MATHIAS Augustine (Mlle)

Par Joceline Chabot, André Vessot

Née le 1er février 1882 à Lyon (3e arr.) (Rhône), morte le 16 avril 1950 à Lyon (4e arr.) ; syndicaliste CFTC du Textile et du Rhône.

Fille d’Auguste, employé, et de Marie Berchet, sans profession, Augustine Mathias adhéra, en 1903, au syndicat des ouvrières de l’aiguille lyonnaise, d’inspiration chrétienne. Elle en devint sa secrétaire en 1917 et sa présidente en 1920.

De plus, elle fut la trésorière de l’Union des syndicats CFTC du Sud-est de 1920 à 1925.

En 1923-1924, Augustine Mathias fut secrétaire des syndicats féminins lyonnais dont Mlle Auplat était trésorière. Lors du congrès de la Fédération, elle reçut le 27 janvier 1924 le prix de la meilleure propagandiste.

Elle avait fondé 4 syndicats : celui des cravatières, celui des monteuses d’ornements d’église, celui des bouillonneuses et celui des employées de maison.

En 1925 elle était secrétaire du syndicat des monteuses d’ornements d’église et elle assumait la fonction de présidente de 1931 à 1935.

En mai 1926, elle présenta au VIe congrès de la Fédération française des syndicats professionnels du Textile le rapport sur la protection des femmes et des adolescents dans l’industrie textile.

Elle fut déléguée au Ier congrès national de la CFTC (1921), au IIe (1921), puis aux Ve (1924), VIe (1925) et VIIe (1926).

Elle était aussi membre de la commission départementale du travail auprès du préfet du Rhône et vice-présidente du conseil d’administration du Foyer Lyonnais.

A la suite de Mlle Jacolin, elle organisa une colonie familiale à Chenavel, dans l’Ain, tout près de Jujurieux, qui reçut chaque année 250 à 300 personnes.

Un travail quotidien l’assujettit au secrétariat de la rue des Capucins, siège des syndicats féminins, afin d’assurer différents services : bureau de placement, cours professionnels, cercles d’études.

En 1927, elle était candidate à l’élection des membres du Conseil supérieur du travail mais elle ne fut pas élue.

En novembre 1932, elle était présentée comme candidate au conseil de prud’hommes de Lyon pour la section soierie, mais mise en ballotage elle ne fut pas élue. »

Elle participa, au sein d’une délégation confédérale de la CFTC, au congrès de la CISC (Confédération internationale des syndicats chrétiens) qui eut lieu du 22 au 24 juin 1932 à Anvers (Belgique).

En 1935 elle présenta un rapport sur le travail des femmes.

Le 19 février 1936 elle reçut la médaille d’honneur des syndicats professionnels pour ses 19 ans de services syndicaux.

Elle décéda le 16 avril 1950 à Lyon 4ème.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article121014, notice MATHIAS Augustine (Mlle) par Joceline Chabot, André Vessot, version mise en ligne le 16 juin 2014, dernière modification le 12 août 2019.

Par Joceline Chabot, André Vessot

SOURCES : La Circulaire confédérale. — La Travailleuse, n° 69, mars 1924. — Mémoire et actualité Rhône-Alpes Le Salut Public, 24 février 1936. — La Voix sociale du Sud-est(CFTC), mars 1936, —La Semaine religieuse du diocèse de Lyon, (BNF Gallica). —Journal Officiel, 20 février 1936 (BNF Gallica).. — Etat civil.

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