CLOS Nicolas [Dictionnaire des anarchistes]

Par Jean Maitron, Claude Pennetier

Ajusteur-mécanicien ; tué le 11 janvier 1924 à la Maison des syndicats (Grange-aux-Belles) à Paris, lors d’un affrontement entre les anarchistes et les communistes.

Nicolas Clos travailla aux usines Renault de Boulogne-Billancourt (Seine) puis à la maison de machines outils Lapipe et Wittmann, 39, rue Saint-Fargeau (XXe arr.). Membre du syndicat unitaire des Métaux, il décida d’assister au meeting communiste organisé le 11 janvier 1924 dans les locaux syndicaux de La Grange-aux-Belles. La réunion s’annonçait houleuse en raison de l’appel lancé par Le Libertaire, pour que les anarchistes viennent porter la contradiction. Les deux camps en vinrent aux mains et, des anarchistes ayant tenté de s’emparer de la tribune, le service d’ordre communiste aurait tiré au revolver tuant deux ouvriers : Nicolas Clos et Adrien Poncet, et en blessant plusieurs (dont le syndicaliste Francis Boudoux).

L’Humanité affirma que Nicolas Clos était un militant communiste ce que Le Libertaire contesta formellement. Aucun élément ne vint confirmer cette appartenance, mais on note que le Parti communiste appela à assister aux obsèques organisées par la famille Clos au cimetière de Pantin, tandis que les anarchistes parlèrent sur la tombe de Poncet.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article106093, notice CLOS Nicolas [Dictionnaire des anarchistes] par Jean Maitron, Claude Pennetier, version mise en ligne le 4 novembre 2010, dernière modification le 3 mai 2014.

Par Jean Maitron, Claude Pennetier

SOURCES : L’Humanité, janvier 1924. — Le Libertaire, janvier 1924. — Liberté, 18 janvier 1924. — Information socialiste, 17 janvier 1924. — Ph. Robrieux, Histoire intérieure du Parti communiste, Paris, 1980, p. 140-144.

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