L’HOTELIER Fernand, Alfred

Par Jean-Pierre Besse, Élie Fruit

Né le 5 juillet 1898 à Liancourt (Oise), cordonnier, Fernand L’Hotelier, ayant adhéré à la CGT en 1913, participa à la grève des cordonniers de sa ville natale. Pendant la Première Guerre mondiale, il s’assura la sympathie des cordonniers de la région liancourtoise par son dévouement et son activité. Mobilisé en avril 1917, libéré en mai 1920, il entra alors dans l’administration de l’assistance publique et vint travailler au sanatorium d’Angicourt près de Liancourt.

Il reconstitua le syndicat des Cuirs et Peaux et devint le responsable du Parti communiste local. Il assista, avec son épouse, au Ve congrès du parti à Lille, en juin 1926, et fut, cette année-là, élu, avec Boulet et Bréault, au comité régional parisien au cours de la 1re conférence de la Région parisienne du Parti communiste. Il se présenta, sans succès, aux élections municipales de mai 1925 puis à celles de mai 1929 et aux élections législatives de 1928 dans la deuxième circonscription de Beauvais où il obtint 474 voix sur 13 102 inscrits (0,16 %) au premier tour et 11 au second. Il était alors membre du bureau départemental du Parti communiste.

En 1929, il rompit avec le Parti communiste, ne se rendit pas, le 1er août, au meeting qu’il aurait dû tenir avec André Gourdin et René Sarazin, et fut exclu à la fin de l’année. Il fut réintégré par la suite mais ne joua plus aucun rôle.

En juillet 1941, il fut cependant arrêté et interné à Compiègne, puis relâché en décembre 1942. Cette libération sembla suspecte à son épouse, Élise, militante communiste, qui avait participé en 1925 au congrès contre la guerre (Paris), et dont la maison était devenue le centre de la résistance communiste du département. Elle refusa de le recevoir et lui conseilla de s’éloigner de la région.

L’Hotellier partit alors en banlieue parisienne, reprit contact avec la Résistance et entra au Front national en juin 1943 à La Courneuve (Seine) où il s’était installé cordonnier. Il devint responsable des milices patriotiques sur Aubervilliers. Il réintégra l’administration en 1945, resta responsable syndical jusqu’à sa retraite en 1957 et militant communiste jusqu’à sa mort.

Remarié, Fernand L’Hotelier mourut le 21 juillet 1970 à Paris (XIVe arr.)

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article118511, notice L'HOTELIER Fernand, Alfred par Jean-Pierre Besse, Élie Fruit, version mise en ligne le 24 novembre 2010, dernière modification le 25 novembre 2010.

Par Jean-Pierre Besse, Élie Fruit

SOURCES : Arch. Nat. F7/13090, 13095. — Arch. Dép. Oise, série M. — Le Cri populaire de l’Oise, 1929. — Interview d’Élise l’Hotelier et Marguerite L’Hotelier. — État civil.

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