Militant anarchiste italien, Leonida Mastrodicasa collabora dès septembre 1920 au Réveil anarchiste que L. Bertoni publia à Genève pendant plus de quarante ans. Réfugié en France après la prise du pouvoir par Mussolini, il collabora en 1927 et 1928, sous le pseudonyme de Numitore au journal anarchiste la Lotta Umana (n° 1, octobre 1927), publié à Paris par Luigi Fabbri et dont Séverin Ferandel était alors le gérant. De 1929 à 1933, il fut directeur de Lotta Anarchica qui publia trente-cinq numéros.
Il participa au congrès des exilés italiens, tenu à Puteaux les 11 et 12 novembre 1933, et collabora régulièrement à Lotte sociali, organe de la Fédération anarchiste des exilés italiens, dont Jean Girardin était le gérant.
En 1936, il rejoignit en Espagne les rangs des colonnes anarchistes de la CNT-FAI, puis revint à Paris en 1938 où il dirigea, avec Virgilio Gozzoli, il Momento, organe bimensuel de l’Union anarchiste italienne (en exil). Arrêté en janvier 1941, il fut livré comme la plupart de ses camarades au gouvernement italien.

SOURCES : Ugo Fedeli, Un trentennio di Attività anarchica, 1914-1945, Éd. l’Antistato, Cesena, 1953, 215 p. — Leonardo Bettini, Bibliografia dell’Anarchismo, vol. 1, tome 2, Éd. Crescita Politica, Firenze, 1976, 351 p. — René Bianco, Un siècle de presse anarchiste, Thèse d’État, op. cit.

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