FLAISSIÈRES Siméon

Par Antoine Olivesi et J. Raymond

Né à Villeveyrac (Hérault) le 25 mars 1851 ; mort à Marseille (Bouches-du-Rhône) le 26 mars 1931 ; docteur en médecine ; militant socialiste indépendant ; maire de Marseille ; sénateur des Bouches-du-Rhône.

Siméon Flaissières était le fils d’un pasteur calviniste, originaire du Gard, réputé pour sa douceur et son savoir. Après avoir étudié sous la direction de son père, il fréquenta le collège de Mende (Lozère) puis les lycées de Nîmes et de Montpellier. Bachelier ès lettres (1870) et ès sciences (1871), il étudia la médecine à la Faculté de Montpellier où il fut reçu docteur en 1877. Il exerça dans l’Aude, puis, en 1881, se fixa à Marseille, 52, rue Sainte, dans le quartier d’Endoume où il devait s’enraciner. Son affabilité, sa compétence, son dévouement, le désintéressement dont il témoignait auprès de ses clients pauvres lui valurent, notamment dans les milieux ouvriers, une grande popularité.

Cette audience semble avoir contribué à le pousser vers la vie politique. Comme beaucoup de ses confrères d’alors, il se sentait en communion d’idées avec le régime républicain et sa philosophie positiviste. Homme de sciences, détaché très jeune du protestantisme familial et donc hostile au cléricalisme catholique, il oublia vite le bonapartisme qu’il aurait professé, jeune étudiant, et entra dans la vie publique sous les couleurs du radicalisme. Après un échec dans la 16e section, le 4 mai 1884 (592 voix au 1er tour), il fut élu à une élection communale complémentaire le 5 septembre 1885 (866 voix) et fit partie de la municipalité Allard. À l’Hôtel de Ville, il intervint souvent en faveur des ouvriers. Quand le conseil municipal fut dissous en mars 1887, à la suite d’interventions en l’honneur de la Commune, par B. Cadenat notamment, Flaissières ne se représenta pas.

Dès lors, il évolua vers le socialisme qui correspondait mieux à son idéal de justice sociale et, en 1888, élu par 21 501 voix, il rentra à la mairie de Marseille et prit la tête de l’opposition contre le maire Félix Baret. Accueilli favorablement par les socialistes marseillais, proclamé par J. Guesde membre du POF, Flaissières s’employa à grouper toutes les tendances socialistes locales pour tenter de conquérir le pouvoir municipal. La division ayant alors gagné les partis bourgeois à la veille des élections de mai 1892, cette politique réussit. La liste de coalition socialiste conduite par Flaissières vint en tête des trois formations rivales avec 12 710 voix sur 80 775 inscrits et 34 895 votants. Elle fut élue en bloc au second tour par 24 671 suffrages contre 17 221 à la liste de concentration républicaine. Le 15 mai 1892, Flaissières devint le premier maire socialiste de Marseille, élu par 34 voix contre une à Vaulbert et un bulletin blanc. Cette même année 1892, il échoua à l’élection cantonale de La Ciotat. Invoquant ses responsabilités municipales, sa volonté de ne pas abandonner des malades, sous-estimant peut-être ses chances, il refusa toute candidature aux élections législatives générales de 1893 et à l’élection partielle de 1894, d’abord contre Paul Peytral, puis pour le remplacer après son élection au Sénat. Le candidat du POF, Carnaud, ayant été élu député en 1894, Flaissières lui succéda comme conseiller général, élu sans concurrent par 5 010 voix dans le 7e canton qui englobait le quartier d’Endoume (5 août), et qui deviendra le 11e dans une nouvelle division électorale. Il sera réélu en 1898 par 3 482 voix contre 1 124 à un candidat radical, et, en 1901, par 1 765 contre 501. En 1907, devenu sénateur, il abandonna ce siège à son lieutenant Taddéi.

Maire de Marseille, Flaissières s’attacha à réaliser le programme minimum de revendications prolétariennes et y réussit dans la mesure où il ne se heurta pas aux autorités de tutelle. La durée de la journée de travail fut réduite à 8 heures pour les services du canal, de la voirie, du pesage, du jaugeage. Un cahier des charges concernant la réparation des immeubles communaux comporta des clauses relatives à la durée de la journée du travail, au salaire minimum et à la proportion d’ouvriers étrangers à embaucher. Un crédit fut voté pour dédommager de leurs frais les conseillers municipaux. Le préfet s’opposa à ces deux dernières mesures. Par contre, Flaissières obtint pour les conseillers prud’hommes une rétribution annuelle de 1 200 F. Le conseil municipal demanda au Parlement d’abroger le décret de 1852 relatif aux bureaux de placement payants ; il réglementa les bureaux existants et n’accorda plus d’autorisations nouvelles. Le coût des travaux d’assainissement, les procès qu’ils entraînèrent obérèrent les finances municipales et ne permirent pas la suppression totale de l’octroi. Seule, la deuxième zone fut supprimée le 31 décembre 1893. Le conseil vota en 1894 la gratuité des cantines et des fournitures scolaires pour les écoles communales. Les syndicats et autres associations ouvrières eurent l’appui de la mairie, reçurent des subventions pour les cours professionnels du soir, pour les congrès et les délégations. Des secours furent accordés aux familles nécessiteuses des ouvriers en grève. Des arbitrages furent rendus dans de nombreux conflits entre ouvriers et employeurs : un conflit retentissant opposa la municipalité aux patrons boulangers en 1893 ; en 1895, par la menace du retrait du droit d’étalage, Flaissières imposa aux boutiquiers marseillais l’obligation d’accorder à leurs employés un jour de congé le dimanche, avant que la loi l’exigeât de tous.

Cette politique éloignée des préoccupations de la République opportuniste tendit les relations entre Flaissières et la préfecture des Bouches-du-Rhône. Au lendemain des troubles au 1er mai 1893 qui se traduisirent par l’arrestation et la révocation des trois adjoints, Cadenat, Lévy et Vaulbert, et la fermeture de la Bourse du Travail, le maire de Marseille refusa de recevoir à l’Hôtel de Ville le général Dodds, retour du Dahomey, se bornant à l’accueillir au débarcadère et affectant aux fournitures scolaires les crédits de réception ainsi épargnés. Le conflit s’envenima au cours des élections de 1893 et de 1894. Mais bientôt la division s’introduisit au sein du conseil municipal, la fraction socialiste révolutionnaire ralliée au POF se dressant contre Flaissières et ses amis. Ces derniers démissionnèrent, ne réussissant pas à entraîner leurs collègues. Le 10 février 1895, des élections complémentaires se déroulèrent pour dix-huit sièges. La liste Flaissières fut élue au second tour avec une moyenne de 16 500 voix sur 81 874 inscrits et 17 807 votants, ce qui entraîna la démission des conseillers que l’on appelait « cramponnés » et des élections générales le 12 mai 1895. La liste Flaissières eut quatorze élus au premier tour totalisant de 24 313 à 20 091 voix. Flaissières n’arrivant que quinzième et ne retrouvant son siège qu’au second tour avec tous ses amis. La liste révolutionnaire de B. Cadenat ne recueillit que 3 500 voix de moyenne. Flaissières resta maire de Marseille et sa liste sortante fut réélue sans concurrents avec une moyenne de 27 500 voix sur 38 336 votants le 3 mai 1896.

Flaissières l’emportait donc sur Cadenat et les rapports entre les deux hommes furent aigres jusqu’en 1898. Ils s’opposèrent notamment à propos de l’Affaire Dreyfus, Flaissières adoptant la position de Jaurès. Après l’échec qu’il subit en 1897 aux élections sénatoriales devant Victor Leydet, le maire de Marseille, qui eût souhaité empêcher la candidature de Cadenat aux élections législatives de 1898, l’appuya au second tour dans la 2e circonscription. Au Ier congrès général des organisations socialistes à Paris, salle Japy (décembre 1899), il représenta la section des socialistes indépendants de Marseille, affiliée à la Fédération socialiste révolutionnaire. Jusqu’en 1900, Flaissières ne rencontra aucune difficulté au sein de son conseil municipal et il conserva son écharpe jusqu’en 1902, poursuivant l’œuvre amorcée dix ans plus tôt : création de nombreuses écoles maternelles, élémentaires et pratiques entourées d’un réseau d’œuvres scolaires et post-scolaires ; politique d’hygiène publique : travaux d’urbanisme et création d’un réseau de tramways électriques à tarif uniforme qui plaçait Marseille à l’avant-garde en Europe dans le domaine des transports. Mais bientôt des difficultés d’un autre ordre se dressèrent devant le maire de Marseille. La dépression économique, les répercussions sur l’activité du port des lois protectionnistes entraînèrent un marasme dans les affaires et un chômage coûteux pour la collectivité communale. Quelques régies municipales, le Grand Théâtre, la compagnie du gaz ayant donné des mécomptes, il fallut revenir à l’adjudication. Des grèves répétées agitèrent la ville de 1899 à 1901 ; celle des dockers (27 février-9 avril 1901), affecta gravement le commerce marseillais en détournant les navires vers Gênes. Une large fraction de la population reprocha à ses édiles une trop grande complaisance pour les grévistes. La bourgeoisie et les classes moyennes voyaient dans le déficit des finances de la cité une raison supplémentaire d’hostilité. Aussi, en 1900, une liste anticollectiviste disputa la mairie à Flaissières, prit l’avantage au 1er tour (26 600 voix contre 25 000) et réussit au scrutin de ballottage à envoyer cinq conseillers à l’Hôtel de Ville dont Dechavanne, un ancien fidèle de Flaissières.

Dans ces années où il dut faire face à une minorité agressive, Flaissières échoua aux élections législatives de 1902 et vit casser en Conseil d’État l’élection de huit conseillers municipaux de sa majorité. La recherche d’un succès capable d’étayer sa position locale a pu le décider à tenter sa chance en 1902, en posant pour la première et pour la dernière fois sa candidature à la députation. Sur un programme collectiviste, il s’opposa, dans la 5e circonscription, à Saint-Yves, candidat de droite, à Aicart, radical et à l’avocat J.-B. Ripert, républicain démocrate qui était depuis deux ans son principal adversaire. Les journaux guesdistes ne ménagèrent pas Flaissières que les feuilles de droite dénonçaient comme un démagogue et un profiteur de la politique. Il vint cependant en tête avec 5 927 voix sur 17 198 inscrits contre 3 469 à Ripert, 2 789 à Saint-Yves et 1 209 à Aicard. Il fut battu au ballottage par Ripert avec 6 661 suffrages contre 7 343, les voix radicales lui ayant fait défaut. Flaissières avait cependant offert aux radicaux une alliance aux élections municipales provoquées par la démission du maire et de douze conseillers, consécutive à l’invalidation de huit de leurs collègues.

À ces élections (juillet 1902) la liste anticollectiviste d’Amable Chanot, qui avait déjà eu trois élus au 1er tour, emporta au ballottage, par 36 000 voix contre 27 900, tous les sièges sauf celui de Flaissières lui-même. La lutte reprit en 1904, Flaissières étant élu avec trois de ses amis dès le 1er tour alors que la liste Chanot eut trente élus au ballottage. Un très faible écart séparait les deux blocs : deux socialistes et onze élus adverses furent invalidés (14 mai 1905). Flaissières et ses amis ayant démissionné, on vota pour dix-sept sièges. Flaissières patronnant une liste du Bloc des Gauches reçut l’appui de Jaurès et de Brisson et fut élu au 1er tour par 38 548 voix sur 99 339 inscrits et 77 307 votants, tandis que la liste nationaliste, patronnée par le maire Chanot, compta sept élus et emporta tous les sièges au ballottage par 38 000 voix contre 36 000.

Resté seul à l’Hôtel de Ville en face de trente-cinq élus de droite, Flaissières démissionna après son élection au Sénat (7 janvier 1906), au siège rendu vacant par la mort de Bayol. En février 1906, il adhéra à la Fédération socialiste autonome des Bouches-du-Rhône. Il avait échoué aux élections sénatoriales de 1903, mais il fut réélu au 1er tour en 1912 par 251 voix sur 439 votants. Il fut un des trois premiers sénateurs socialistes et, jusqu’en 1914, il se tint relativement à l’écart des luttes municipales illustrées par le duel Chanot-Cadenat. La défaite de celui-là aux élections législatives de 1914 entraîna sa démission de maire et de conseiller : quatre sièges étant vacants, une élection complémentaire ramena Flaissières et trois de ses amis à l’Hôtel de Ville avec plus de 35 000 voix. Après avoir fait la guerre comme médecin-major et passé treize mois sur le front, Flaissières reconquit en 1919, pour la garder jusqu’à sa mort, la mairie de Marseille, en tête d’une liste qui allait des radicaux aux socialistes SFIO, avec 43 472 à 40 668 voix sur 114 617 inscrits contre 29 000 à la liste de droite. Il fut également réélu sénateur le 9 janvier 1920. Après le congrès de Tours, tout en demeurant en dehors des partis, Flaissières adopta une attitude violemment anticommuniste comme en témoignent les nombreux éditoriaux ou les tribunes libres qu’il publia dans Le Petit Provençal. En 1924, il fut président d’honneur du comité électoral du Cartel des gauches et, en 1925, mena au succès sur le plan municipal une liste de trente-six candidats dont dix-huit socialistes SFIO, contre une liste de droite, la liste socialiste-communiste de Sabiani et la liste communiste. Cette année-là, Flaissières avait été la cible de la presse de droite à propos des incidents sanglants survenus le 9 février lors d’une conférence du général de Castelnau qui coûtèrent la mort à deux de ses partisans.

Réélu maire en 1925, Flaissières compléta une œuvre municipale dont le bilan fut établi à l’occasion de la visite à Marseille du président de la République Gaston Doumergue (24-25 avril 1927) : construction de l’escalier monumental de la gare Saint-Charles (1923-1927), de l’Opéra achevé en 1925, travaux d’urbanisme et poursuite des réalisations scolaires et hospitalières, non sans lacunes pour ces dernières, comme aussi en matière de logements (800 logements HBM réalisés depuis 1923 en face de 6 000 demandes). La municipalité s’associa aux animateurs de la Foire de Marseille (1925) et aux travaux du canal souterrain du Rove entrepris par la Chambre de commerce pour relier Marseille à l’étang de Berre. Avec l’âge et ses fonctions sénatoriales, l’action municipale de Flaissières se ralentit. Elle fut aussi fort critiquée pour sa gestion financière aboutissant à un déficit de 40 millions de francs au début de 1929. La SFIO dont les élus partageaient la responsabilité de cette situation, mais qui triompha aux élections législatives de 1928, prit ses distances à l’occasion des élections municipales de 1929, et présenta une liste conduite par Henri Tasso*, tandis que la grande presse marseillaise, à l’exception de Massalia, se dressait contre le maire sortant. Flaissières fit front et ne craignit pas de s’allier à un homme décrié comme Sabiani. Sur 135 135 inscrits, sa liste recueillit 37 044 voix, lui-même s’élevant à 43 805. Les socialistes furent contraints de se retirer et sa liste élue en totalité avec 58 759 voix, Flaissières resta maire de Marseille. Ce fut son dernier succès. La Fédération socialiste opposa quatre candidats aux sénateurs sortants, le 20 octobre 1929 : aucun ne fut élu, mais Flaissières, particulièrement visé, fut battu.

Très affecté par cet échec, il ne lui survécut pas longtemps. Son effacement accrut d’autant l’autorité de Sabiani, dont Marseille n’eut pas à se féliciter. Flaissières demanda des obsèques civiles, sans aucune pompe, sans discours ; il voulut que ses cendres fussent déposées dans la fosse commune, sans nom. Ainsi disparaissait dans l’anonymat absolu celui qui avait joué un si grand rôle à Marseille et dans le socialisme indépendant. Au cours d’une réunion publique le 6 février 1895, il déclara avoir adhéré au POF à l’occasion d’une visite que lui fit J. Guesde en 1891. Mais, ajouta-t-il, cette adhésion n’impliquait pas l’approbation de la violence pour réaliser le collectivisme « qui ne sera pas chose faite demain, mais qui sera le résultat final et lointain du travail qu’a entrepris le socialisme ». Flaissières qui fut délégué aux congrès généraux socialistes à Paris, salle Japy (1899), et salle Wagram (1900) ne s’était pas rallié à l’unité en 1905. Élu sénateur le 7 janvier 1906 grâce au désistement du député radical Henri Michel, il adhéra quelques semaines plus tard, en février, à la Fédération socialiste autonome des Bouches-du-Rhône, fondée précisément sur l’idée du maintien de Bloc des gauches. Flaissières d’ailleurs ignorait le marxisme et n’avait rien d’un doctrinaire ; son socialisme humanitaire restait des plus vagues. Mais sa personnalité ne manquait pas de relief. Flaissières offrit l’exemple assez rare d’une longue carrière poursuivie malgré les partis et malgré la presse. Il ne le devait pas qu’à son habilité politicienne. Tous ceux qui l’ont connu, amis ou adversaires, ont témoigné de sa douceur de caractère, de sa courtoisie, de sa bonté et de sa générosité. Dans le désordre financier d’une administration municipale qui éclaboussa beaucoup de ses partenaires et dans les compromissions du « sabianisme », il ne perdit jamais sa réputation d’homme probe.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article113390, notice FLAISSIÈRES Siméon par Antoine Olivesi et J. Raymond, version mise en ligne le 24 novembre 2010, dernière modification le 24 novembre 2010.

Par Antoine Olivesi et J. Raymond

ŒUVRE : Le Dr Flaissières collabora au journal Le Petit Provençal, de 1905 à 1914 et de 1919 à 1925.
Il donna une préface à l’ouvrage de Vincent Carlier : Souvenirs d’une période électorale à Salente. « C’est la faute à Ferrier », Marseille, 1903 (Bibl. Nat. 8° Yth. 30 358).

SOURCES ET BIBLIOGRAPHIE : Arch. Dép. Bouches-du-Rhône, M 2/111, 49, 50, 51, 52, 53 (notamment 53 c : élections de 1902), 54 à 58. Le dossier 53 c contient de nombreux petits journaux électoraux. — Arch. Dép. M 6/3 331. — Arch. Mun. Marseille, KS articles 2 et 3 : lettres de Flaissières à Chanot, en 1905, notamment : Fonds Bertas, 20 II, n° 291 : Correspondance entre Flaissières et Bertas pendant la campagne électorale de 1898. — Bulletin municipal officiel de la Ville de Marseille : à partir de 1894.
Les journaux marseillais : Le Petit Provençal, Le Petit Marseillais, Le Soleil (dans son n° du 24 août 1902, il prétend que le jeune étudiant Flaissières avait été bonapartiste à Montpellier), Le Radical, La Journée (partisan de Flaissières entre 1902 et 1906), Le Bavard (hebdomadaire satirique), Massalia, Le Sémaphore, et à partir de janvier 1930, Marseille Matin, quotidien et Marseille libre, hebdomadaire de Sabiani.
Encyclopédie des Bouches-du-Rhône, t. V, VI, X, XI (Biographie dans le t. XI (p. 205 à 207). — Les Dictionnaires départementaux, Les Bouches-du-Rhône, Paris, 1902, p. 454. — G. D’Oussouville, Histoire du conseil général et des conseils d’arrondissement des Bouches-du-Rhône, Marseille, 1902, 544 p. (p. 342 à 345). — Ernest Castre, Le conseil général des Bouches-du-Rhône, Marseille, 1912, 343 p. — Dubois, Saffarel et Samat, Histoire de Marseille, 1913. — Hubert-Rouger, Les Fédérations socialistes I, p. 163 à 180, passim. — Compte rendu des congrès socialistes de la salle Japy à Paris (1899), et de la salle Wagram (1900). — Programme-souvenir. Visite de M. Gaston Doumergue, président de la République (24-25 avril 1927), 32 p. Imprimerie du Radical (contient notamment un bilan de l’œuvre municipale de Flaissières en 1927). J. Verlhac, La Formation de l’unité socialiste en France 1898-1905, DES, Paris, p. 8, 150-151. — Maurice Barrès, Cahiers, t. V, (p. 245...). — Antoine Olivesi, « Les socialistes marseillais et le problème colonial » in Le Mouvement social, janvier-mars 1964, n° 46, p. 27 à 65. — Revue Marseille, n° 93-94, avril-septembre 1973, par Antoine Olivesi. — Renseignements fournis par Mme Veuve Flaissières, par MM. Rémy-Roux, député, A. Ceretti, conseiller général, C. Ferdy, rédacteur en chef du Petit Provençal, F. Gouin, ancien chef du gouvernement provisoire, etc.

ICONOGRAPHIE : G. D’Oussouville, op. cit. et Dubois, Saffarel et Samat, op. cit., p. 196.

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