CUBÈRES Raymond

Par A. Balent

Militant syndicaliste à Perpignan (Pyrénées-Orientales), Raymond Cubères exerçait la profession d’ouvrier coiffeur.

Raymond Cubères participa à la grande grève des ouvriers coiffeurs de Perpignan qui dura une centaine de jours au printemps et à l’été de 1920. Comme il était délégué (titulaire ou suppléant ?) de son syndicat au Comité général de la Bourse du Travail, en 1919, et délégué suppléant en 1920, il n’hésitait pas à écrire de temps en temps, dans les colonnes de l’Action syndicale, l’organe des syndicats de l’UD-CGT. En décembre 1920, il prit la défense de son camarade Pierre Moyano* victime de la répression patronale après la grève. Dans son article, Raymond Cubères s’en prenait au Roussillon, organe de presse royaliste, qui, dans un écho signé d’« En Pau », mettait en cause Pierre Moyano pour sa nationalité espagnole et reprochait à ce dernier, qui ne trouvait plus de travail chez les patrons coiffeurs de Perpignan, d’avoir trouvé un emploi temporaire à la Bourse du Travail. En mars 1921, il s’étonnait, dans un autre article, que les patrons coiffeurs ne respectent pas une des clauses du « contrat » élaboré à la suite de la grève qui précisait quelles étaient les heures précises d’ouverture et de fermeture des salons de coiffure ainsi que les jours fériés où ces derniers devaient être fermés. Il réaffirmait la revendication de la semaine de 54 heures avant même celui de la journée de 8 heures et concluait ainsi : « Menons farouchement la lutte des classes jusqu’au bout, c’est-à-dire la disparition du patronat et du salariat ».

En 1920, responsable (secrétaire ?) du syndicat CGT des coiffeurs, il signa l’appel : « Pour le respect des droits syndicaux ». En 1922, il était secrétaire de ce même syndicat. Il siégeait alors au comité général de la Bourse du Travail dont il était, avec Pierre Moyano, le délégué titulaire du syndicat des ouvriers coiffeurs. Cette même année, il fut élu à la commission d’administration de la coopérative de la Bourse du Travail de Perpignan (assemblée générale du 20 janvier 1922).

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article107571, notice CUBÈRES Raymond par A. Balent, version mise en ligne le 4 novembre 2010, dernière modification le 4 novembre 2010.

Par A. Balent

SOURCES : Le Cri Catalan, hebdomadaire (officieux) de la Fédération socialiste SFIO des Pyrénées-Orientales, 20 novembre 1920, 28 janvier et 18 février 1922. — L’Action syndicale, bulletin (mensuel) de l’Union des syndicats et groupes corporatifs ouvriers de Perpignan et des Pyrénées-Orientales, janvier 1920, décembre 1920, mars 1921, février 1922.

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