FABRE Siméon

Par Jacques Girault

Né le 22 septembre 1874 à Grimaud (Var), mort début octobre 1935 ; propriétaire et sériciculteur, contrôleur rattaché à la station séricicole de Draguignan (Var) ; militant du syndicat des éleveurs de vers à soie, secrétaire de la section socialiste SFIO de Sainte-Maxime (Var) puis maire de Sainte-Maxime de 1928 à sa mort.

Fils d’un sériciculteur d’opinions socialistes, Siméon Fabre fut envoyé, très jeune, à l’étranger par son père pour apprendre des langues (grec, italien, allemand) avec son frère (Voir Aristide Fabre*). Il reçut les sacrements catholiques et n’obtint pas le Certificat d’études primaires. Après son service militaire dans un régiment de dragons à Versailles, il se maria à Sainte-Maxime (Var) en octobre 1898 et eut quatre enfants. Propriétaire et sériciculteur, il était contrôleur rattaché à la station séricicole de Draguignan. Il présidait le syndicat local des éleveurs de vers à soie en 1931. Il soutenait avec deux autres Maximois le candidat socialiste au conseil d’arrondissement en 1910 dans le canton de Grimaud (Var). En 1920, il soutint les cheminots de Provence dans leurs revendications. Comme secrétaire de la section socialiste SFIO de Sainte-Maxime, il exprima dans la presse, en avril 1923, sa solidarité avec Herpe, militant socialiste déplacé. C’était certainement à lui que l’Humanité du 4 février 1924 pensait quand elle proposait à Fabre de former une nouvelle section communiste dans la commune. Lors d’une nouvelle crise municipale, il constitua avec des alliés une liste aux élections municipales du 3 juin 1928 qui l’emporta. Fabre obtenait personnellement 235 voix sur 385 votants. Il devint maire. Au renouvellement de 1929, sa liste « des intérêts locaux » était seule en lice. Il arrivait en tête, le 5 mai, avec 300 voix sur 463 inscrits. Mais peu après, six de ses alliés « radicaux », dont les deux adjoints, démissionnaient. En dépit de leur remplacement, les conseillers durent démissionner, en mai 1932. Lors de l’élection, la liste conduite par Fabre, légèrement remaniée, sans adversaire, fut réélue le 12 juin. Siméon Fabre arrivait en tête avec 292 voix sur 514 inscrits. Il était, selon la préfecture, un des deux socialistes SFIO du conseil.

Pendant ses mandats, furent notamment construits un groupe scolaire, un stade et la mairie. En 1932, après les inondations, Siméon Fabre fut à l’origine de la réfection de la promenade. La presse citait souvent l’exemple de Sainte-Maxime pour son dynamisme.

Lors de la scission de 1933, Fabre passa au Parti socialiste de France. En effet, en 1935, sa liste « des intérêts locaux » n’était pas considérée comme « socialiste SFIO » par la Fédération du Var du Parti. Il fut réélu le 5 mai avec 263 voix sur 578 inscrits. Il conserva son siège de maire. Il mourut peu après le 5 octobre 1935 et fut enterré civilement.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article112495, notice FABRE Siméon par Jacques Girault, version mise en ligne le 24 novembre 2010, dernière modification le 24 novembre 2010.

Par Jacques Girault

SOURCES : Arch. Dép. Var, 2 M 6.20, 2 M 7.30.3, 2 M 7.31.1, 2 M 7.32.1, 2 M 7.35.3, 14 M 7.2. — Presse locale. — Renseignements fournis par la mairie de Sainte-Maxime et par Madame Larminach, fille de l’intéressé.

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