AYME Robert, Aimé

Par Jacques Girault

Né le 27 septembre 1928 à Montélimar (Drôme) ; professeur ; syndicaliste et militant communiste du Tarn-et-Garonne, de la Corrèze et des Bouches-du-Rhône ; secrétaire départemental du Mouvement de la paix.

Fils d’un maçon et d’une commerçante, Robert Ayme, membre du Syndicat national de l’enseignement secondaire depuis 1947, adhéra au Parti communiste français en décembre 1952 à la cellule du lycée Saint-Louis à Paris (VIe arr.). Il participa au Festival de la jeunesse en 1959 à Bucarest. Professeur agrégé, nommé dans le Tarn-et-Garonne, il fut membre du bureau de la fédération communiste (1958-1960). Muté au lycée Cabanis à Brive (Corrèze), membre du comité (1961), puis du bureau (1962) de la section communiste de Brive, il devint membre du bureau de la fédération communiste en 1961. Il ne fut pas renouvelé dans cette responsabilité lors de la conférence fédérale de 1963 en raison de son futur départ du département. Dans le même temps, il était secrétaire départemental du Mouvement de la paix (1961-1964).
Ayme fut un des deux candidats du PCF au premier tour des élections municipales partielles de Brive en 1961. Au deuxième tour, il y eut entente avec un autre candidat de gauche et il se retira pour permettre l’élection de son camarade Jacques Chaminade. Mais à la suite de cette élection, après la plainte des édiles, il fut poursuivi, avec Chaminade, pour diffamation à la suite d’un tract communiste soutenant leur candidature. Tous deux furent condamnés par le Tribunal correctionnel à une peine d’amende à verser aux membres de la municipalité.
Marié en juillet 1960 à Montauban (Tarn-et-Garonne) avec Annie Germain, professeur, fille d’enseignants communistes ou sympathisants, membre du PCF, père d’un enfant, Robert Ayme obtint sa mutation peu après pour le lycée Périer à Marseille (Bouches-du-Rhône) où il devint rapidement membre du bureau de la section du SNES. Membre d’une cellule de la section Vauban. élu au comité de la fédération communiste en 1965, membre de la commission fédérale des enseignants, puis de la commission des intellectuels en 1966, il y resta jusqu’en 1974.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article10587, notice AYME Robert, Aimé par Jacques Girault, version mise en ligne le 10 octobre 2008, dernière modification le 31 janvier 2018.

Par Jacques Girault

SOURCES : Arch. comité national du PCF. — Témoignage de Jacques Chaminade.— Notes de Jean-Claude Lahaxe.

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