MAURAS Jean, Baptiste, Marius

Par Jean-Pierre Besse Jacques Girault

Né le 29 décembre 1894 à Vorey (Haute-Loire), mort le 12 novembre 1965 à Pont-Salomon (Haute-Loire) ; instituteur ; instituteur en Haute-Loire ; militant syndicaliste ; militant communiste, membre du Comité départemental de Libération.

Fils d’un instituteur, Jean Mauras entra à l’Ecole normale d’instituteurs du Puy puis, titulaire de brevet élémentaire, exerça dans des communes du département, dont Bas-en-Basset à la fin des années 1930 puis au Puy après la guerre jusqu’à sa retraite en 1953.

Mauras effectua son service militante dans l’infanterie comme soldat de deuxième classe. Engagé dans les combats de la Première Guerre mondiale, il la termina en 1918 dans l’aviation. Il se maria avec une institutrice, fille d’un ouvrier métallurgiste. Le couple eut un enfant.

Mauras appartenait au Syndicat national (CGT) et fut membre du bureau de la section départementale jusqu’en 1935. Il indiquait avoir alors été évincé après son adhésion au Parti communiste. Il fut gréviste le 30 novembre 1938 et fut sanctionné d’une retenue de huit jours de salaire.

Mauras adhérait au Parti socialiste SFIO puis au Parti communiste à partir de 1935. Secrétaire de la section communiste d’Yssingeaux de 1936 à 1939, membre du comité de la région communiste de la Loire de 1937 à 1939, il fut le candidat communiste au Conseil général en 1937 dans le canton de Saint-Didier-la-Séauve. En 1939, il était un des animateurs du parti dans la Haute-Loire qui comptait dix cellules et 200 adhérents environ.

Mauras fut déplacé à Camurac (Aude), le 1er octobre 1940, par le gouvernement de Vichy, avant d’être suspendu le mois suivant et assigné à résidence surveillée pendant toute la guerre. N’ayant pas de contact avec le Parti communiste dans ce département, il en conservait avec les communistes de la Loire. Au début de 1942, il participa au projet d’installation d’un maquis par les FTP, mais il se réalisa car « les conditions climatiques étaient défavorables ». Il aida, avec le maire de Camurac, les jeunes réfractaires au Service du travail obligatoire à rejoindre le maquis. Le maire l’employa comme comptable dans sa scierie pendant trois mois puis fut obligé de le licencier. Mais, arrêté, il fut déporté et décéda à Dachau.

Mauras continua à militer dans la clandestinité et entretint des relations étroites avec Romeas, membre du comité départemental de Libération. A la Libération, il représentait le Parti communiste au sein du CDL et écrivit dans l’hebdomadaire du Front national de la Haute-Loire, En avant !.

Mauras, réintégré comme instituteur au Puy, entra au bureau de la fédération communiste, responsable de l’organisation. Il y resta jusqu’en 1954 puis fut réélu par la suite au comité fédéral jusqu’à son décès. Il était secrétaire des sections communistes de Saint-Didier à partir de 1956, puis de Monistrol à partir de 1962.

Mauras figurait sur les listes communistes aux élections des assemblées nationales constituantes du 21 octobre 1945 et 1946. Il était en quatrième position sur la liste communiste en 1956 puis fut candidat dans la première circonscription (Le Puy-Yssingeaux) en 1958 (6 397 voix sur 72 074 inscrits) et de 1962 (4 854 voix au premier tour, 5 216 voix au deuxième tour sur 70 678 inscrits).

Mauras fut aussi candidat communiste en 1948 et en 1961 au Conseil général dans le canton de Monistrol et en 1951 et 1958 dans le canton de Saint-Didier (613 voix, troisième position sur 9 046 inscrits). Il fut à nouveau candidat en 1964 dans le canton de Bas-en-Basset « où il est bien connu », selon le secrétariat fédéral.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article121182, notice MAURAS Jean, Baptiste, Marius par Jean-Pierre Besse Jacques Girault, version mise en ligne le 30 novembre 2010, dernière modification le 14 mai 2012.

Par Jean-Pierre Besse Jacques Girault

SOURCES : RGASPI 517 1 1908. — Arch. comité national PCF - Bibliothèque marxiste de Paris, microfilms n° 10760.— Le Cri du peuple, 7 octobre 1937 (photo).— En avant ! 13 janvier et 20 octobre 1945.

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