DECOTIGNY Marceau

Par Daniel Grason

Né le 6 août 1912 ; ajusteur d’aviation ; militant communiste ; volontaire en Espagne républicaine.

Marceau Decotigny obtint à l’issue de l’école primaire son CEP, il effectua son service militaire en 1933 dans l’aviation. Il demeurait 55, rue Sadi-Carnot à Puteaux (Seine, Hauts-de-Seine), travaillait à l’usine d’aéronautique Bloch à Courbevoie. Il adhéra à la CGT en 1935, devint membre de la commission exécutive. Il rejoignit le parti communiste la même année, était secrétaire adjoint de la cellule.

Il arriva en Espagne le 15 décembre 1936, incorporé à la XIVe Brigade internationale, 1er bataillon comme armurier, travailla à l’arsenal et au parc d’artillerie d’Albacete. Nommé brigadier en juillet 1937, suite à l’abolition de ce grade, il fut sergent. Il prit part aux combats à Teruel en novembre, décembre 1937, à la défense de Madrid, le premier trimestre 1938, à la bataille de l’Ebre de de juin à septembre 1938. Il fut blessé à l’épaule droite, à l’embarcadère le 25 juillet, au passage de l’Ebre. Son état nécessita un mois d’hospitalisation, il cita Marcel Langer* comme témoin de l’exactitude des faits. Il releva qu’il ne bénéficia jamais d’une permission en France, mais que de sept jours en terre espagnole.

Il portait dans sa biographie du 7 novembre 1938 des appréciations mitigées sur la politique du Front populaire en Espagne : « Bonne, mais il reste quelques lacunes à combler ». Concernant les Brigades internationales, il reprochait « que les politiques [étaient] devenus plus militaires que les militaires et ne sachant plus trancher les questions [relevant de leurs responsabilités] comme elles auraient dues l’être ». Il relevait des « maux » dans « l’organisation ». Ajusteur d’aviation, il pensait qu’un travail lui serait assuré chez Bloch, au plan familial, célibataire, il allait s’occuper de sa mère.
Lucien Bigouret, responsable du comité de parti de la brigade le nota comme : « Bon. À toujours accompli sa tâche, réparant les armes en première ligne à l’Ebre et à Corbera. Estimé de ses chefs et de ses camarades ». Sa conduite personnelle était « excellente ». il était apprécié par les soldats : « Bon copain, toujours prêt à rendre service ».

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article108619, notice DECOTIGNY Marceau par Daniel Grason, version mise en ligne le 24 novembre 2010, dernière modification le 2 août 2011.

Par Daniel Grason

SOURCES : Arch. AVER (dossier MDN). – RGASPI 545.6.1044, BDIC mfm 880/2 bis ; RGASPI 545.6.1147, BDIC, mfm 880/11.

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