JORDERY Paul

Par Maurice Moissonnier

Né le 7 octobre 1901 à Oullins (Rhône), mort le 14 septembre 1983 à Pierre-Bénite (Rhône) ; employé de banque, puis employé municipal ; militant de la CGT confédérée avant la guerre ; collaborateur de l’Effort, hebdomadaire du Cartel autonome du Bâtiment ; membre du Parti socialiste SFIO ; maire d’Oullins (1947-1977) ; conseiller général du Rhône.

Paul Jordery était le fils de Claude Jordery, maire d’Oullins, manoeuvre lors de la naissance de Paul. Après avoir prolongé ses études primaires à la Martinière de Lyon, il devint, dès 1916, à l’âge de quinze ans, employé de banque à la Société générale, à Lyon. En 1918, il donna son adhésion à la CGT et il devint — à dix-huit ans — secrétaire adjoint du syndicat des employés de banque.

De 1921 à 1923, appelé au 4e régiment d’artillerie de Besançon, il fit son service militaire, prolongé de quelques mois par l’occupation de la Ruhr. En 1925, il quitta la banque pour un emploi à la Ville de Lyon, au service des Eaux. Il habita alors dans cette dernière ville, boulevard de la Part-Dieu et assura le secrétariat du syndicat confédéré des employés municipaux. Dans la période 1932-1938, il s’adonna à des activités journalistiques. Il rédigeait au Lyon-Républicain une page syndicale et sociale et, dans l’Effort, hebdomadaire du Cartel autonome des syndicats, puis de la Xe région CGT du Bâtiment (après la réunification), il donnait parfois l’article de tête et une chronique ironique : « Coups de pioche ». En 1939, il fut mobilisé sur place, puis, en avril 1940, affecté à l’état-major de la 14e région.

En 1947, il abandonna ses fonctions de secrétaire du syndicat CGT du personnel municipal (auxquelles il avait été élu en 1946) pour se consacrer aux fonctions de maire d’Oullins qui lui avaient été confiées à l’issue des élections municipales de 1947. Il conserva ce poste — où il succédait pratiquement à son père — jusqu’en mars 1977. Il fut encore élu conseiller général du Rhône — canton de Saint-Genis-Laval, en 1964 — date à laquelle, avec 8 500 voix, il battit l’UDR Danilo, maire de La Mulatière, puis en 1970 (12 300 voix).

Il se retira de la politique active en 1977 et mourut à Pierre-Bénite (Rhône) le 14 septembre 1983. Marié à Oullins le 21 avril 1928 avec Marguerite, marie, Agnés André, il avait contracté un second mariage à Lyon (IIIe arr.), le 22 juillet 1963.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article114540, notice JORDERY Paul par Maurice Moissonnier, version mise en ligne le 24 novembre 2010, dernière modification le 20 octobre 2011.

Par Maurice Moissonnier

SOURCES : Collection du Lyon-Républicain et de l’Effort (1932-1938). — Réponses de M. Jordery à un questionnaire. — Renseignements fournis par la mairie d’Oullins.

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