CASTAN Élie

Par Jean-Michel Gaillard, Gérard Peuch

Né e 1er juillet 1870 à Vialas (Lozère) , mort le 10 février 1941 à Nîmes (Gard) ; ouvrier galochier ; maire socialiste de Nîmes de 1914 à 1919.

Élie Castan
Élie Castan

Fisl de Joseph Castan, sabotier et de Victoire Agulhon, , Élie Castan fut conseiller municipal socialiste de Nîmes (Gard) du 17 mai 1908 au 9 décembre 1919 et il occupa les fonctions de maire, du 27 mai 1914 à la fin de son mandat. Le ville de Nîmes avait connu plusieurs maires socialistes depuis 1908 : Jules Peyre, Marius Valette, Hubert Rouger, Charles Variot. Premier adjoint de Marius Valette, il avait succédé à celui-ci lorsqu’il devint député et ne souhaita pas cumuler les mandats.

Conseiller d’arrondissement pendant la Première Guerre mondiale, Castan présida de nombreuses conférences socialistes faites notamment par des hommes comme Jean-Baptiste Lebas en septembre 1916, et Jean-Baptiste Frossard en mars 1917. Présent au congrès de la Fédération socialiste du Gard tenu à Nîmes le 30 septembre 1917, il vota la motion des minoritaires favorable à la participation de la SFIO à la conférence internationale socialiste de Stockholm pour un renouveau de l’Internationale socialiste, à la non participation de la SFIO au pouvoir sauf dans le cas où elle prendrait la direction du gouvernement. Cette motion fut adoptée par 66 voix contre 19 à la motion majoritaire et 3 à la motion kienthalienne. Il assista aussi au congrès de la Fédération socialiste du Gard du 10 février 1918 où la motion d’orientation minoritaire l’emporta par 72 voix contre 18 à la motion majoritaire et 11 à la motion kienthalienne, ainsi qu’au congrès extraordinaire qui se tint à Nîmes le 21 juillet 1918 et au congrès des 28 et 29 septembre 1918.

En 1919, des grèves éclatèrent dans la métallurgie, ainsi que dans le service municipal des ordures ménagères. Les éboueurs exigeaient des indemnités plus importantes pour l’entretien des chevaux tirant les charrettes des ordures. Le Maire, ne trouvant pas de solution à ce problème, donna sa démission en septembre 1919 ; cette grève, ajoutée à un probable découragement après ce mandat ardu, mit fin à la vie politique d’ Elie Castan.

Le 20 septembre 1919, il fut remplacé par son adjoint, le pharmacien Gustave Domjean, quelques semaines avant le renouvelle du conseil, mais la mairie fut conquise par le radical Josias Paut.

Castan habitait à Marseille (Bouches-du-Rhône) en 1924. Il y épousa, cette même année, Marie Duband. Il était veuf d’Alexandrine Fouques.

En dépit de son rôle important pendant la Première Guerre mondiale, Élie Castan ne fut pas présent dans la mémoire nîmoise : pas de rue, pas d’édifice public qui porte son nom.
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Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article104163, notice CASTAN Élie par Jean-Michel Gaillard, Gérard Peuch, version mise en ligne le 4 novembre 2010, dernière modification le 28 février 2015.

Par Jean-Michel Gaillard, Gérard Peuch

Élie Castan
Élie Castan

SOURCES : Arch. Dép. Gard, CA 96, CA 97 et CA 147. — Les maires de Nîmes, Lacour éditeur. — Renseignements fournis par la mairie de Nîmes, 18 novembre 1975.

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