FABRE Augustin, François

Par Jean Sagnes

Né le 2 février 1872 à Vias (Hérault), mort le 30 août 1962 à Vias (Hérault) ; syndicaliste et socialiste.

Augustin Fabre
Augustin Fabre
La CGT et le Mouvement syndical, 1925, p. 309

Issu d’une famille d’ouvriers agricoles (selon l’état civil : père cultivateur, mère journalière), Augustin Fabre exerça d’abord exclusivement cette profession. En 1901, son mariage lui permit de devenir, tout en demeurant ouvrier agricole, un très petit propriétaire viticulteur.

Syndicaliste, il représenta les travailleurs agricoles de Vias au XVIe congrès national corporatif — 10e de la CGT — tenu à Marseille du 5 au 12 octobre 1908.

Militant du Parti socialiste SFIO, il fut candidat aux élections législatives de 1910 dans la circonscription de Saint-Pons où le député sortant était Jules Armand Razimbaud, très proche des socialistes héraultais. Fabre fut donc un candidat de principe qui ne fit pas campagne et ne fit paraître aucune circulaire électorale. Il obtint quelques dizaines de voix seulement.

En 1913, Fabre était délégué fédéral du Parti socialiste dans l’Hérault. En décembre 1919, il était élu conseiller d’arr. du canton d’Agde.

Syndicaliste dès avant 1914, il devint en 1919, succédant à Ader, secrétaire de la Fédération des ouvriers agricoles du Midi, puis secrétaire régional de la Fédération CGT de l’Agriculture. En décembre 1920, la section socialiste de Vias adhérait tout entière à la IIIe Internationale communiste, Fabre y compris. Pendant quelques années, Augustin Fabre fut à la fois membre de la CGT et du Parti communiste. Peu avant 1925, sous la pression de ses amis, Jouhaux, secrétaire national de la CGT, Barthe et Félix, députés socialistes de l’Hérault, il démissionna du Parti communiste mais n’adhéra jamais au Parti socialiste.

Toujours très proche des élus socialistes héraultais, Fabre ne rompit cependant pas avec les militants communistes locaux.

Le 14 juin 1925, il était élu maire de Vias à la tête d’une liste se réclamant du socialisme. Il fut maire pendant vingt ans jusqu’au 29 avril 1945. Il fut membre titulaire du Conseil national économique de 1925 à 1928 (démissionnaire).

Lors de la guerre d’Espagne, il présida le très actif Comité franco-espagnol local, rendit de nombreux services aux Espagnols réfugiés dans la commune et permit le retour sur le front de Madrid de plusieurs officiers de l’armée républicaine. Durant l’Occupation, il fut toujours en contact avec les résistants locaux, les avertissant en cas de danger.

Après 1945, il fut le correspondant local du quotidien communiste La Voix de la Patrie, puis de son successeur, La Marseillaise du Languedoc. Il mourut à Vias en 1962.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article112440, notice FABRE Augustin, François par Jean Sagnes, version mise en ligne le 24 novembre 2010, dernière modification le 23 juillet 2016.

Par Jean Sagnes

Augustin Fabre
Augustin Fabre
La CGT et le Mouvement syndical, 1925, p. 309

SOURCES : Arch. Dép. Hérault, 15 M 58 et 15 M 59. — Le Devoir socialiste, 1913 et 1919. — Compte rendu du congrès de Marseille, 1908. — La CGT, op. cit., p. 504. — Interview de Jean Dô à Vias le 1er mars 1973. — État civil de Vias, 9 mai 1984.

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