MANIOU Armand

Par Maurice Moissonnier

Né et mort à Lyon (IIe arr.) : 19 mai 1910-7 avril 1977. Imprimeur. Dirigeant du Parti communiste dans le Rhône, combattant des Brigades internationales. Résistant ; membre du comité fédéral du PC en Haute-Garonne.

Armand Maniou avait adhéré au Parti communiste en 1933. En 1934 et 1935, il fut le responsable de l’imprimerie du parti qui sortait la Voix du Peuple, l’hebdomadaire régional. En 1935 et 1936, il assura en outre le secrétariat d’une cellule mais, en novembre 1936, il rejoignit les volontaires des Brigades internationales en Espagne. Présent du 17 novembre 1936 à février 1939, il exerça les fonctions de commissaire politique du bataillon "André Marty" intégré en 1938 à la XIVe Brigade internationale et fut blessé. Pendant la guerre d’Espagne, il effectua un certain nombre de missions à l’étranger ; il avait en outre été élu, en 1937 et 1938, au comité régional du PC. En 1939, il fut utilisé par la section des cadres du comité central.

Après la défaite, en 1940, dès sa démobilisation, il devint membre du groupe de direction chargé de réorganiser le PC clandestin dans la région de Lyon, avec les fonctions de secrétaire à l’organisation. Au moment de l’arrestation de son frère, ex-conseiller municipal de Villeurbanne, il échappa de justesse à la police et parvint à trouver un emploi à Voiron (Isère). Après avoir pris contact avec la Résistance locale, il organisa la fabrication de faux tampons français et allemands, de fausses cartes et de fausses permissions de travailleurs français en Allemagne. En juillet 1942, il fut arrêté sur les lieux de son travail et interné à Fort Barraux d’ou il s’évada quatre mois après, en novembre. Après avoir repris contact avec le PC, il organisa une imprimerie clandestine qui produisait abondamment les cartes d’identité et les cartes d’alimentation indispensables aux illégaux.

A la Libération, Armand Maniou devint secrétaire de la section de Villeurbanne, membre du bureau régional et secrétaire de la Fédération du Rhône, chargée de l’organisation et des cadres du PC (conférence régionale du 24 juin 1945). Il assuma ces responsabilités jusqu’en 1947.

Il quitta ensuite la région lyonnaise pour raisons de santé et, entre 1948 et 1958, assura le secrétariat de la section du PC à Barbazan (Haute-Garonne) ; il siégeait d’autre part au comité fédéral de la Haute-Garonne.

Il était en outre membre du bureau national de l’Association des anciens volontaires en Espagne. A son retour à Lyon, dans les années soixante, il fut élu secrétaire adjoint de l’Association nationale des anciens combattants de la Résistance (ANACR) de Villeurbanne et il milita au Secours populaire. Il se suicida en 1977.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article119866, notice MANIOU Armand par Maurice Moissonnier, version mise en ligne le 30 novembre 2010, dernière modification le 14 mars 2017.

Par Maurice Moissonnier

SOURCES : Arch. AVER. — Questionnaire biographique. — La Voix du Peuple, 1934-1939, puis 1944-1947. — J. Delperrié de Bayac, Les Brigades internationales, op. cit., p. 91. — État civil.

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