MÉRIGLIER Roger [MÉRIGLIER Pierre, Louis, dit Roger]

Par Jacques Girault

Né le 10 juillet 1905 à Paris (XIVe arr.), mort le 3 avril 2002 au Luc (Var) ; ouvrier pâtissier, puis comptable à Toulon (Var) ; militant syndicaliste ; militant communiste ; conseiller de l’Union française (1947-1949).

Fils de Martial Mériglier, ouvrier pâtissier devenu artisan, communiste en 1947, Pierre Mériglier passa sa jeunesse à Paris et obtint le certificat d’études primaires. Après son service militaire commencé dans l’armée de l’Air, il le termina à Cosne (Nièvre) dans les services auxiliaires d’un régiment de zouaves à partir du 12 mai 1928. Pâtissier en Belgique, il poursuivit son métier d’ouvrier pâtissier à Toulon. Membre du bureau du syndicat CGT des ouvriers pâtissiers à partir de 1932, adhérent du Parti communiste depuis 1936 (trésorier puis secrétaire en 1937 de sa cellule), il fit partie de la commission des fêtes de son syndicat sous le Front populaire. Devenu secrétaire général du syndicat en 1939, il siégea à la commission exécutive de l’Union départementale CGT.

Mobilisé le 19 décembre 1939 dans l’armée de l’Air, démobilisé Pierre Mériglier prit part à la reconstitution du Parti communiste et, sans être lui-même clandestin (pseudonymes : Roger, Gérard ou Bastien), assura la direction de l’organisation, de la fin de 1941 à la fin de la guerre, pour le secteur ville. Animateur du Front national, il organisa des grèves et des manifestations dans la ville, notamment le 11 novembre 1943 et le 14 juillet 1944. Depuis 1942, il travaillait à la Compagnie d’électricité du Sud-Est, puis après la guerre à l’EDF, comme agent comptable.

Secrétaire général du comité local de Libération, Roger (devenu son prénom courant) Mériglier, secrétaire de la section communiste Paul Vaillant-Couturier du centre de Toulon, assurait la gérance de La Cité nouvelle, organe de la section dont le premier numéro parut en mai-juin 1947. Il entra au comité de la fédération communiste à la Libération et participa en 1944 à une école interrégionale à Marseille. Responsable aux cadres fédéraux, en décembre 1947, il devint, au titre du Parti communiste français, conseiller de l’Union française et y siégea jusqu’en mai 1949.

_Secrétaire départemental du syndicat CGT du gaz et de l’électricité de France, il siégeait à la commission exécutive de l’Union départementale CGT. En décembre 1947, il devint, au titre du Parti communiste français, conseiller de l’Union française et y siégea jusqu’en mai 1949.

Secrétaire départemental du syndicat CGT du gaz et de l’électricité de France, il siégeait à la commission exécutive de l’Union départementale CGT. À partir de 1950, Roger Mériglier présida la Caisse mutuelle d’action sociale de l’EDF (CMCAS) du Var et occupa cette responsabilité jusqu’à son départ à la retraite en 1966, tout en étant membre du secrétariat du syndicat dans la même période. De 1963 à 1968, il fut administrateur de la Caisse primaire de Sécurité sociale du Var et de 1963 à 1967, de l’URSSAF dans le département. De 1966 à 1980, il fut le responsable du collectif des retraités de l’UD CGT.

Membre du comité de la fédération communiste du Var à la fin des années 1940, Roger Mériglier siégea au comité directeur national de l’Association nationale des anciens combattants de la Résistance à partir de 1950. Trésorier départemental de l’ANACR et, après 1985, il fut membre de sa présidence d’honneur.

_Mériglier fut candidat aux nombreuses élections municipales de Toulon avec différents prénoms.
-  le 8 mai 1949, "Roger", sur la liste "d’Union républicaine et résistante …", 17 082 voix et signes préférentiels sur 73 245 inscrits,
-  le 26 avril 1953, "Pierre" sur la liste "d’Union ouvrière et démocratique",
-  le 22 mars 1955, sur la liste présentée par le PCF, 13 553 voix sur 73 245 inscrits,
-  le 8 mars 1959, "Roger", sur la liste "d’Union de défense républicaine …" qui obtint 15 374 voix sur 89 558 inscrits,
-  le 14 mars 1965, "Pierre" sur la liste " d’Union républicaine et laïque…" qui réunit 13 644 voix et 15 907 voix sur 95 789 inscrits, au deuxième tour.

_En juillet 1971, Roger Mériglier se retira à La Garde et n’exerça plus de responsabilité après 1985 tout en restant membre du PCF. En 1974, il témoigna sur la Résistance Le Petit Varois-La Marseillaise. En octobre 1981, il versa à la souscription nationale pour la presse communiste et son nom figura sur les listes publiées dans l’Humanité.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article121777, notice MÉRIGLIER Roger [MÉRIGLIER Pierre, Louis, dit Roger] par Jacques Girault, version mise en ligne le 30 novembre 2010, dernière modification le 2 septembre 2018.

Par Jacques Girault

SOURCES : Arch. Dép. Var, 18 M 99, 3 Z 2 23, 16 5. — Arch. Fédération du Var du PCF. — Renseignements fournis par l’intéressé. — Presse locale et nationale. — Notes de Jean-Marie Guillon.

Version imprimable Signaler un complément