CERATI Philippe

Par Antoine Olivesi

Né à Guagno (Corse) le 5 janvier 1867 ; mort le 25 février 1921 à Marseille ; publiciste et négociant en produits chimiques ; conseiller municipal SFIO de Marseille de 1908 à 1912 et de 1919 à 1921.

Place Philippe Cerati à Marseille
Place Philippe Cerati à Marseille
Cliché Michel Franceschetti

Frère aîné d’Antoine Cerati , Philippe Cerati vint très jeune à Marseille y suivre des études de pharmacie. Employé chez un pharmacien de la rue de l’Arbre, Lévèque, il en épousa la fille dont il eut un garçon. Il possédait en 1920 une grande propriété dans les Basses-Alpes que lui avait laissée son beau-père. Publiciste, négociant en produits chimiques, il avait milité très tôt dans les rangs socialistes et fut candidat sur la liste Flaissières aux élections municipales à Marseille en 1905. Il siégea une première fois à l’hôtel de ville de 1908 à 1912 dans les municipalités Allard et Cadenat.

En 1919, il fut réélu sur la liste Flaissières dont il fut le sixième adjoint, délégué aux emplacements. Il était aussi administrateur du bureau de bienfaisance « Très sympathique, il affiche des idées révolutionnaires plus par ambition que par conviction », écrit à son sujet le commissaire spécial dans son rapport du 13 mars 1920. Ses convictions démocratiques, laïques et anticléricales, en tous cas, étaient sincères, puisqu’il fut secrétaire adjoint de la section marseillaise de la Ligue des droits de l’Homme dès la fondation de celle-ci, membre du groupe de la Libre Pensée, Le Chêne et des AIL de la Blancarde.

Philippe Cerati mourut accidentellement, asphyxié par une fuite de gaz, dans la nuit du 25 au 26 février 1921. On le trouva mort, en effet, le 26 au matin, dans son lit, alors qu’il avait passé la nuit dans la villa qu’il possédait près de la mer, à la Corniche (anse de Maldormé).

Selon sa volonté, ses obsèques furent civiles et se déroulèrent le dimanche 27, en présence des nombreuses personnalités et de plusieurs groupes de la Libre Pensée qui défilèrent en tête du cortège. Dans son discours, Flaissières évoqua « Sa bonté, sa droiture, sa raison, sa loyauté. »

Philippe Cerati fut inhumé en Corse. Une place du 4e arr. de Marseille porte son nom.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article104516, notice CERATI Philippe par Antoine Olivesi, version mise en ligne le 4 novembre 2010, dernière modification le 19 décembre 2017.

Par Antoine Olivesi

Place Philippe Cerati à Marseille
Place Philippe Cerati à Marseille
Cliché Michel Franceschetti

SOURCES : Arch. Dép. Bouches-du-Rhône, VM2/218, 224, 233, 245, 255 (rapport cité) 282 et 283. — Le Petit Provençal, 17 mars 1905, 1er et 11 décembre 1919, 27 février 1921 (avis de décès et nécrologie) et 28 février (compte rendu des obsèques). — B. Bouisson, L’anticléricalisme à Marseille, op. cit. — Renseignements communiqués par Jacqueline Leccia, présidente de la section marseillaise de la Ligue des droits de l’Homme.

Version imprimable Signaler un complément