MATHIEZ Albert, Xavier, Émile

Par Nicole Racine

Né le 18 janvier 1874 à La Bruyère (Haute-Saône), mort le 25 février 1932 à Paris. Professeur d’histoire et de géographie. Historien de la Révolution française ; fondateur de la Société des études robespierristes (1907), directeur et rédacteur en chef des Annales révolutionnaires (1908) devenues en 1924 les Annales historiques de la Révolution française. Membre de la Ligue des droits de l’Homme, du Parti communiste français (1921-1922).

Fils de Constant Mathiez, cultivateur puis aubergiste et d’Adélaïde Delphine Thiébaud, Albert Mathiez hérita de ses origines rurales des traits qui le marquèrent toute sa vie : ce furent — écrit son biographe J. Friguglietti — « sa force physique, sa grande capacité de travail et un farouche esprit d’indépendance ». Reçu bachelier avec mention bien en 1891, il entra, pour préparer l’École normale supérieure, comme interne au lycée Lakanal de Sceaux où il se lia à Albert Lévy, L. Victor Bourilly et Charles Péguy. Mathiez et Péguy commencèrent dès cette date à s’orienter vers le socialisme ; en 1892, ils apportèrent leur soutien aux mineurs grévistes de Carmaux. En 1893, reçu à l’ENS, Mathiez décida de se libérer de ses obligations militaires ; en novembre 1894, il retourna à l’École où il retrouva ses amis de Lakanal, A. Lévy et Ch. Péguy, auxquels s’était joint Georges Weulersse. Leur « turne », baptisée « Utopie », devint rapidement un lieu de discussions sur le socialisme. Jusqu’à quel point Albert Mathiez fut-il socialiste, se demande J. Friguglietti ? Et de citer le témoignage d’Hubert Bourgin (entré à l’École en 1895) : « Il ne fit partie d’aucune de nos formations d’École et du Quartier, ne fut pas des nôtres... » Paul Mantoux (qui était de la même promotion) décrit Mathiez comme un jacobin. J. Friguglietti nous dit que Mathiez fit partie du Cercle d’études et de propagande socialistes fondé par Péguy en 1897. Il s’abonna aux Cahiers de la Quinzaine sans être toutefois toujours d’accord avec les idées de Péguy. Licencié ès-lettres (1895), il rédigea en 1896 son diplôme d’études supérieures sur les journées d’octobre 1789 ; en 1897, il fut reçu 5e sur 10 à l’agrégation d’histoire et géographie (Mantoux et Weulersse étant premiers ex-aequo). Après avoir bénéficié d’une bourse d’études à l’université de Lyon, il fut nommé professeur au lycée de Montauban. Il se fit remarquer dès cette date pour son républicanisme et son dreyfusisme.

Au début 1900, Mathiez put bénéficier d’une place à la Fondation Thiers à Paris, grâce à Paul Mantoux qui y avait renoncé en sa faveur. Désirant se marier, il quitta la Fondation en novembre 1901 et demanda un poste de professeur ; il fut d’abord nommé aux lycées de Châteauroux, de Caen (1902 à 1906), au lycée Voltaire à Paris (1906 à 1911). Entre 1900 et 1903, il effectua les recherches pour sa thèse de doctorat sous la direction d’Alphonse Aulard qui enseignait l’histoire de la Révolution française à la Sorbonne. A. Aulard encouragea Mathiez à s’intéresser aux questions religieuses sous la Révolution et l’aida à publier les résultats de ses recherches dans la revue la Révolution française qu’il dirigeait. En 1900, Mathiez devint membre de la Société d’histoire moderne dont il fut secrétaire général. En mars 1904, il soutint à la Sorbonne sa thèse sur La Théophilanthropie et le culte décadaire ainsi que sa thèse complémentaire sur Les origines des cultes révolutionnaires (dans laquelle il cherchait à appliquer les théories durkheimiennes sur les religions).

Parallèlement à ses activités d’enseignant, Mathiez s’intéressait à la vie politique et sociale. A Caen, il joua un rôle très actif dans l’organisation du syndicalisme enseignant dans le Calvados. Élu secrétaire trésorier de la commission exécutive de la Fédération des professeurs de l’enseignement secondaire, il fut choisi comme délégué au congrès national de Paris d’avril 1905 ; il était hostile au cadre unique professeurs-répétiteurs, mais ses thèses furent repoussées. Il avait donné une série d’articles sur le thème du « professorat adjoint » dans la Solidarité, fondée au Mans par Léon Deschamps. Pendant son séjour à Caen, il participa à l’activité de la Ligue des droits de l’Homme ; au départ d’Edmond Goblot en 1905, il fut élu président de la section caennaise. Mathiez admirait Jaurès et son Histoire socialiste de la Révolution française dont les quatre premiers tomes parurent de 1901 à 1904. De 1903 à 1906 il fut secrétaire du comité départemental du Calvados de la « Commission de recherche et de publication des documents relatifs à la vie économique de la Révolution » créée en 1903 sur l’instigation de Jaurès.

Entre 1901 et 1907, apparurent des divergences d’appréciation entre Aulard (dont le grand homme était Danton) et Mathiez qui commençait à réhabiliter Robespierre. Mais ce ne fut qu’en 1908 qu’éclata la rupture entre les deux historiens. Comment Mathiez en vint-il à changer d’opinion sur Robespierre ? James Friguglietti pense qu’il fut sans doute influencé par Gustave Rouanet, qui publia de 1898 à 1904 la Revue socialiste ; ce serait sous son influence que Mathiez serait venu à penser que la tradition robespierriste, antérieure au « dantonisme » officiel de la IIIe République, constituait la véritable tradition révolutionnaire française, celle des socialistes du Second Empire. Fin 1907, Mathiez fonda une société rivale de celle d’Aulard, la « Société des études robespierristes » et, début 1908, une revue historique concurrente, les Annales révolutionnaires dont le but était de réhabiliter la mémoire de Robespierre et d’étudier scientifiquement l’histoire de la Révolution. Ce fut dans les Annales révolutionnaires que parut une vive critique du Taine historien de la Révolution française d’Aulard par Mathiez, ainsi qu’une critique de Vellay mettant en cause la valeur scientifique du Recueil des Actes du comité de salut public établi par Aulard. Mathiez réitérait ses accusations contre Danton, s’acharnant à prouver la corruption et la malhonnêteté de ce dernier, englobant dans cette réprobation, son ancien maître A. Aulard. En 1911, Mathiez fut nommé professeur d’histoire et de géographie à l’université de Besançon.

En 1914, Mathiez se révéla être un patriote ardent. Pourtant à la veille de 1914, il était pacifiste, hostile à la politique de Poincaré ; en février 1914, il signa un manifeste « La Paix armée et le problème d’Alsace dans l’opinion des nouvelles générations françaises », favorable à une politique de détente avec l’Allemagne et à la renonciation par la France à l’Alsace-Lorraine. Mathiez qui ne pouvait être mobilisé (à la suite d’un accident, il avait perdu un œil), commença dès septembre 1914 à combattre par la plume. Ses articles condamnant la barbarie et le militarisme allemands parurent dès cette date dans le Petit Comtois de Besançon, dans lequel il écrivit jusqu’à la fin 1918. Dès 1915, il donnait des articles à des quotidiens nationaux comme l’œuvre, l’Heure, le Rappel (ces derniers rassemblés dans La Victoire en l’An II, 1916). Ces articles, exaltant le patriotisme de la Première République, critiquaient parfois violemment l’action gouvernementale sur le plan politique et économique, ce qui leur valut d’être fréquemment censurés. Ce fut pendant la guerre que Mathiez effectua des recherches sur l’histoire économique et sociale de l’An II ; il publia de 1917 à 1926 une série d’articles dans les Annales révolutionnaires, « Les subsistances pendant la Révolution » réunis dans La Vie chère et le mouvement social sous la Terreur (1927).

En mars 1917, Mathiez salua le renversement du tsarisme ; sur son conseil, la Société des études robespierristes envoya un télégramme de félicitations à la Douma. Déçu par le gouvernement de Kerenski, il salua la prise de pouvoir par les bolcheviks en novembre 1917, établissant un parallèle entre les Montagnards de Robespierre et les maximalistes de Lénine. Après le traité de Brest-Litovsk, Mathiez garda le silence sur les événements de Russie. En 1918, il reprit ses injonctions en faveur de la défense nationale, comparant la situation avec celle de 1793. Après la guerre, il fut favorable aux idées de Wilson et à la SDN En 1920, Mathiez manifesta sa solidarité avec le nouveau régime soviétique, lutta contre l’intervention alliée et pour la reconnaissance des Soviets. Il poussa plus avant le parallèle entre jacobinisme et bolchevisme, ce dernier parachevant pour lui le premier : « Jacobinisme et Bolchevisme sont au même titre deux dictatures, nées de la guerre civile et de la guerre étrangère, deux dictatures de classe, opérant par les mêmes moyens, la terreur, la réquisition et les taxes, et se proposant en dernier ressort un but semblable, la transformation de la société, et non pas seulement de la société russe ou de la société française, mais de la société universelle » (Le Bolchevisme et le Jacobinisme, 1920). Il intervint dans la campagne pour l’adhésion à la IIIe Internationale qui se déroula durant l’année 1920 dans le Parti socialiste. Il répondit par un article paru dans l’Humanité (« Mauvaises raisons », 19 août 1920) à un article de Pierre Renaudel paru le 28 juillet (« L’heure du choix ») dans lequel celui-ci avait déclaré : « Entre Lénine et Jaurès, il faut choisir. »

Dès le lendemain du congrès de Tours, Mathiez adhéra au PC. Il publia son premier article dans l’Humanité le 5 janvier 1921 (« L’enseignement des révolutions »). Il poursuivit régulièrement sa collaboration à l’Humanité (dans laquelle il signa parfois du pseudonyme de Memor) ainsi qu’à l’Internationale et au Populaire de Bourgogne, poursuivant sa comparaison entre Révolution russe et Révolution française, luttant contre l’antibolchevisme, combattant le Bloc national et dénonçant la politique de Poincaré avant 1914. En 1922, Mathiez qui avait échoué à relancer sa campagne contre Aulard au sein du PC, s’attaqua à la Ligue des droits de l’Homme dont Aulard était vice-président, faisant dans l’Humanité le procès de l’attitude de la Ligue pendant la guerre.

En 1922, Albert Mathiez collabora aussi à la revue Clarté. Il intervint cette même année dans le débat sur l’indépendance de l’esprit lancé par H. Barbusse, débat qui sous-tendait les problèmes de l’attitude devant la Russie soviétique et de l’adhésion au PC. Dans la controverse qui opposa H. Barbusse et les « rollandistes », Mathiez prit le parti d’H. Barbusse. Il répliqua assez vivement dans Clarté le 1er juin 1922 à Romain Rolland (qui avait affirmé, dans sa réponse à Barbusse, que les massacres de la Terreur avaient détourné l’élite intellectuelle européenne de la France révolutionnaire). Clarté publia la réponse de Romain Rolland à A. Mathiez (1er juillet 1922) qui fut suivie dans le même numéro d’une « Réplique à Romain Rolland » de Mathiez. Sous le pseudonyme d’A. Valbert parut dans Clarté un article, « M. Aulard et la violence » (5 avril 1923) où se retrouvaient toutes les idées de Mathiez.

A partir du milieu de 1922, Mathiez commença à critiquer l’attitude de l’IC vis-à-vis du PC (tactique de front unique ; exclusion de Fabre). Le 28 juillet 1922, il adressa au journal dijonnais, le Populaire de Bourgogne, une longue lettre dénonçant « l’intrusion abusive de l’Internationale dans l’administration intérieure de notre parti français » et s’élevant contre les « oukases » de Moscou. A partir de septembre 1922, Mathiez cessa de collaborer à l’Humanité et au Populaire de Bourgogne. Après le IVe congrès de l’Internationale communiste à la fin 1922, qui avait condamné l’appartenance à la Franc-maçonnerie et à la Ligue des droits de l’Homme et décidé l’épuration du parti français, Mathiez s’éloigna de lui-même du PC, tandis que G. Pioch, Victor Méric, B. Lecache et F. Challaye étaient exclus du parti, le 1er janvier 1923. Dans une lettre à Maurice Dommanget, datée du 22 décembre 1922 citée par J. Friguglietti, Mathiez écrivait : « Les gens de Moscou se trompent grossièrement, et je suis décidé pour ma part à le leur dire, sans m’occuper de plaire ou de déplaire à quiconque (....) Le jour où les Français s’apercevront que leurs délibérations dans les groupes et dans les congrès sont truquées, qu’on leur impose des résolutions préparées dans le secret, ils jetteront en l’air les soi-disant dictateurs. Le machiavélisme naïf des moscovites m’inspire autant de pitié que de dégoût. Le dernier congrès m’a éclairé (...) J’ai quitté l’Humanité et je n’y rentrerai que si le Parti sait se faire respecter de Moscou et remettre à la raison ses agents stipendiés. » J. Friguglietti pense que Mathiez suivit en 1923 ceux de ses camarades qui avaient été exclus du PC et qui fondèrent l’Union socialiste-communiste. Il revenait en fait au socialisme indépendant auquel il avait adhéré avant la guerre, ne montrant plus d’intérêt pour le bolchevisme. Selon G. Cogniot, c’est « pour garder ses attaches avec la Franc-maçonnerie et la Ligue des droits de l’Homme » que Mathiez quitta le parti (cf. p. 71). Il écrivit dans l’œuvre, le Soir, l’Impartial français, le Progrès civique. Il soutint le Cartel des gauches en 1924.

Après le retour de Poincaré au pouvoir, il lutta contre le Bloc national. En 1928, il refusa de soutenir F. Buisson, candidat radical-socialiste dans le XIIIe arr., lui reprochant de se montrer trop favorable au Bloc national ; il sembla revenir à son pacifisme d’avant-guerre et à son désir de réconciliation franco-allemande. Il signa un « Appel aux consciences » lancé en janvier 1926 par Victor Margueritte dans Évolution qui récusait la thèse de la culpabilité unilatérale allemande. En 1931, il entra au Comité directeur de la Ligue des combattants de la paix fondée par Victor Méric et G. Pioch ; il en démissionna quelques mois plus tard, au retour d’un voyage en Allemagne après avoir constaté la persistance du nationalisme en Allemagne et mesuré la faiblesse de la sécurité collective.

Mathiez avait changé d’opinion sur le régime soviétique, mais il entretenait des relations avec les historiens soviétiques de la Révolution française qui étaient venus à Paris, Tarlé, Friedland, Wainstein et Madame Preobrajenska. En décembre 1927, il fut élu membre correspondant de l’Académie des sciences de l’URSS. En 1930-1931, s’engagea une polémique entre Mathiez et certains historiens soviétiques qui donna l’occasion à Mathiez de rompre avec l’histoire soviétique officielle. Mathiez fit suivre un article de l’historien Bouchemakine sur le Neuf Thermidor (publié dans les Annales historiques de la Révolution française en septembre-octobre 1930) qui critiquait certaines de ses conceptions, par une note qui contestait assez durement la méthode des historiens soviétiques : « ... Elle consiste en un mot à subordonner la science historique, qui n’est que l’interprétation des textes, à un dogme a priori qui est un certain marxisme compris et pratiqué à la façon d’un catéchisme. Rien ne montre mieux qu’à l’heure actuelle, dans ce pays, l’histoire trop souvent a cessé d’être indépendante et subit docilement la pression toute puissante de la politique qui lui impose ses concepts, ses préoccupations, ses mots d’ordre et jusqu’à ses conclusions. » A la suite de cette réaction, huit historiens soviétiques critiquèrent publiquement Mathiez lui reprochant de rejeter le marxisme comme méthode historique et de se ranger parmi les ennemis de l’État soviétique. Dans Choses de Russie soviétique (AHRF, VIII, 1931), Mathiez riposta violemment, dénonçant l’asservissement des historiens soviétiques devant l’État, leur reprochant d’avoir notamment laissé leur collègue Tarlé plus d’un an en prison. En effet, dès novembre 1930, Mathiez avait, avec d’autres historiens de la Sorbonne, adressé une pétition au gouvernement soviétique pour protester contre la détention de ce dernier. En janvier 1931, Mathiez signa une protestation contre l’exécution de 48 intellectuels, en septembre 1930. A la suite de cela, il fut violemment attaqué par les historiens Loukine et Friedland et accusé une nouvelle fois d’être passé dans le camp des ennemis de la Révolution russe.

Bien qu’accusé par les publications conservatrices de justifier la Terreur et d’être un partisan de la lutte des classes (le Temps, 9 et 16 mars 1927), Mathiez se défendait d’adhérer au marxisme tout en lui reconnaissant une valeur méthodologique. En fait, il lui arriva parfois aussi de se proclamer marxiste. On peut dire qu’il fut surtout influencé par les conceptions de Jaurès sur le rôle des conflits de classes dans l’histoire de la Révolution française. En 1924, il acheva la réédition en huit volumes de L’Histoire socialiste de la Révolution française, accompagnée de notes. Mathiez avait, lors de sa parution, exprimé son admiration pour l’œuvre historique de Jaurès ; il écrivit en 1925 : « Le meilleur de son esprit vit en moi, même quand je le contredis. » Mathiez donna la synthèse de ses recherches dans les trois volumes de son Histoire de la Révolution française, La chute de la royauté 1787-1792 (1922), La Gironde et la Montagne (1924), La Terreur (1927). En 1929, il publiait La Réaction thermidorienne qui allait jusqu’en 1795 ; mais il n’eut pas le temps d’écrire la grande histoire de la Révolution française qu’il projetait. Parurent encore Autour de Robespierre (1925), Autour de Danton (1926), Girondins et Montagnards (1930), le Dix Août (1931).

En octobre 1926, Mathiez nommé suppléant de Philippe Sagnac à la Sorbonne, put ainsi plus facilement profiter des bibliothèques et archives parisiennes. Au retour de Sagnac, il parvint à conserver un poste de chargé de cours à la Sorbonne. En 1928, il fut nommé à l’École pratique des hautes études. Le 25 février 1932, Mathiez s’effondra durant son cours, à l’amphithéâtre Michelet de la Sorbonne, frappé d’hémorragie cérébrale. Il mourut le soir même à l’Hôtel-Dieu ; il fut incinéré le 1er mars au Père-Lachaise. Ainsi mourait à la tâche, à cinquante-huit ans, celui qui s’était voué à la réhabilitation de Robespierre et avait donné à l’historiographie de la Révolution française un nouveau chapitre.

Marié en premières noces à Marguerite, Marie, Jeanne Boudot en 1902 dont il divorça en 1912 après avoir eu quatre enfants (celle-ci épousa en secondes noces Félicien Challaye), Albert Mathiez se remaria en avril 1918 avec Madeleine Perreau née Détrie.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article121058, notice MATHIEZ Albert, Xavier, Émile par Nicole Racine, version mise en ligne le 30 novembre 2010, dernière modification le 12 septembre 2018.

Par Nicole Racine

ŒUVRE CHOISIE : La Théophilanthropie et le culte décadaire, 1796-1802. Essai sur l’histoire religieuse de la Révolution, F. Alcan, 1904, 752 p. — Les origines des cultes révolutionnaires (1789-1792), Société nouvelle de librairie et d’édition, 1904, 150 p. — Contributions à l’histoire religieuse de la Révolution française, F. Alcan, 1907, XI-272 p. — La Révolution et l’Église. Etudes critiques et documentaires, A. Colin, 1901, 307 p. — La Victoire en l’An II. Esquisses historiques sur la défense nationale, F. Alcan, 1916. — Études robespierristes. I. La Corruption parlementaire sous la Terreur. II. La conspiration de l’étranger, A. Colin, 1917, 1918. — Le Bolchevisme et le Jacobinisme, Librairie du Parti socialiste et de l’Humanité, 1920, 24 p. — Jean Jaurès, Histoire socialiste de la Révolution française, Librairie de l’Humanité, 1922-1924, 8 vol., Édition critique. — La Révolution française. I. La chute de la royauté (1787-1792), A. Colin, 1922, VI-218 p. II. La Gironde et la Montagne, id., 1924, 165 p. III. La Terreur, id., 1927, 110 p. — La Vie chère et le mouvement social sous la Terreur, id., 1927, 620 p. — Conférence faite par A. Mathiez aux institutrices et instituteurs de l’Aube réunis en assemblée générale à l’hôtel de ville de Troyes, le 27 juillet 1927, s.l.n.d., 38 p. (la section de l’Aube du Syndicat national des instituteurs et institutrices de France et des colonies). — La Réaction thermidorienne, A. Colin, 1929, 327 p. — Girondins et Montagnards, Firmin-Didot, 1930, VIII-307 p. — Le Dix Août, Hachette, 1931, 128 p. — Le Directoire du 11 brumaire An IV au 18 fructidor An V, A. Colin, 1934, VII-391 p. — Etudes sur Robespierre (1758-1794), Éditions sociales, 1958, 283 p. Préface de G. Lefebvre. — Une longue liste d’articles d’A. Mathiez dans différents journaux et revues se trouve dans James Friguglietti, Albert Mathiez, historien révolutionnaire : 1874-1932, trad. Marie-Françoise Pernot ; avant-propos de Jacques Godechot, Paris, Société des études robespierristes, 1974, VIII-261 p. — Pour une liste encore plus complète, voir Ricardo Caillet-Bois, Bibliothèque de A. Mathiez, Buenos Aires, 1932.

SOURCES : La plupart des informations contenues dans cette notice sauf celles relatives à la collaboration de Mathiez à la revue Clarté, ont été puisées dans le livre très documenté de James Friguglietti, op. cit. On renvoie donc à ce livre pour la bibliographie sur A. Mathiez. — Pour les rapports entre Péguy et Mathiez, voir Géraldi Leroy, Péguy entre l’ordre et la révolution, Presses de la Fondation nationale des sciences politiques, 1981, 294 p. — Christophe Charle, Les professeurs de la faculté des lettres de Paris. Dictionnaire biographique 1909-1939, vol. 2, INRP, Éditions du CNRS, 1986, 215 p.

ICONOGRAPHIE : J. Friguglietti, op. cit.

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