AVELINE Claude

Par Nicole Racine

Né le 19 juillet 1901 à Paris, mort le 4 novembre 1992 à Paris ; éditeur d’art (1922-1930), écrivain ; critique ; résistant du réseau du musée de l’Homme.

Claude Aveline est né, avenue des Gobelins, à Paris, de parents russes, Georges Aveline et Cécile Tchernomordik, qui avaient émigré en France aux alentours de 1890. Son père, passionné par les choses de l’électricité, s’était mis en rapport avec le professeur d’Arsonval qui s’intéressait au mica comme isolant électrique. Georges Aveline eut ainsi l’idée d’introduire le mica en France, ouvrit un petit atelier, puis une usine à Porchefontaine et la famille s’installa à Versailles (Seine-et-Oise). Claude Aveline reçut une éducation marquée par la libre-pensée et l’amour de la littérature. Son père, abonné des Cahiers de la Quinzaine, l’avait abonné à Jean-Pierre à sa naissance ; il lui fit lire Anatole France dès l’âge de douze ans. Cl. Aveline rappela dans l’introduction générale aux Trente ans de vie sociale — recueil des œuvres sociales d’A. France — la découverte qu’il fit, adolescent, de l’œuvre de France sous tous ses aspects, et sa vertu « initiatrice » :
« J’avais dix-sept ans en 1918. J’achevais de lire « tout France », que j’avais entrepris au cours des deux années précédentes, en commençant par Sylvestre Bonnard, L’Île des Pingouins et les contes du Puits de Sainte-Claire ; je les note dans l’ordre croissant de mes préférences immédiates, qui n’ont pas changé : chaque fois que je reprends L’Humaine Tragédie, je retrouve mon bouleversement du premier jour. Aux étrennes de 1917, j’étais allé chez Calmann-Lévy remplir une noire toilette de libraire de tous les volumes qui me manquaient encore. J’avais acquis les plaquettes de Pelletan, les Opinions sociales de la petite « Bibliothèque Socialiste ». Mon père, vieil abonné des Cahiers de la Quinzaine, m’avait offert tous ceux qui contenaient des pages de mon maître. Car c’était bien mon maître que je venais de découvrir. Pour l’écriture d’abord, sans doute. Pour la joie de lire à haute voix, et je ne m’en faisais pas faute, des pages d’une grâce et d’une justesse inimitables, dont la prose m’enchantait aussi fort que la poésie de Verlaine. Mais surtout, pour la pensée. L’ordre de mes lectures, où Crainquebille a précédé Thaïs, Vers les temps meilleurs, La Rôtisserie, Sur la pierre blanche, Le Jardin d’Épicure, ne m’a jamais permis d’admettre le France exclusivement dilettante et sceptique que dénonçaient en lourdes pages des universitaires bien-pensants ».
Claude Aveline fit ses études secondaires au lycée Hoche de Versailles jusqu’à quatorze ans, puis au lycée Janson-de-Sailly à Paris. Durant la guerre, son père appuyait Clemenceau qu’il admirait depuis son action dans l’affaire Dreyfus ; Claude Aveline, lui, lisait Le Feu d’H. Barbusse et Le Canard enchaîné. En 1919, à l’âge de dix-huit ans, il eut la chance d’être présenté à Anatole France, âgé de soixante-quinze ans, à Saint-Cloud chez le docteur Paul-Louis Couchoud. Depuis cette date et jusqu’à sa mort en 1924, An. France accueillit le jeune homme dans son intimité. « Durant les cinq années qui lui restaient à vivre, il m’a bien voulu parmi ses proches. Durant les quarante-cinq années qui ont suivi — écrivait Claude Aveline en 1968 — je n’ai cessé de fréquenter son oeuvre comme de garder son buste devant moi — Bourdelle me l’avait donné à peine l’eut-il achevé ». À l’époque où Claude Aveline le rencontra, An. France ne se passionnait plus que pour la politique et le socialisme. Il refusait de se poser en maître ; sa simplicité, son horreur du fanatisme et de l’injustice marquèrent pour toujours le jeune homme qui n’osa jamais lui parler de ses propres écrits.
Claude Aveline qui était de santé fragile avait dû abandonner ses études en première. En 1919-1920, il passait l’hiver dans un sanatorium de Leysin en Suisse. À son retour, il ne reprenait pas ses études et devenait secrétaire d’Adolphe Van Bever, érudit et créateur de la collection « Les Maîtres du Livre ». En 1922, appuyé par Bourdelle, Duhamel, Gide, il réalisait le rêve d’avoir sa propre maison d’édition, méritant ainsi d’être appelé à vingt-et-un ans, « le plus jeune éditeur du monde ». Il publia en dix volumes à tirage limité une « Collection philosophique » formée d’auteurs qu’il aimait (de Saint-Evremond, Voltaire et Diderot à Renan, France, Gide et Valéry), un essai de bibliographie des ouvrages de G. Duhamel, Les Cahiers de Paris avec Joseph Place, et la Musique moderne.
De 1925 à 1929, Claude Aveline vécut pratiquement absent de Paris. En 1925-1926, après une péritonite dont il faillit mourir, il retourna à Leysin pour y passer sa convalescence en Suisse et y réunit la documentation de Madame Maillart. De 1926 à 1929, il vécut à Font-Romeu et y termina son premier roman, Le Point du Jour. En 1930, il revenait à Paris, après la publication de son premier vrai roman, cette Madame Maillart, première partie d’une grande trilogie, La vie de Philippe Denis. Il cessait d’être éditeur pour se consacrer à son oeuvre propre.
Dès le début des années vingt, Claude Aveline collaborait à de nombreuses revues de tendances différentes autant par désir d’être lu dans des milieux aux idées éloignées des siennes que par goût de la liberté. C’est ainsi qu’il donna des nouvelles à la Revue critique des idées et des livres, d’inspiration maurassienne, et qu’il devint secrétaire général de la Chronique des Lettres françaises ; mais il écrivit davantage dans la revue Les Humbles, revue anarchisante dont il se sentait le plus proche par la sensibilité. Il réunit aux Humbles en deux numéros spéciaux ses premiers contes qu’il appelait des « apologues », L’Homme de Phalère, et L’Eau ruisselle de toutes parts qu’il rééditera en 1936 en y joignant un dialogue, Molène, réplique à Crainquebille et paru également aux Humbles.
Il fut directeur littéraire de la petite revue Vita qu’avait fondée son camarade Jean Luchaire, et où il donna en juin 1924 un article sur Jean de Saint-Prix. Passionné de cinéma, Claude Aveline devint critique à la Revue hebdomadaire (1932-1933), à la demande de son ami Pierre Bost qui y tenait la rubrique des spectacles, puis à la Revue bleue (1934-1937), toujours en toute liberté d’expression. Enfin, il tint cette même chronique dans Commune, la revue de l’AEAR de 1937 à 1939.
Après la mort d’Anatole France en octobre 1924, Cl. Aveline, seul de sa génération, se donna pour tâche de défendre sa mémoire et son oeuvre, alors décriés dans certains milieux d’avant-garde et même par ses anciens amis socialistes et communistes. À partir de 1937, après de nombreuses conférences, Claude Aveline consacra plusieurs années de sa vie à l’édition de l’oeuvre politique et sociale d’Anatole France, qui parut de 1949 à 1973, en quatre volumes, sous le titre Trente ans de vie sociale. À propos de ce travail, Cl. Aveline écrivait dans l’introduction générale aux Trente ans... « Il n’est pas un acte de foi à l’égard d’un homme (« Ne croyons à un aucun homme »). Il est un acte de reconnaissance et d’amour à l’égard d’une pensée. Mais il est un acte de foi à l’égard d’un avenir auquel cet homme m’a donné de rêver avec lui ». À l’origine des Trente ans..., on trouve le désir de Cl. Aveline de donner une suite aux trois plaquettes Vers les Temps meilleurs, ensemble de quarante-six discours ou allocutions d’An. France couvrant la période qui allait du 29 novembre 1899 au 24 février 1906, publié par Édouard Pelletan et parus en 1906. En 1937, en effet, le petit-fils d’An. France, Lucien Psichari, que Claude Aveline connaissait depuis longtemps lui demanda d’établir un recueil complémentaire de ces Temps meilleurs. Convaincu d’abord qu’il s’agissait d’un travail limité, Cl. Aveline comptait reprendre l’édition Pelletan et la prolonger jusqu’en 1906-1924, en puisant notamment dans les archives constituées par Jacques Lion et en faisant appel à l’érudition d’un autre francien, Léon Carias. Cependant, ayant découvert des textes importants antérieurs à 1898, il prit le parti de présenter un Anatole France intégral, n’excluant ni les témoignages faits seulement pour être lus, ni même les pétitions collectives signées par France. Il jugea nécessaire aussi d’admettre pour la période 1914-1918 les articles que France avait pu regretter par la suite d’avoir écrits. Claude Aveline s’adonna de longues années à ce rassemblement, dépouillant des centaines de journaux et périodiques. Au terme d’un remarquable travail de recherche et de présentation de textes paraissait Trente ans de vie sociale. Les écrits politiques et sociaux d’An. France y étaient replacés dans leur contexte historique, chaque texte accompagné de notes, renvoyant aux autres textes auxquels il était lié. Ainsi pouvait-on lire ces Trente ans de vie sociale comme une histoire, celle de l’Affaire Dreyfus, par exemple.
Attentif à la montée des périls durant les années trente, Claude Aveline prit une large part au mouvement antifasciste. À partir de 1934, il devenait un « compagnon de route » du Parti communiste : la sympathie active pour le communisme et l’Union soviétique s’ajoutait à sa sympathie ancienne pour la Révolution russe. Il collaborait à Commune, revue de l’Association des écrivains et artistes révolutionnaires, sans d’ailleurs adhérer à l’AEAR ; il prononçait des conférences sous l’égide de la Maison de la Culture, ou du Mouvement Amsterdam-Pleyel. En juin 1935, il assistait, avec Marcel Willard, Éliane Brault et Germaine Picard-Moch, au début du procès des mineurs des Asturies devant le conseil de guerre d’Oviedo, dans l’espoir de porter témoignage en leur faveur. Expulsés tous les quatre dès la fin du premier jour, il publiait une « Lettre à M. le Gouverneur des Asturies » qui parut dans Commune en juillet 1935. Il présidait à la création de Ciné-Liberté fondé par Renoir ; à partir du 1er octobre 1936, il entrait au comité de rédaction du périodique Ciné-Liberté. Le 6 avril 1937, il présentait à la Mutualité le film Espagne 1936, monté par Luis Buñuel, sous les auspices du Comité franco-espagnol et de Ciné-Liberté. Lors du IIe congrès international de l’Association des Ecrivains pour la Défense de la Culture tenu en juillet 1937 à Madrid, Valence et Paris, il prononçait un discours à Valence le 1er juillet et à Paris, le 17. Collaborateur actif de Vendredi, il y publiait son roman Le Prisonnier.
Durant cette période Claude Aveline, membre du comité exécutif des PEN Clubs participa à leur activité internationale. Il assista notamment au congrès de Dubrovnik (en 1934) où la section allemande devenue finalement nazie fut dissoute, et au congrès de Prague en 1938, dans les mois qui précédèrent Munich.
Exempté de service lors de l’appel de sa classe en 1921, Cl. Aveline tint à s’engager en août 1939. Réformé définitivement en février 1940, il se consacra alors aux réfugiés de la Belgique et du Nord. Après la défaite et l’Occupation, dès la fin du mois d’août 1940, il se retrouva avec Jean Cassou* et Marcel Abraham pour rédiger et distribuer des tracts signés « Les Français libres de France » en écho aux « Français libres de Londres » afin, particulièrement de dénoncer la trahison du maréchal Pétain. Ils constituèrent un groupe de dix amis qui se réunissait chaque semaine chez les frères Émile-Paul, éditeurs, rue de l’Abbaye, sous couvert d’une association littéraire, « Les Amis d’Alain Fournier » ; par l’intermédiaire d’ Agnès Humbert, il entra en contact avec Boris. Le premier bulletin du groupe du Musée de l’Homme, Résistance dont il assumait avec ses amis la rédaction, parut à la mi-décembre 1940. Après le démantèlement du réseau du Musée de l’Homme, Claude Aveline rejoignit la zone sud où il vécut deux ans à Collonges-au-Mont-d’Or avec Simone et Louis Martin-Chauffier qu’il considérait comme une partie de sa famille, et où se trouvait aussi sa pupille Luce Vigo, fille de Jean Vigo dont S. Martin-Chauffier était la subrogée tutrice. Contacté par François de Menthon, Cl. Aveline assista à Lyon aux réunions hebdomadaires chez Rémy Roure d’où sortit Combat. À la fin de 1942, au moment de l’occupation complète du territoire, il prit prétexte d’un visa demandé un an plus tôt pour la Suisse et obtenu alors pour adopter une clandestinité complète à Chalamont près de Bourg-en-Bresse. Il y poursuivit son activité, collaborant aux Cahiers de Libération. Il y écrivit, sous le pseudonyme de Minervois, Le Temps mort pour les Éditions de Minuit. Début 1944, il échappait miraculeusement à la Gestapo et rejoignait à Arras son fils adoptif Nicolas, directeur du Comité de gestion laitier du Pas-de-Calais, et qui appartenait à l’Armée secrète.
Après la Libération, Claude Aveline devenait président par intérim de la Société Anatole France, dans l’espoir du retour de Jacques Lion, déporté à Auschwitz mais qui ne revint pas. Il organisa la célébration du centenaire d’Anatole France avec un an de retard, dû à l’Occupation. Il réunit les discours prononcés à cette occasion à Paris et le résumé des manifestations de province en un Livre du Centenaire. En 1946, il devint président actif de la Société et put réaliser en 1947 un de ses voeux les plus tenaces : l’inauguration du Quai Anatole-France. En 1949, Cl. Aveline abandonnait sa présidence entre deux graves opérations, et devenait président d’honneur.
Claude Aveline, ainsi que d’autres sympathisants du Parti communiste (qui néanmoins n’avaient pu admettre en 1939 le Pacte germano-soviétique), Jean Cassou, Georges Friedmann, Louis Martin-Chauffier, Vercors, précisaient dans L’Heure du choix, écrit en 1946, leurs positions vis-à-vis du communisme et de l’Union soviétique. Si l’URSS est un exemple, disaient-ils, elle ne peut en aucun cas être un modèle. Dans son essai « Les Églises et l’homme », — un des premiers compagnons de route à le dire — il revendiquait le droit de libre critique pour les intellectuels.
Il donna son adhésion aux Combattants de la Liberté (mars 1948) et signa l’appel pour la défense des Libertés, au lendemain de l’arrestation de Jaques Duclos consécutive à la manifestation contre Ridgway (1952).
La rupture avec le communisme se fit pour Cassou, Martin-Chauffier, Cl. Aveline au moment de la rupture de l’URSS avec Tito (1948). Après avoir effectué un voyage en Yougoslavie (1950), ces derniers firent paraître La Voix libre. Cl. Aveline dans « Réalisme et Vérité » dénonçait notamment la soumission du PC français à l’URSS et aux méthodes staliniennes. Cl. Aveline, démissionnait en 1953, après l’affaire des médecins juifs du Comité national des Écrivains auquel il appartenait depuis la Libération. Il devenait secrétaire général de l’Union des écrivains pour la vérité (président : L. Martin-Chauffier). Le fossé entre les communistes et les « compagnons de route » s’élargit encore au moment de l’intervention soviétique en Hongrie en octobre 1956. En novembre 1956, Cl. Aveline et J. Cassou, en même temps que des ex-communistes adressèrent une pétition à Tito (Le Monde, 6 novembre), lui demandant d’intervenir auprès des Soviétiques en faveur de l’indépendance d’une Hongrie socialiste.
Claude Aveline réunit en 1945 sous le titre Les Devoirs de l’esprit des textes écrits, entre 1925 et 1939, « pour servir ». De la préface qu’il leur donna, on détachera ces lignes qui définissent bien sa conception « morale » du rôle de l’intellectuel, dans ses rapports avec la politique. « Mais, entre le philosophe dans sa tour [...] et l’homme d’action, il y a place pour l’intellectuel tout à la fois désireux de la fin et sévère aux moyens. Je ne prétends pas qu’il se refuse systématiquement à les voir tous employés : nous nous heurterons toujours en vain aux fatalités de la nature humaine. Je lui demande de ne pas se leurrer sur leur compte, et de ne pas en leurrer autrui [...] C’est une mission de l’intellectuel que d’empêcher la métamorphose d’un moyen politique en article de foi, en mythe ».

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article10554, notice AVELINE Claude par Nicole Racine, version mise en ligne le 10 octobre 2008, dernière modification le 14 novembre 2016.

Par Nicole Racine

ŒUVRE CHOISIE : Le Roman d’une ville de France : La Charité-sur-Loire (1re édition 1924) Delayance, 1968, 155 p. (édition définitive). — Io Hymen suivi de Chants funèbres, poèmes, Bernouard, 1925 [Chant funèbre pour un guerrier], 40 p. — Les Muses mêlées, Delpeuch, 1926, 126 p. [Bourdelle, J. de Saint-Prix, Steinlen, A. France]. — La Vie de Philippe Denis. Madame Maillart, Émile-Paul, 1939, 300 p. — La fin de Madame Maillart, 1930, 244 p., réédités en 1949 chez Émile-Paul, sous le titre La Vie de Philippe Denis, 1. Madame Maillart. Le tome 2 parut en 1952, Les Amours et les haines, 393 p., ainsi que le tome III, Philippe, 1955, 273 p. (réédition de La Vie de Philippe Denis en 3 volumes chez Del Duca en 1955). — Au secours des mineurs d’Oveido ! Lettre à M. le Gouverneur des Asturies, Éditions du Comité populaire d’aide à toutes les victimes du fascisme, 1935, 15 p. [Brochure reprise dans Les Devoirs de l’Esprit]. — La Promenade égyptienne, Émile-Paul, 1934, 370 p. — L’Homme de Phalère, Emile-Paul, 1935, 219 p. [Édition complète]. — Le Prisonnier, Mercure de France, 1971, 257 p., édition définitive (1re édition, Émile-Paul, 1936). — Baba Diène et Morceau-de-Sucre, Gallimard, 1938, 143 p. (petit roman antiraciste pour enfants). — Le Temps mort, Éditions de Minuit, 1944, 77 p. (paru dans la clandestinité) Édition augmentée, Mercure de France, 1962, 221 p. — Les Devoirs de l’Esprit, Grasset, 1945, 292 p. — Anatole France 1844-1924, Genève, Trois Collines, 1948 (Collection « Les Classiques de la liberté »). — Le Livre d’or du centenaire d’Anatole France. 1844-1944, Calmann-Lévy, 1949, 305 p. — Trente ans de vie sociale, commentés par Claude Aveline, Émile-Paul, 4 volumes (1949, 1953, 1963, 1973), édition définitive, Cercle du Bibliophile, 1969-1971. — Sur Anatole France, voir la bibliographie des « écrits franciens » de Cl. Aveline par G.I. Rosowsky in Hommage à Cl. Aveline pour les cinquante ans de sa vie littéraire, Société Anatole France, 1970, 51 p, — Les Mots de la fin, Hachette, 1957, 327 p. — Le Poids du feu, Del Duca, 1959, 245 p. — Avec toi-même et cœtera, Mercure de France, 1963, 181 p. — Le Haut Mal des créateurs, Bruxelles, J. Antoine, 1973, 215 p. — Monologue pour un disparu, Éditions Saint-Germain-des-Prés, 1973, 44 p. — Hoffmann Canada, Buchet-Chastel, 1977, 149 p. — Moi par un autre. Chronique d’une enfance et d’une adolescence dans les vingt premières années de ce siècle, avec la participation de Nicole Toussaint du Wast, Pierre Bordas et fils, 1988. — Chroniques d’un cinéphile (1931-1939), préface de Jacques Baudou, Nouvelles éditions Séguier, 1994.

SOURCES : Fonds Claude Aveline, Bibliothèque municipale de Versailles. — Cl. Aveline, « Souvenirs inédits », Le Lys Rouge, n° 2, 1er avril 1933. — « Portraits animés. Cl. Aveline » par Louis Martin-Chauffier, Vendredi, 5 février 1937. — « Qui êtes-vous Claude Aveline ? « Emission d’André Gillois à la radio, 16 septembre 1950 (Bibl. Nat. 4° Z pièce 670, texte intégral). — Dictionnaire biographique français contemporain, Pharos, 1954. — Mouret F., Les ouvrages de Claude Aveline, Paris, Mercure de France, 1961, 69 p. — Hommage à Claude Aveline, pour les cinquante ans de sa vie littéraire. — Paris, Société Anatole France, 1970, 51 p. Voir notamment G.I. Rosowsky*, « Les écrits franciens de Cl. Aveline ». — Notes sur Claude Aveline par S. M.-C. (Simone Martin-Chauffier), 1971, mises à jour en 1977. — Martin-Chauffier Simone, À bientôt quand même..., Paris, Calmann-Lévy, 1976, 380 p. — Who’s who in France, 1971-1972, Paris, J. Laffite. — Domenico Canciani, L’Esprit et ses devoirs. Écrits de Claude Aveline (1933-1956), Séguiers, Padoue, Il polygrapho, 1993. — Entretiens avec Claude Aveline, 18 juin et 22 octobre 1977.

ICONOGRAPHIE : Catalogue des Éditions d’art publiées par Cl. Aveline, portraits de J.-L. Perrichon, Paris, Aveline, 1926, 69 p. — Plus vrais que soi. — Les rapports du romancier et de ses personnages. Portrait par Berthold Mahn, Paris, Savel, 63 p. — Hommage à Cl. Aveline, op. cit.

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