). En 1902, il était verrier à Incheville (Seine-Inférieure, Seine-Maritime). En 1906, il travailla comme verrier à Blangy-sur-Bresle (Seine-Inférieure, Seine-Maritime).

En 1906, Louis Monnier était déjà militant verrier, reconnu. Il assista au XVe congrès national corporatif — 9e de la CGT — et à la conférence des Bourses du Travail tenus à Amiens du 8 au 16 octobre 1906.

En 1908, secrétaire des syndicats ouvriers verriers de la Normandie, il participa au Congrès international des verriers qui se tint en septembre 1908 à la Bourse du travail de Paris. Quelques semaines plus tard, il fit avec le vieux militant verrier Eugène Rey, la tournée des syndicats de la Vallée de la Bresle, alors en lutte contre le licenciement d’Abel Pilon, le président du syndicat de Blangy-sur-Bresle. Le personnel avait déclenché une grève qui fut suivie d’un lock-out imposé par les maîtres verriers de la vallée de la Bresle, laissant plus de 1 200 ouvriers sans travail. Le risque était la disparition du syndicalisme ouvrier verrier, situation qu’Émile Rey avait déjà connue à Lyon en 1891. A la suite de cette tournée, les syndicats de la Vallée tinrent bon, et le patronat suspendit le lock-out. Mais Abel Pilon ne fut pas repris et fut interdit de travail dans la vallée.

En 1909 il était membre du bureau de la fédération nationale des travailleurs du verre, avec Claude*, Coquelet*, Castillon*, Damiens*, Charles Delzant, Hancart Raoul, Laurent Arthur, Liégeois*, Provençal*, et Stiévenard*.

En 1912, alors qu’il était secrétaire permanent de la section fédérale de Normandie, le congrès de la fédération nationale, réuni à Chimay (Belgique), décida qu’il remplacerait Raoul Hancart qui n’était plus le trésorier fédéral. Il devint le second permanent de la fédération. Il assura la permanence de la fédération dont il assura le transfert d’Aniche (Nord) à la Maison des Fédérations, 33 rue de la grange aux Belles à Paris, le 25 août 1912, Delzant étant toujours exilé à Namur (Belgique). En juin 1913, il habitait Paris, 19 rue Vincent (19e). En septembre 1912, il participait au XVIIIe congrès de la CGT tenu au Havre.

Mobilisé le 4 août 1914, le 31 octobre 1915 il fut détaché aux forges de Firminy (Loire). Le 10 novembre 1916, il fut muté aux Verreries de Vernes à Givors (Rhône). Le 1er juillet 1917, il revint au front, au 16e régiment d’infanterie. Il fut démobilisé le 19 janvier 1919, reprit sa fonction de trésorier dans la fédération du Verre dès le mois de février, et retrouva son logement, 19 rue Vincent à Paris (19e). Avec Charles Delzant, il relança la fédération du verre , désorganisée par la guerre. Le 13 avril avril on le retrouve participant au comité national avec Charles Delzant, Paoletti (Sud-ouest), Guegnot (Sud-est), Truyens, et Willeminot (Seine). Il cosigne, comme secrétaires, le compte rendu de la réunion avec Charles Delzant. En novembre 1919, la fédération du Verre le désigna à la demande de Delzant pour remplacer celui-ci à la Commission exécutive de la CGT.

Représentant le syndicat du Verre blanc de Persan-Beaumont (Seine-et-Oise), Louis Monnier présenta le rapport moral de la Fédération du Verre dont il était secrétaire avec Charles Delzant lors du XVIe congrès national tenu à Paris les 3-6 septembre 1919. L’année suivante, il en fut de même lors du congrès tenu à Montluçon le 24 septembre 1920.

Après le 18e congrès de la Fédération tenu à Paris du 5 au 7 avril 1923, il demeurait, avec Charles Delzant, secrétaire national.

En juillet 1929, il fut signalé comme étant l’un des représentants de sa fédération au sein de la commission administrative de la CGT.

En 1931, il fut comptable à Blangy-sur-Bresle, puis de nouveau verrier en 1939.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article122801, notice MONNIER Louis , version mise en ligne le 21 mai 2016, dernière modification le 21 juillet 2019.
Louis Monnier dans l’Humanité du 4 septembre 1908
Louis Monnier dans l’Humanité du 4 septembre 1908

SOURCES : La CGT op. cit. pp. 457-461. — Comptes rendus des congrès nationaux. — Compte rendu du 18e congrès national des verriers, Versailles, 1923, 68 p. — La Bataille, 25 septembre 1920. — La Voix du peuple, organe de la CGT, juillet 1929 (BNF Gallica). — L’Humanité, 4 septembre 1908La Voix des Verriers, 15 novembre 1908, 1er janvier 1909, mai, septembre, novembre 1919 (BNF). — Arch. Dép. de Seine-Maritime, registres matricules, Rouen Nord, 1895, 1R2988 — Le Figaro, 8 septembre 1908. — Notes de Louis Botella. — Notes de Fabienne Leguillé. — Notes de Gilles pichavant

ICONOGRAPHIE : La CGT op. cit.

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