LABRIFFE Gédéon

Par Daniel Grason

Né le 17 octobre 1908 à Pauillac (Gers), déclaré absent par jugement du tribunal de grande instance d’’Auch le 30 mars 1988 ; serrurier ; militant communiste et syndicaliste CGT ; volontaire en Espagne républicaine.

Gédéon Labriffe habitait Fleurance (Gers), son père Élie était journalier vigneron, ses deux frères étaient radicaux. Gédéon Labriffe était célibataire et habitait 44 bis Bd Ernest-Renaut à Issy-les-Moulineaux (Seine, Hauts-de-Seine). En 1929 et 1930, il effectua dix-neuf mois de service militaire dans le 12e Régiment d’artillerie coloniale. Il s’éveilla à la vie sociale par le sport fréquentant les clubs de Levallois-Perret, Boulogne-Billancourt et Puteaux. De 1931 à 1934, il fut membre de la Jeunesse communiste.

Il travailla à la serrurerie Barnaux à La-Garenne-Colombes qui comptait une soixantaine d’ouvriers, il participa à une grève. Il fut syndiqué à la CGTU, puis à la CGT du bâtiment dès 1931. En 1934, il travailla chez Renault à Boulogne-Billancourt, il adhéra au Parti communiste, cellule Thaelmann, lisait l’Humanité.

Il arriva en Espagne le 14 novembre 1936 où il fut incorporé à la XIVe Brigade internationale. Il participa aux combats de la Cité universitaire (novembre 1936) où il fut blessé le 23 novembre. Affecté dans les batteries antitanks, puis antiaérienne, il fut nommé sergent. Il fut engagé dans les combats de Jarama et de la Sierra Nevada (février et mars 1937), Huesca (juin 1937) et Belchite (août à octobre 1937).

Lucien Bigouret* qui évaluait les capacités des combattants pour le comité de parti de la brigade, estimait au 30 novembre 1938 que Gédéon Labriffe, bien « qu’un peu sectaire par moment » du « fait de la fatigue » montrait « l’exemple dans tous les domaines à l’arrière comme au front, très bon sous officier estimé de tous ses chefs et de ses hommes, deux fois blessés dans l’accomplissement de son devoir ». Il concluait « très courageux, jouissait de l’estime de tous les camarades ».

L’AVER publia en 1956 et 1957 une liste de deux mille brigadistes qui ont donné leur vie pour la liberté. Ce mémorial comportait des morts et Espagne et des fusillés de la Seconde Guerre mondiale, sans indication précise pour chaque victime. Nous ne savons donc pas dans quelles conditions Gédéon Labriffe perdit la vie.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article114927, notice LABRIFFE Gédéon par Daniel Grason, version mise en ligne le 24 novembre 2010, dernière modification le 13 janvier 2013.

Par Daniel Grason

SOURCES : Arch. AVER (dossier MDN). – État civil de Fleurance : recherches infructueuses. – Arch. RGASPI 545.6.1252, BDIC mfm 880/21 ; RGASPI 545.6.45. – Épopée d’Espagne. Brigades internationales 1936-1939, Ed. AVER, 1957.

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